REFLEXION

L’ancien abattoir de Bethioua transformé en beuverie



Délaissé et abandonné depuis  plusieurs années, l’ancienne infrastructure des abattoirs du chef-lieu  de la commune  de Bethioua,  est transformée en lieu de débauche par des bandes de délinquants qui s’y retrouvent, chaque soir, pour s’adonner à la consommation d’alcool et de drogue comme en témoignent des amoncellements de canettes de bière, de vins et des amas de mégots qui servaient à la confection de joints. Cette  infrastructure qui servait aux abattages des ovins et bovins des trois communes que compte la daïra de Bethioua, a subi d’importantes dégradations. Les cloisons de séparation des chambres ont été attaquées au marteau pour créer assez d’espaces. La bâtisse, qui était conçue pour les  abattages est implantée au niveau de la partie basse du chef-lieu communal, à moins de quelques mètres, face à plusieurs blocs résidentiels dont les occupants, qui nous ont abordés sur les lieux, affirment que ces délinquants qui en plus de provoquer des tapages nocturnes lâchent toutes sortes de jurons et de grossièretés à gorge déployée et portent un coup sévère à la morale et la quiétude des familles qui ne savent plus à quel saint se vouer pour mettre un terme à ce problème qui a trop duré. Ils menacent de se faire justice eux-mêmes dans le cas où les pouvoirs publics continuent à fermer les yeux sur ces insupportables dépassements. Que chacun prenne ses responsabilités, fulmine un quinquagénaire qui se dit avoir assez supporté ces voyous sans foi ni loi. Lui emboîtant le pas, son voisin affirme qu’à partir de vingt heures, il ne peut plus rester avec ses enfants à cause des jurons et les mots vulgaires lancés par ces personnes qui ne se contrôlent plus après avoir vidé quelques bouteilles et brûlé des joints.  Notons que l’ossature et les murs porteurs de cet édifice n’ont pas trop souffert de la dégradation, par conséquent, elle peut être récupérée. Il suffit juste de quelques opérations de rénovation pour qu’elle serve de local à une activité utile. Plusieurs élus et représentants du mouvement associatif de la commune de Bethioua, présents lors de notre passage, affirment que plusieurs requêtes ont été envoyées aux organismes concernés pour signaler cet état de fait, mais il s’avère, qu’elles sont  toutes restées lettres mortes sans aucune suite   

Medjadji H.
Samedi 12 Avril 2014 - 11:58
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Oran
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