REFLEXION

L’économie sous la loupe



Au lendemain de l’indépendance, les dirigeants de l’époque, qui de par leur tendance plus ou moins de gauche pour la plupart car formés dans les pays satellites de l’ex-Union Soviétique mirent en place un système économique inspiré de ces pays avec tout ce que cela comporte comme inadéquations avec nos peuples d’où la création de l’économie dirigée qui suppose des planifications quinquennales dont la conception tend à céder des positions au lieu d’en conquérir et donc nos économistes ont voulu procéder à une planification économique en faisant appel à des planificateurs de renom. Mais comment peut-on décoller avec un projet macro économique alors que nos moyens effectifs étaient au point zéro. On ne peut pas se servir des moyens des autres pour se développer, mais il fallait investir avec les moyens dont il disposait effectivement car on ne peut pas investir ce qu’on veut avec les moyens d’autrui, mais ce que l’on peut à savoir par ses propres moyens de bord. Mais les dirigeants de l’époque, au lieu de commencer par la micro économie selon leurs moyens de base, ont préféré opter pour la macro économie. Ils voulaient faire de l’Algérie une super puissance, c’est pour cela que toutes les étapes entamées se répercutèrent négativement sur le devenir du pays sur tous les points. Il ne faut jamais voir grand quand on est petit. Dans le domaine de l’économie les entreprises de par leurs fonctions incitent à se fixer des objectifs et tirer des profits alors c’était le politique qui dirigeait les entreprises. Avec l’avènement de M. Abdelaziz Bouteflika en tant que président, la feuille de route de l’économie a changé avec une politique et une nouvelle conception. Au fur et à mesure, et avec le nouvel ordre économique mondial, le président de la République ouvre les portes vers l’économie de marché en voulant instaurer des réformes politiques par le biais des consultations avec les chefs d’entreprises et le syndicat pour unifier le concept de l’entreprise. Lors de la tripartite décidée par le président de la République, les patrons ont accepté le principe mais sous certaines conditions d’ordre réglementaire et fiscal. Mais avant l’investissement financier qui se résume par les capitaux étrangers et nationaux qui sont invités à investir, il y a l’autre investissement, et qui est primordial, c’est de créer son capital idées initial indépendamment de l’option idéologique. Si nous prenons l’exemple de l’Allemagne après la deuxième guerre mondiale qui avait démarré en 1948, avec seulement 45 dm par tête. Mais le véritable investissement était dans la tête de chaque allemand, dans la détermination du peuple allemand et dans le sol allemand qui était leur support nécessaire. Dans le cas de l’Algérie, les pouvoirs publics doivent inclure dans ses consultations politiques pour les réformes cet investissement moral qui est la condition sine qua non de la prospérité du pays, car il faut noter qu’il ne s’agit pas d’une carence des moyens (puisque c’est le travail qui crée les moyens) mais une simple carence des idées.

Benyahia El-Houcine
Dimanche 5 Juin 2011 - 10:36
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CHRONIQUE
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