REFLEXION

L’UNIVERS DE LA RUE A ORAN : Des enfants pris au piège



A Oran, comme dans beaucoup d'autres villes frappées par le dur fléau du chômage et de la misère, de très nombreux enfants désertent chaque année le banc des écoles pour rejoindre l'univers de la rue et son arsenal informel où tous les interdits sont permis. Pour gagner de quoi manger et se vêtir ou pour aider leur famille en difficulté, beaucoup intègrent le créneau du commerce informel et de la "débrouille". Combien sont-ils à Oran ces ex-écoliers d'un an ou deux qui aujourd'hui galèrent à travers la cité ou ils font partie du décor? Entre les tables de cigarettes, les étals des marchés informels, les "places" de gardiennage de voitures, ils sont souvent là, en "remplacement" d'un proche parent adulte qui, hélas, les exploite au nom de la misère partagés. D'autres sont même livrés à la mendicité érigée en profession durable. Mais pour la grande majorité d'entre eux, c'est bel et bien le dénuement et la précarité qui les condamne à "travailler" parfois dès l'âge de 10 ans. A l'image du jeune Nabil, qui passe toutes ses journées entre le marché des HLM et celui de l'USTO. Après le décès de son père, un marchand ambulant démuni, Nabil a quitté l'école pour subvenir aux besoins d'une famille de quatre membres. Entre la vente des sachets et de produits divers, la table de cigarettes qu'il partage avec son frère, l'aide qu'il propose aux marchands de légumes, le gardiennage occasionnel, il arrive tant bien que mal à gagner de quoi manger. "Heureusement nous confie-t-il qu'il y des voisins généreux qui connaissent ma mère malade...". D'autres, comme Nabil, sillonnent les rues des quartiers périphériques chez les enfants et adultes et leurs impacts sur la réussite scolaire : dépistage et mesures de soutien »

Medjadji H
Lundi 15 Août 2011 - 10:30
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Oran
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