REFLEXION

L’UGEA de Mostaganem appelle à une moralisation de l’administration

LE SG DE L’UNION GENERALE DES ENTREPRENEURS ALGERIENS (UGEA), M. BOUALI DJILLALI AU FORUM DE REFLEXION

Le secrétaire de wilaya de Mostaganem de l’Union Générale des Entrepreneurs Algériens (UGEA), M. Bouali Djillali, a appelé lors du forum bimensuel du journal ‘’Réflexion’’ à une moralisation de l’appareil administratif pour atteindre l’efficacité nécessaire dans tout projet de développement. L’occasion offerte à M. Bouali a permis aux correspondants de la presse écrite locale présents de s’offrir une plus grande visibilité sur les dessous des marchés publics grâce à la contribution du journal ‘’Réflexion’’



En effet, à partir du  05/11/2013 la Rédaction du journal « Réflexion » reprend l’édition des forums qui seront organisés dorénavant au siège de la rédaction et porteront sur différents thèmes relatifs aux gestions administratives, politiques, culturelles, sociales, ainsi que d’autres sujets  qui préoccupent le quotidien du citoyen. Avec sa modeste contribution, notre journal essayera à travers des entretiens avec des responsables d’apporter quelques précisions qui répondront aux attentes de la population soucieuse de trouver des résolutions aux problèmes qu’elle rencontre. L’invité de cette semaine, était Mr Bouali Djilali, secrétaire de wilaya de Mostaganem  de l’Union Générale des Entrepreneurs Algériens, accompagné de Mr Houari Samir trésorier. Etaient également  présents à ce Forum : Des journalistes des  quotidiens (EL-Khabar, Ec-Chourouk, En-Nahar , El-Ahrar ) en tant qu’intervenants afin  de recueillir  et d’exposer les différentes visions et pour s’enquérir de la gestion de l’UGEA.
Qu’est-ce que l’UGEA ?
Après avoir souhaité la bienvenue à ces invités exceptionnels, Réflexion a voulu en savoir plus sur les activités de l’UGEA.  Mr Bouali a apporté quelques précisions sur le rôle de cette institution, qui n’est autre qu’une sorte de Syndicat, représentant et défendant les intérêts des Entrepreneurs au niveau local, de wilaya et parfois à un niveau national quand les recours l’exigent avec les différents maitres d’ouvrages des administrations, telle que l’OPGI etc…pour des soumissions de marchés éventuels, établissement des cahiers de charges tout en veillant à leurs conformités et à leurs critères qui doivent répondre convenablement aux exigences et contraintes des parties concernées. Il est à signaler que cette instance représente les partenaires qui œuvrent dans le but de la performance.
Le cahier de charges          
Ainsi, le cahier de charges est un document écrit par le gestionnaire ayant pour évaluation des éléments et objets, finalités , il doit contenir, un champ d’évaluation, des modalités de pilotage, il doit servir de base à une relation contractuelle entre le commanditaire et l’Entrepreneur, devant définir et déterminer un champ d’ évaluation, des modalités  aux critères et normes de jugement, données disponibles  qui doivent figurer sur le cahier à des recommandations méthodologiques particulières,  car le plus souvent, le cahier de charges sert de support pour la mise en concurrence des équipes d’évaluations candidates externes. En moyenne, le texte rédigé doit comporter, quelques  pages qui sont généralement complétées par des annexes, vu qu’il est essentiel .pour définir le travail des équipes d’évaluation et des documents à produire, ainsi, il doit servir de référence en cas de litige.
Problèmes rencontrés par  les Entrepreneurs.
Avant d’apporter certaines précisions sur les problèmes, dira M.Bouali, il est du devoir de tous les acteurs d’instaurer une coordination entre les différents intervenants, s’agissant dans la plupart des cas, des maitres d’ouvrage, et ce dans le cadre des soumissions. Aussi, il faut distinguer l’importance des projets, car le but c’est de respecter toutes les contraintes exigées conformément aux recommandations de la loi, régissant le Registre du Commerce. Il nous a été donné de constater qu’il est exigé de ces Entrepreneurs, qu’ils doivent assurer des effectifs à la CNAS, avant d’obtenir le marché, et que ce nombre de travailleurs doit être encadré par  le   1/10 de cadres.  