REFLEXION

L’état des plages de Mostaganem :espaces squattés et des concessionnaires au dessus de la loi



L’état des  plages de  Mostaganem :espaces squattés et des concessionnaires au dessus de la loi
Pour fuir son quotidien en cette période de haute chaleur et faute d’infrastructures adéquates et suffisantes pour passer son temps libre, le pauvre citoyen n’a que la plage comme lieu naturel de refuge. Comme c’est un bien relevant du domaine public, l’accès aux plages est, théoriquement, gratuit pour tous. Mais en pratique, ce même citoyen se retrouve souvent tenu de payer des droits d’entrée, ce qui est tout à fait contraire à la réglementation régissant le régime de concession des plages. En effet, Les concessionnaires vident le mot «gratuité» de son sens et imposent leur diktat, c’est la loi du plus fort qui y règne. Voulant à tout prix rentabiliser leurs investissements faisant fi de la loi et profitant de la mollesse des pouvoirs publics, ces concessionnaires maladroits installent des barrières à l’entrée des plages. Arrivés sur les lieux, les automobilistes sont contraints de payer un droit d’entrée, qui ne dit pas son nom. Des jeunes munis de gourdins et appliquant les directives de leurs employeurs, veillent au petit grain. D’ailleurs, pas mal de bagarres ont opposé, sur ce point, des agents zélés à des estivants qui ne voulaient pas se faire arnaquer. Face à ces déviations, Les pouvoirs publics concernés devraient se pencher sur ces dépassements, afin de mettre un frein au diktat de ceux qui dépassent leurs droits et font fi de la réglementation. De l’autre côté, le citoyen cesse de jouer à la victime. Il doit réagir en refusant de payer pour accéder à la plage ou garer son véhicule, et en alertant les services concernés sur les dépassements dont il serait victime. Le régime des concessions reste à revoir et la loi à expliquer et à appliquer. L’autre point à relever dans ce contexte, les espaces squattés par des individus, par fois sans autorisations, pour implanter des solariums. Les exploitants de ces solariums spontanés, de jeunes chômeurs pour la plupart, profitent des circonstances pour ramasser de l’argent et oublier, un tant soit peu, la situation difficile qu’ils vivent dans la plupart des temps. Certes, nul n’est contre leur initiative de créer l’emploi, mais au point de squatter des surfaces réservées aux baigneurs, cela devient inacceptable. Au début de cette semaine, La commission du tourisme déléguée par la wilaya de Mostaganem, aidée par l’APC, la daïra et les services de sécurité de Sidi-Lakhdar, a éprouvé beaucoup de difficultés à débarrasser la plage de Petit port de ces concessionnaires fictifs de solariums, qui avaient squatté la quasi- totalité des espaces réservés aux baigneurs. Ne dit-on pas que « la liberté des uns se termine là où celle des autres commence » ? Dans un autre registre, il est loisible de dénoncer l’état d’insalubrité qui caractérisent la majorité de nos plages. Des restes d’aliments, des sachets, des couches-culottes et autres immondices donnent une vue de désolation. Bien que nos plages présentent un déficit flagrants en poubelles, les estivants sont tenus de respecter l’environnement en s’abstenant de jeter n’importe quoi à n’importe où.

Abdelwahab Adda
Mardi 14 Juillet 2009 - 20:58
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MOSTAGANEM
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