REFLEXION

L’amalgame !



Pourquoi la presse occidentale tend-elle à faire  volontairement l’amalgame entre mouvements de libération et groupes terroristes? Dans leurs dépêches, souvent  des agences de presse européennes assimilent dans leurs écrits  des combattants qui luttent pour l’indépendance de leur pays à des terroristes qui sèment la terreur. En effet, il est souvent constaté que certaines dépêches sont bourrées d’imprécision et de jeux de mots tendant à confondre la lutte légitime des peuples  au terrorisme international et à la contrebande. C’est le cas du peuple Sahraoui qui mène un combat légitime pour son autodétermination.  C’est ainsi, que le Maroc entretien et encourage ce type d’amalgame, en préconisant que la sécurisation du Sahara est au centre des préoccupations des pays maghrébins et de leurs alliés occidentaux  en mettant sur le même pied d’égalité ‘ Contrebandiers, militants, islamistes armés, rebelles, qui circulent presque librement dans l’immensité désertique du  Sahara  et  les combattants du Polisario, en qualifiant même  le Polisario de terreau du terrorisme. Même son de cloche au Proche-Orient, où les palestiniens, notamment les partisans du Hamas sont considérés comme des terroristes. Le Maroc, Israël soutenus par leurs alliés, notamment la France et les Etats-Unis, entretiennent d’une manière extraordinaire cet amalgame, pour sauvegarder leurs intérêts respectifs au détriment de deux peuples  colonisés depuis des décennies. Les définitions données à la notion du terrorisme sont si extensives et si imprécises qu’elles reviennent en l’état à criminaliser des actions pacifiques et légitimes de protestation ou de libération. C’est à ce moment là que l’on constate l’inverse. La répression devient légitime   au nom de la sécurité et la défense  du droit à l’autodétermination devient subitement, une violation qu’il fut à tout prix mettre hors d’état de nuire. C’est ce qu’on appelle la légitime défense préventive ou droit de poursuite. L’exemple nous vient toujours d’Israël qui a exercé ce droit en 1982 en pourchassant les Palestiniens jusqu’à l’intérieur du territoire du Liban, pays alors souverain, où cette justification de la guerre des six jours de Juin 1967, par l’imminence d’une attaque armée égyptienne et par le fermeture du détroit de Tiran. Le Maroc, a tenté d’exercer ce droit en 1975, sur  le territoire algérien, il n’en avait pas les moyens, mais aussi l’aventure aurait été  meurtrière pour son armée.  Aujourd’hui, cette question est très controversée, au regard des conditions de  légitime défense définies par la jurisprudence, la riposte Israélienne par exemple est plus assimilée à des représailles qu’à de la légitime défense et tout autant pour le Maroc. Donc ce n’est pas à la presse de définir ce qui est légitime  et ce qui ne l’est pas. Le combat  des peuples opprimés est une chose et le terrorisme en est une autre. Il n’y a même pas lieu à confusion.

Amara Mohamed
Vendredi 24 Décembre 2010 - 11:04
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CHRONIQUE
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