REFLEXION

L’émigration clandestine



Personne ne peut tirer la sonnette d’alarme sur le phénomène de l’émigration clandestine qui est apparu dans les années 2000, d’autant plus que la prise en charge par les pouvoirs publics de ce phénomène tarde encore à venir. Les chiffres sont de plus en plus inquiétants et le phénomène ne cesse de prendre de l’ampleur. Et comme il fallait s’y attendre, c’est le président de la république en personne, qui a demandé un rapport détaillé sur l’émigration clandestine. Aussi, qu’il n’en déplaise au ministre concerné, ce dernier a été rappelé à l’ordre lors d’une réunion du conseil des ministres. En utilisant dans sa lecture du rapport le mot « Harraga », il fut immédiatement interrompu par le président en lui intimant l’ordre de ne plus prononcer ce terme et qu’il y a lieu de lire « émigrés clandestins ». Ce rappel à l’ordre est un message pour l’ensemble des acteurs appelés à traiter ce dossier y compris la presse nationale. La réaction du premier magistrat du pays n’est pas fortuite, elle se veut logique et dénuée de toute arrière-pensée politique, toutefois, chacun est appelé à prononcer les choses par leur nom, notamment en conseil des ministres. Car cela sous-entend, qu’il est un dossier sérieux à traiter, c’est celui de l’émigration clandestine et non pas de la « Harga » qui ne trouve son origine nulle part ailleurs dans les lexiques. Le malheur de l’émigration clandestine s’aggrave et l’état demeure impuissant face au phénomène, d’autant plus que rien ne semble dissuader les jeunes algériens qui tentent de regagner l’autre rive de la Méditerranée, au moment où sous d’autres cieux, à l’image de nos voisins, le phénomène est en net recul, il est de plus en plus maitrisé. En Algérie ce n’est pas encore le cas, le drame est là et le phénomène n’est pas correctement pris en charge et ne cesse de faire des victimes. Pour l’été de l’année dernière, pour ne citer que cette période, il a repris de plus belle et avec plus de détermination, on y a enregistré même des femmes enceintes traverser la Méditerranée en quête d’un travail ou d’un logement. Mais que faire pour enlever ce germe de l’émigration clandestine de l’esprit des algériens ? Tous les mécanismes mis en place jusque là pour endiguer voire atténuer le phénomène, se sont avérés vains. Face à cette triste réalité, c’est le président de la République qui s’en charge également, à l’image des autres dossiers (Corruption, Grippe porcine etc…). La présidence de la République est devenue la Mecque des Algériens, car elle est devenue la seule institution républicaine crédible aux yeux de ceux-ci. En effet, en dehors de l’armée nationale populaire, les algériens n’ont plus confiance en leurs institutions respectives, dans la mesure où, ils se voient marginalisés, malmenés et non respectés. Et pour regagner cette confiance perdue, c’est tout une mentalité qu’il faut éradiquer.

Amara Mohamed
Samedi 23 Janvier 2010 - 23:01
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CHRONIQUE
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