Alors qu’à travers le monde, l’enseignement est considéré comme la pierre angulaire de toute nation, car il forme le nouveau médecin, le nouveau architecte, le responsable irréprochable, l’imam etc., malheureusement en Algérie, il est devenu au départ une voie de garage. Tout raté de la profession ayant échoué à un de ses examens, se retrouve du jour au lendemain enseignant pour le primaire qui est la phase la plus difficile. Ici, nous ne faisons pas allusion aux enseignants de marque qui sont passés par la bonne école et qui font ce métier par amour et conviction. En principe, n’est pas enseignant qui veut, car c’est une rude tache pour laquelle avant d’avoir les capacités intellectuelles, il faut tout d’abord avoir une très bonne éducation irréprochable. Ce qui est décevant dans ce secteur, c’est que cette nouvelle catégorie d’enseignants a terni la belle image de l’enseignement mais que l’Etat a une grand part de responsabilité et a contribué d’une façon indirecte en présentant des programmes importés complètement inadaptés aux réalités sociales des algériens qui sont à chaque fois remplacés par d’autres programmes encore plus complexes et inadaptés. Ce nouveau genre d’enseignants a créé un système avec deux poids, deux mesures. A savoir que ces derniers ont instauré le clanisme en divisant la classe en deux à savoir la caste des intouchables et des nantis qui à travers eux et leurs parents et où l’intérêt en tout genre prime et donc sont bien pris en charge et installés au premier rang de la classe et il y a celle des laissés pour compte car leurs parents sont de pauvres diables sans intérêt et sont abandonnés à leur sort. C’est pour cela que la qualité de l’enseignement est devenue très médiocre et le comble c’est que ce sont ce genre d’enseignants qui sont promus et les bons éléments sont marginalisés.

Haniyeh en baisemain
