REFLEXION

L’INFORMATION TELEVISEE : Une machine d’opinions

Les Algériens sont avides de savoir, de tout savoir. Maitriser la technologie, être au courant de ce qui se passe et, pourquoi pas, essayer de mieux communiquer puisque tous les Algériens s’accordent, au moins, sur une chose : le message entre nous ne passe pas toujours cinq sur cinq. Mais sommes-nous sur le bon chemin de la société du savoir ?



L’INFORMATION  TELEVISEE : Une machine d’opinions
Cette tentative d’avancement de la société est quelque part entravée par des « puissances occultes »qui sont contre le savoir ! Car construire les sociétés du savoir, suppose que l’on respecte quatre principes-clés : l’accès équitable à l’information, la liberté d’expression, l’accès universel à l’information qui implique le renforcement du domaine public de l’information, la sauvegarde et la promotion de la diversité culturelle, y compris le multilinguisme. On compte aujourd’hui en Algérie que peu de lecteurs et beaucoup d’auditeurs de musique, et de téléspectateurs de télévision, un phénomène qui n’a cessé de toucher la société et surtout la nouvelle génération qui ignorait disons-le, la lecture. C’est bien notre culture traditionnelle qui est en cause. L’irritation que provoque la télévision ne vient-elle pas du fait qu’ils perdent le monopole de leurs bavardages de café à la mode, qui ne valent guère mieux que ce qui ce dit sur un plateau de télévision, dissipant le mystère sur lequel se construisait leur mythe ? La télévision n’est pas qu’une machine à créer les stars, elle aplatit aussi. Un visage chasse l’autre. Plus personne ne peut oublier qu’une pensée ou une œuvre, ou une politique aussi grande soit-elle, n’est que le produit d’un homme. Cette réduction du discours à l’humain n’est pas sans risques. La complexité s’évanouit, au profit du spectacle. L’information, mise en scène, change de nature et, à l’extrême, la mise en scène crée l’événement. Les variations du climat sont ainsi devenues, chaque jour, un scénario guerrier. Cet exemple limite montre à quel glissement vers le dramatique conduit l’information télévisée. Mais réciproquement, ce qui devait être inquiétant est souvent perçu comme anodin. Car la télévision produit les images « en vrac ». Le philosophe ou l’historien succède à une publicité d’aliments, et son intervention précède des scènes de guerre. Cette fusion de l’originalité de chaque séquence dans la continuité et la diversité des programmes banalise. Chez nous en ce temps, si ce n’est pas les chaînes TV qui émettaient de Dubaï dites cabaret satellitaires, c’est ‘’Al Jazeera’’ où nous subissons un journaliste qui feint improviser un texte en essayant de trouver la grimace qui convient. Cette déception, nous l’éprouvons. Sans doute plus important que le contenu manifeste d’un programme, une guerre, des manifestations sélectionnées selon la ligne éditoriale de cette télé, au service de l’occident. Ce serait non pas l’action directe qui aurait le plus d’influence, mais la manière dont elle est rapportée. Le style du récit. Ces domaines sont mal explorés, et c’est dommage, car un vaste système « télématique » (mariage du gros ordinateur, et de télévision) pour nous forcer à croire que l’apocalypse est pour ce soir !

Ibn Khaldoun
Dimanche 7 Août 2011 - 11:01
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