REFLEXION

L’éternel dysfonctionnement du nouvel hôpital d’Oran



L’éternel dysfonctionnement  du nouvel hôpital d’Oran
Juste avant l’ouverture officielle en novembre 2008 de l’EHU d’Oran (établissement hospitalo universitaire), les responsables de la santé avaient affirmé que cette grande structure sanitaire a été confiée à un groupe canadien spécialisé en management et en gestion financière de ce type d’établissements. Il est vrai que des représentants de ce groupe basé à Montréal avaient séjourné à Oran en Août de cette même année et ils avaient participé à « des séances de travail » pour définir les modalités de prise en charge de la gestion du nouvel hôpital, qui à ce jour n’atteint pas encore les 30 % de ses capacités d’accueil et de fonctionnement. Selon un responsable de l’époque chargé de ce dossier, « tous les équipements médicaux, chirurgicaux et d’exploration ainsi que l’ensemble des plateaux techniques auraient été installés dans les services auxquels ils étaient destinés ». Cette certitude dans les propos officiels ne reflétait en fait que les fuites en avant et les mensonges face à une réalité lamentable du terrain truffé de carences et de paradoxes étonnants, on se souvient de ces discours populistes affirmant que tout allait bien dans le meilleur des mondes et qu’un seul « petit problème de canalisation restait à régler puisque l’établissement accusait une température 28 degrés dépassant largement les normes universelles qui exigent une température ambiante oscillant entre 18 à 20 degrés ». Ces précisions entendues à l’époque font aujourd’hui sourire à ceux qui ont suivi de présure l’évolution de cette structure qui a coûté au Trésor public la cagnotte de plus de 1500 milliards de centimes. Le nouvel hôpital qui jouit d’un statut particulier est doté d’une autonomie administrative et financière permettant notamment les recrutements externes à la fonction publique. Nommé par décret, le premier responsable de l’EHS occupe donc un poste qui serait plutôt convoité par bon nombre de cadres dirigeants en quête d’une grande entreprise publique à gérer. Selon des sources crédibles, un premier directeur installé à la tête de l’EHS aurait été vite limogé et remplacé car on lui a reproché le fait d’avoir installé un poulailler pour élever quelques poules près du domicile de fonction dans l’enceinte de l’établissement ! Rumeur ou réalité, l’histoire reste en tout cas conforme à la logique d’un système ancré sur les vieilles pratiques de non gestion et du « profitage » hérités de l’ère de la pensée unique. Toujours est-il que les Canadiens annoncés pour prendre les rennes de la gestion de l’EHU n’ont jamais plus remis les pieds à Oran ni encore moins au nouvel hôpital. Quelques mois plus tard en avril 2009, les responsables concernés annonçaient l’arrivée d’un autre partenaire avec qui les négociations étaient disait-on pratiquement bouclées. Il s’agissait des experts français de l’hôpital de Montpellier. Mais en octobre 2009, en marge d’un congrès international de chirurgie vasculaire tenu à Oran, un éminent professeur de Médecine confiait que ce nouveau projet de partenariat Algéro- Français venait lui aussi d’être annulé au-delà des raisons évoquées, il y a lieu de noter que l’échec des initiatives évoquées ne sert au final qu’a pérenniser les dysfonctionnements et les déficits marquant le fonctionnement de l’EHU.

M.Meziane
Dimanche 3 Octobre 2010 - 00:01
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