Pour ce qui est des soumissions, des réalisations et du paiement des droits de ces entrepreneurs réquisitionnés par des ordres de services et qui rencontrent des retards engendrant des conséquences néfastes sur le coût de l’entreprise. Et qui sont dus éventuellement sur la confiance en l’administration, le départ des responsables concernés qui ont approuvés et accordés des ODS (Mouvements, Mutations etc…), pour des  travaux non rémunérés. Souvent, ces entrepreneurs sont confrontés à une mauvaise gestion, et ils doivent en  payer les conséquences, quitte à perdre leur profit essentiellement à cause de la non-conformité des lois régissant les marchés, à l’exemple de l’OPGI qui est régie par des soumissions infructueuses. Le résultat  de toutes ces contraintes engendre des litiges qui doivent être soumis à la justice qui devra déterminée les responsabilités, et qui dans la plupart des cas sont dus à des exécutions des travaux instruits verbalement par les commanditaires ou émissions de chèques sans provisions dont sont réfractaires 20 à 30 °/° des entrepreneurs, victimes toujours de la mauvaise gestion. Signalons aussi que beaucoup de réalisations sont improvisées par l’administration, dont on constate l’absence totale et aussi le non  suivi des travaux  par la désignation de contrôleurs ou architectes. Alors dans ce contexte existe t ‘il une loi statuant des sanctions à l’encontre des bureaux d’études défaillants, car il faut le dire carrément que la plupart des sources des problèmes existants sont dues à la mauvaise prise en charge de l’étude elle-même dans la plupart des cas dans le choix du terrain et de l’estimation du coût de la réalisation des projets  dont  les travaux  sont valorisés à des montants supérieurs aux estimations prévues lors de l’étude du projet.  Il existe environ 1200 entrepreneurs à travers la wilaya de Mostaganem dont la grande  majorité,  étant dans l’incapacité de répondre aux exigences parfois irréalistes des cahiers  de charges, (ex : une grue pour un R+1), ils ont opté pour les logements ruraux (FONAL) et c’est à cet effet que tout doit être traité à la source et ce lors de la réception des cahiers de charges par l’entrepreneur,  pour bien définir et détailler les travaux qui doivent comporter des descriptifs conformément à la règlementation qui malheureusement  n’est  pas respectée. Une définition  de la mission de chacun doit être à l’ordre du jour, pour cela une intervention de la wilaya est nécessaire pour toute intervention pour l’octroi d’un projet. Aussi il faut qu’il y ait  un compromis avec l’Administration pour que les projets doivent faire l’objet de publications et qu’ils soient  accessibles à tous,  permettant un accès fiable aux les entrepreneurs.  Il a été souvent dénoncé des délais non respectés  qui sont absorbés par une machination de bureaucrates.    
Malversations de quelques entrepreneurs indélicats           
Selon M. Bouali, il faut aussi dénoncer la ruse de certains entrepreneurs  qui par leur mauvaise  foi sollicitent un encadrement sans expérience à qui ils octroient un salaire minable juste pour pouvoir acquérir un projet et qui en fin de compte dans la plupart des cas n’est pas honoré à sa juste valeur. D’autres profitent de l’obtention des cahiers de charges pour l’obtention  de visas. Mais malheureusement pour eux, on doit qualifier une entreprise sur la production des produits qu’elle a réalisés. Il faut aussi  dénoncer  une complicité entre des opérateurs qui ont recours à des façons illicites et illégales telles que les tentatives de corruption afin de favoriser ou faire  bénéficier un projet en ayant recours à des falsifications.
Quelles sont  les contraintes auxquelles sont soumises les  entreprises Algériennes.
Toutes les entreprises Algériennes ont  droit aux soumissions des projets en se conformant aux lois régissant les décrets  relatifs à la sécurité sociale, a-t-il ajouté, à savoir paiement des cotisations des employés, ils doivent aussi s’acquitter de la TAP concernant les travaux effectués dans   les communes, elles doivent en outre  payer la TVA et l’IRG qu’elles  doivent verser au trésor. Par certaines négligences  de l’Administration les dettes contractées se chiffrent en Milliards.
En  conclusion
Il est à signaler que des exemples frappants et apparents sont constatés par la mauvaise prise en charge à la source au niveau de l’étude, à l’exemple  du  projet  du CHU de Mostaganem dont le dossier  avait été très  mal géré, ce qui a engendré les conséquences que nous connaissons à savoir : Délais non respectés, enveloppe financière qui a dépassé largement l’estimation faite et accordée lors de l’étude, entre autre le stade de Baraki , ainsi que d’autres projets qui n’ont pas encore vu le jour et qui coûtent des Milliards à l’Etat sans pour autant connaitre une finalité des travaux. Une situation qui ne fait que refléter  la situation économique du pays. Un sabotage du à une opacité Administrative qui se considère au dessus du citoyen. Un blocage flagrant qui doit faire l’objet d’enquêtes qui devra déterminer les responsabilités de chacun et prendre des mesures à l’encontre des personnes défaillantes.

B.Adda
Samedi 9 Novembre 2013 - 16:19
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