REFLEXION

L’Exception Culturelle Mostaganémoise



Mostaganem n’est plus à démontrer tant au niveau mondial que national. Connue et reconnue pour son histoire, pour ses artistes, pour son théâtre, pour sa musique, pour ses plages, Mostaganem n’a pas besoin de sponsors ni de publicité, mais elle a besoin de ses enfants, de ses propres enfants, pas pour la hisser au podium, car elle y est déjà, et ce depuis la nuit des temps, mais tout simplement pour la défendre et la protéger quand le besoin se fait sentir. Mostaganem vient d’abriter pendant dix jours un événement de portée mondiale, dont toute l’Algérie en est fière, la 43éme édition du festival national du théâtre amateur qui a vu la participation exceptionnelle de plusieurs troupes étrangères, venues des quatre coins du monde. Un événement qui vient d’ouvrir une nouvelle page de l’histoire de la culture à Mostaganem, en laissant son empreinte gravée à tout jamais dans le livre d’or de la ville des mimosas. Mostaganem est aujourd’hui plus que jamais la capitale du 4ème art dans notre pays, titre que pas mal de wilayas ou de villes lui envient, c’est de bonne guerre, on ne peut qu’accepter cette ambition. Mais, là où le bas blesse et qui demeure en quelque sorte le bémol de cette grande rencontre d’arts dramatiques, c’est l’absence des autorités, notamment celles en charge du département de la culture. La plus haute autorité qui avait assisté à l’ouverture et à la clôture du festival demeure la directrice de la culture de la wilaya de Mostaganem. Peut-être par devoir, puisqu’il s’agit de son secteur, mais toujours est-il que les représentants de l’Etat ont brillé par leur absence tout au long de cette fête, qui nous a donné l’impression d’être une fête purement mostaganémoise, qui ne concerne nullement les pouvoirs publics au niveau de l’Etat. Toute la toile algérienne s’est demandée pourquoi la ministre de la culture Mme Khalida Toumi, n’était pas présente à Mostaganem pour assister aux côtés des organisateurs et de l’ensemble des invités à l’inauguration du festival. Voilà, un autre revers pour Mostaganem, pour ne pas dire autre chose. Et si le festival était organisé ailleurs, la ministre aurait-elle boudé l’événement ? Pour répondre à cette question, il est conseillé à tous les mostaganémois de se référer à l’agenda de la wilaya concernant les visites ministérielles, pour comprendre l’importance qu’accorde la ministre de la culture à la wilaya de Mostaganem. Avons-nous oublié l’épisode de la réalisatrice Yasmina Adi, venue à Mostaganem et plus précisément à Sidi-Ali où, est partie la première balle et où est tombé le premier chahid de la glorieuse guerre de libération, pour présenter son fils documentaire intitulé « L’autre 8 Mai 1945 » ? Où toutes les autorités sans exception, ont brillé par leur absence. Finalement le projet n’a pas abouti, la projection n’eût pas lieu, la réalisatrice a plié bagages avec les larmes aux yeux. Vous vous êtes posé la question pourquoi ? Il faut être dupe pour ne pas comprendre. Bouder ou pas bouder, Mostaganem restera l’éternelle capitale du théâtre et de la culture. Je vous le dis.

Amara Mohamed
Jeudi 29 Juillet 2010 - 00:01
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CHRONIQUE
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