REFLEXION

L’erreur du roi M6



Dans un pays où la pédophilie, qui est principalement le fait d'étrangers, le roi M6 a accordé une grâce royale au mois de juillet 2013  à 48 prisonniers espagnols à la suite d'une visite de Juan Carlos. Parmi eux figurait Daniel Galvan, condamné en 2011 à trente ans de prison pour des viols sur onze mineurs marocains. La grâce royale a fait l'effet d'une bombe. Devant l'indignation suscitée par ce geste, qui s'est vite répandue, Mohammed VI a dû reculer. Dimanche 4 août dans la soirée, le roi avait décidé d'annuler sa grâce. Les réseaux sociaux et la presse électronique ont alimenté cette contestation. Et pour la première fois, Mohammed VI, qui est toujours le "commandeur des croyants", a été personnellement mis en cause. En 2011, confronté aux premiers signes d'une révolte lancée par les jeunes du Mouvement du 20 Février,  rejoints notamment par les islamistes, qui ne reconnaissent pas le roi comme commandeur des croyants et pour éviter que son pays entre dans la ronde des "printemps arabes", Mohammed VI  avait devancé la pression de l'opinion en annonçant une réforme de la Constitution et des élections anticipées. Dans cette nouvelle Loi fondamentale, adoptée massivement par référendum le 1er juillet 2011, le roi reste la première autorité religieuse. Sa personne demeure "inviolable ".La réforme a tempéré le caractère absolu de la monarchie. Le roi ne peut plus nommer à sa guise le chef du gouvernement mais doit désigner un premier ministre issu du parti arrivé en première position aux élections. A défaut d'avoir pu empêcher la victoire des islamistes aux élections du 27 novembre 2011, le roi est donc confronté à une cohabitation inédite qui, sous des allures civilisées, n'est pas dénuée de tensions. Mohammed VI a conservé l'essentiel de ses pouvoirs politiques, religieux, sécuritaires et judiciaires. Et le gouvernement a pris soin de se tenir soigneusement à l'écart de cette affaire de grâce royale, laissant ainsi le roi s'exposer seul face à la colère de l'opinion. Le fait que le souverain a  cédé devant  une puissance étrangère - l'Espagne - en accordant sa grâce a été un facteur aggravant et  a fini par faire un geste qui devrait faire retomber la contestation. Mais en faisant marche arrière, il a aussi démontré qu'il n'était pas intouchable.

Riad
Vendredi 8 Novembre 2013 - 17:00
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CHRONIQUE
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