REFLEXION

L’autre Ramadhan A Mostaganem : Des maisons closes et des cabarets à ciel ouvert

Alors que le ramadhan est sensé être le mois de la piété et de la miséricorde, le mois où le citoyen devrait se rapprocher de son créateur , malheureusement, ce n’est pas le cas pour beaucoup de citoyens qui s’adonnent le soir à tous les « interdits ».



L’autre Ramadhan A  Mostaganem : Des maisons closes et des cabarets à ciel ouvert
Dans certains quartiers de la ville, les maisons closes et les lieux de jeux de hasard poussent comme des champignons, le soir juste après le f’tour, ils sont pris d’assaut par des gens de tout âge, souvent avec la complicité des propriétaires des lieux, certains mineurs y sont tolérés. Certains citoyens, par peur de représailles, n’osent pas dénoncer car d’après un citoyen, qui a tenu à garder l’anonymat, la plus part de ces « boites » sont tenues par des femmes aux mœurs légères et qui sont bien protégées par des malfrats qui sont souvent leurs fils, leurs cousins ou des gens du voisinage, qui trouvent leurs comptes bien sûr et qui ne reculent devant rien pour se faire un bon pactole en ce mois sacré où la clientèle est triple parfois. Toujours d’après ce citoyen, « l’endroit est connu par les incessants va et vient, des jeunes de tout âge et de toutes les couches sociales fréquentent ces endroits, souvent à l’intérieur de ces lieux de beuveries se produisent des accrochages, le client est illico presto évacué manu-militari, et même lorsqu’ils sont passés à tabac, ils n’osent pas déposer plainte de peur du scandale, souvent ce sont des hommes mariés et jouissant d’une bonne situation », tient à nous dire ce citoyen avant d’enchainer : « Au lieu d’aller dans les mosquées faire les tarawihs, ils viennent là faire le péché, ils sont maudits par Dieu ! ». Un autre fait mérite d’être signalé, c’est la prolifération des endroits spécialement pour les jeux du hasard, le Poker est un jeu en vogue, il attire de plus en plus de monde, ils ont moins de 20 ans et plus de 60 ans, ils jouent durant toute la soirée, cela dure jusqu’au s’hor et puis ils s’en vont se coucher durant toute la journée pour revenir le lendemain soir à la même heure, même endroit. Aami Abdelkader qui habite juste devant un de ses locaux nous a dit ceci : « Quand je les vois jouer, ils me font pitié, ils sont complètement perdus, ils passent leurs nuits à jouer au lieu de prier comme le veut Dieu, espérons qu’ils se réveilleront un jour et avant qu’il ne soit trop tard ». Un autre jeu de cartes est aussi très prisé, c’est la « Ronda », le jeu est plus ouvert et plus « défoulant », Ahmed est un pro, il adore le « Rchim » comme il le dit, avant d’enchainer : « là, il n’y a pas de bluff, tout est clair, le meilleur gagne ! », Au fait, à ce jeu personne ne gagne, tout le monde est perdant !

Mihoub
Lundi 15 Août 2011 - 09:49
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MOSTAGANEM
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