REFLEXION

L’école en débat



Les problèmes que connaît aujourd’hui l’école algérienne constituent un énorme dossier en latence depuis quelques décennies. Tous les Algériens ou presque, du moins ceux qui ont connu l’école des années 1970, s’accordent à dire qu’en ces temps là l’école était considérée en tant que telle. Tous diront aussi que cette noble institution formait des hommes aux têtes bien pleines qui ont fait leurs preuves ailleurs que chez eux. Ils occupent aujourd’hui des postes importants à l’étranger comme en Algérie. Tant qu’on n’aura pas aplani tous les problèmes, des plus gros aux plus petits, la situation demeurera telle qu’elle et ce seront toujours les élèves qui en subiront les conséquences à court ou à long terme. Que le CRASC d’Oran (Centre de Recherche en Anthropologie sociale et Culturelle) ait décidé d’un colloque pour discuter, pendant deux jours consécutifs, des relations entre l’école et la famille, est une bonne initiative en soi, mais faudrait-il encore que celle-ci ait un réel écho ? Car, à notre humble avis, le problème crucial et le plus important ne se situe pas, de prime abord, au niveau des relations entre l’école et la famille, combien même elles sont importantes. Cette question viendrait au second plan lorsque tous les problèmes d’ordre pédagogique auront été soulevés, traités et solutionnés pour que l’école retrouve son visage d’antan avec un regard nouveau sur l’avenir. Les années 1970 sont loin, malgré qu’elles aient porté leurs fruits. Nous sommes au XXI è siècle, celui des technologies modernes et de la vitesse dans les recherches scientifiques et autres. Le rôle de la famille est important, et personne ne dirait le contraire, dans l’accompagnement de l’enfant durant tout le cursus scolaire, certes, mais encore faudrait-il aussi qu’elle soit réellement associée à la vie interne de l’institution éducative et qu’elle puisse s’exprimer en toute liberté. Jusque là les fédérations comme les associations des parents d’élèves n’ont pas toutes joué pleinement leur rôle. D’ailleurs en quoi consiste leur rôle ? Que des chercheurs issus de différents horizons aient eu l’initiative de discuter pendant deux jours de toutes sortes de problèmes n’est pas une fin en soi. Ces chercheurs sont-ils à même de proposer des solutions susceptibles d’apporter des changements aux situations actuelles que connaissent certains établissements scolaires au niveau de tous les paliers ? Quelles sont les stratégies à mettre en œuvre pour redynamiser l’école ? Il faudrait aussi que la tutelle adhère aux discussions des chercheurs pour trouver, ensemble, les palliatifs à la conjoncture actuelle.

M. Bentahar
Samedi 2 Octobre 2010 - 00:01
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CHRONIQUE
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