REFLEXION

L’air est irrespirable à Hassi Bounif

Les riverains de la commune de Hassi Bounif et de Boufatis dénoncent énergiquement le dégagement des fumées résultant de l'incinération des déchets dans la décharge.



L’air est irrespirable à Hassi Bounif
En effet, il n'est pas étonnant de voir une énorme fumée s'élever des dépotoirs de la ville. Des actes souvent remarqués chez les ramasseurs des ordures et les services d'entretien et d'assainissement. Et pourtant, il est dit que l’incinération de déchets ménagers peut générer dans l'atmosphère des substances toxiques, voire cancérigènes qui, portées par le vent, peuvent être néfastes à l'organisme, les potagers ou les champs pour plusieurs années. En plus, cette grande quantité de polluants et d’odeurs nauséabondes que nous respirons affectent la santé. Souvent au cours  de  l’incinération, les énormes fumées empêchent une bonne visibilité aux chauffeurs et conducteurs de moto dans la circulation. A signaler que ce dépotoir est jouxtant d'une source d'eau qui approvisionne un bon nombre de localités limitrophes. Telles Hassi  Bounif, et Boufatis . Sur la dite situation chaque citoyen rencontré suggère une solution, se met en colère en abordant le calvaire enduré durant ce mois de carême en particulier, ainsi que la saison estivale. Notamment les pics de chaleur qui dépassent 45°. « Dans les pays développés, il y a ce qu'on appelle l'incinérateur à déchets. Même chez eux c'est fortement critiqué, alors là chez nous ce qui se fait en plein jour est sans contrôle. D'ailleurs, l'incinérateur à déchets est une technologie du 20ème siècle. Elle transforme les déchets en d'autres substances indésirables, dont bon nombre sont nocives pour la santé, tels les éléments cancérigènes contenus dans les émissions et les métaux lourds qu'on trouve dans les cendres toxiques » apprend-on d’Amine, un membre actif dans l'association de la maison verte, chargée de l'environnement. « Tant qu'à brûler nos déchets, nous ferions aussi bien de brûler l'argent directement. D'ailleurs, la mise en valeur des déchets par le recyclage, le compostage et la réduction de la consommation à la source est bien plus efficace pour gérer nos déchets. En sus, la valorisation des déchets crée aussi beaucoup plus d'emplois locaux pour les chômeurs, et même pour les porteurs de projets de différents dispositifs étatiques » ajoute-il. « Nous avons le droit de respirer un air qui ne nuit pas à notre santé. La pollution de l'air constitue une préoccupation plus forte pour les citoyens durant ce mois de Ramadhan, face à laquelle on ne peut rester insensible. J'insiste, cette pollution nous angoisse. Nous respirions en moyenne 15 000 litres d'air par jour. Ce qui ressemble de plus en plus à un cocktail empoisonné, composé de microparticules d'acides, d'oxyde d'azote, de substances chimiques organiques, de métaux, de poussière et d'allergènes » déclame Fatiha une jeune universitaire, souffrant de troubles respiratoires. Donc, cette incinération est un plan d'intoxication durable, où les effets chroniques auront sûrement des conséquences très graves pour la santé des citoyens. A vrai dire, les déchets ne disparaissent pas. « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » (Lavoisier) C'est ainsi que notre corps, tôt au tard, deviendra la décharge finale ! Longtemps dénoncés, les risques et les conséquences sur la santé des riverains commencent à être mis en évidence par les scientifiques.

Medjadji H
Mardi 14 Août 2012 - 00:33
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Oran
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