REFLEXION

L’esprit et la lettre



Ramadhan est parmi nous. Durant un mois de nouvelles habitudes, et une nouvelle manière de fonctionner se sont instaurées. Période de piété et de ferveur, le ramadhan doit permettre à l’homme musulman de se transcender, de vaincre les tendances à la facilité, au laisser-aller, et une certaine conception du plaisir. De nos jours, effectivement, et pour beaucoup, ce mois sacré qui est celui du sacrifice, et de la prééminence des qualités morales, est dévié de sa trajectoire et vidé de sa substance. Il est devenu le prétexte par excellence à la surconsommation et à l’absence de rigueur dans le travail quotidien. On le constate d’année en année, que ce mois de jeûne donne lieu à une course effrénée à la consommation. En règle générale se sont de véritables festins au quotidien, que l’esprit imaginatif de jeûneurs conçoit, mais au moment de passer à table, les habitudes deviennent terribles, et toutes les gâteries, les belles choses qu’on a difficilement achetées, pour le plaisir de l’œil essentiellement finissent à la poubelle. Chaque Ramadhan ce sont malheureusement des quantités faramineuses de nourriture et de friandises, qui connaissent le sort des ordures. L’autre aspect négatif par la volonté de certains hommes, est celui de la conception du travail et de l’action. Le Ramadhan a le dos large, on lui ampute tous nos écarts de comportement, nos tares profondes, et nos fuites des responsabilités. Certes, l’homme n’est pas parfait et c’est une évidence, cette imperfection s’amplifie particulièrement, lorsqu’il s’agit de faire des sacrifices, de rogner un peu sur le confort individuel, résultat : la production et la productivité s’en ressentent, la bureaucratie se développe et l’absentéisme s’instaure, il n’est pas question pour nous d’administrer des discours moralisateurs, de jouer aux redresseurs de consciences, mais, il ya certaines vérités à dire, les plus amères fussent-elles. Le Ramadhan dans l’esprit et la lettre du message divin, se situe aux antipodes de ces concepts pour le moins anormaux. Il est le mois de la piété, de la ferveur, celui de la solidarité avec les plus démunis, du sacrifice et des qualités morales, qui doivent essentiellement primer durant cette période. C’est en ce sens, qu’il prendra toute sa signification.

A. Si Affif
Mardi 24 Août 2010 - 13:12
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CHRONIQUE
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