REFLEXION

L’EXODE RURAL ET LE BLANCHIMENT D’ARGENT FONT FLAMBER LES PRIX DES LOGEMENTS : L’immobilier s’affole à Mostaganem

L’exode rural et le débarquement de nouveaux investisseurs et commerçants d’autres wilayas telles que Sétif, Alger, Relizane, Mascara, Chlef et Tiaret ainsi que l’opération de blanchiment d’argent sale de la contrebande ont fait flamber les prix de l’immobilier à Mostaganem



Un F5 à Kharrouba à plus d’1 milliard de cts, un F3 à la Salamandre à plus de 900 millions de cts, un F3 au 300 logts ou au 800 logts à plus de 800 millions de cts, un F3 en location à plus de 2 millions de cts le mois aux Mandarins et à plus de 3 millions de cts à la cité 5 juillet. Le prix du m2 d’un terrain à Kharrouba à plus de 8 millions, terrains et une maison de maitre à Beymouth pour 6 milliards de centimes. Les prix de l’immobilier à Mostaganem donne le vertige et couse la bouche ! Malgré la crise financière traversée par le pays et l’austérité qui s’est imposée aux ménages, le marché de l’immobilier continue de bien se porter et suit son cours le plus normalement en révisant de jour en jour ses prix à la hausse. Les agences immobilières et les courtiers ne semblent point s’offusquer de cette flambée, bien au contraire, ils font de magnifiques affaires et finissent toujours par se retrouver avec un bon bénéfice ! A l’heure où de malheureux jeunes demandeurs galèrent pour réunir, au bout d’une carrière professionnelle, la somme nécessaire pour l’acquisition d’un logement, les spéculateurs de tous bords semblent se mettre sur le chemin pour se dresser contre de tels rêves pour les briser et parasiter le marché de l’immobilier, qui tend à devenir leur proie de choix.  A ce jour, rien ne parait arrêter la folle envolée des prix des logements à Mostaganem, le marché s’affole et n’est plus accessible aux classes moyennes qui, pour se garantir un logement décent, déboursent presque toutes  les économies glanées après tant d’années de labeurs sans parvenir à se payer le toit tant attendu . Au cours de la dernière décennie, le marché de l’immobilier est devenu un des créneaux les plus porteurs où l’investissement ne cesse de prendre des courbes ascendantes. Ce dernier a fini par s’apparenter à un bazar où l’escroquerie coexiste avec les bonnes affaires, l’immobilier s’est transformé en un immense supermarché où se mêlent des affaires de gros profits, entretenues par des spéculateurs et des agents officiellement agrées et où malheureusement l’acheteur fini par se perdre dans une multitude d’offres qui ne répondent pas toujours aux normes requises. Pour acquérir un logement à Mostaganem, le passage par un intermédiaire est presque indispensable pour garantir un minimum d’honnêteté dans un marché où le flair des affaires prime sur toute autre considération. Autrefois, les agents immobiliers avaient le monopole de l’activité, qui malheureusement leur a échappé et est tombé entre les mains de spéculateurs sans foi, ni loi. L’activité légale, selon M.C.M, un agent immobilier de la ville, s’est évaporée graduellement pour céder sa place à l’anarchie qui a ouvert les portes à l’arnaque et l’escroquerie. Il ajoute, qu’à présent des dizaines voire des centaines de personnes étrangères au milieu, profitent de cette situation générée par le boom de l’immobilier pour se faire une place au soleil dans un marché si juteux. Un autre agent immobilier, M.B.M, dont l’agence est située à Beymouth, déclare que les prix flambent déjà depuis une dizaine d’années sans connaitre le moindre répit. A ce titre, il souligne que le F2 qui valait entre les 200 à 300 millions en 2005, se vend en 2015 entre 600 à 700 millions en usant de tant de connaissances ! Il pointe du doigt les spéculateurs qui se sont introduits dans le marché et qui se passent le produit à vendre d’une main à l’autre sans verser le moindre centime, et surtout la forte demande exprimée sur les logements actés, qui restent les plus prisés. Ces deux facteurs demeurent les principaux éléments qui contribuent à faire flamber davantage le marché. D’autres causes nous ont été signalées par un promoteur immobilier et architecte de formation, M.A.H.B, qui a cité entre autres, l’exode rural de la population qui a quitté massivement  les villages et les douars des wilayas de Relizane, Mascara , Chlef et Tiaret  au cours de la décennie noire , a déséquilibré totalement le marché et a favorisé une forte augmentation si excessive des prix de vente et de location à Mostaganem,  l’augmentation des prix des matériaux de construction , de la valeur du mètre carré qui a triplé en quelques années et également  l’émergence d’une classe socialement aisée, celle des immigrés qui investit dans l’achat des logements sans trop marchander. En face de cette vertigineuse flambée de prix de l’immobilier, le logement à Mostaganem risque de finir par être uniquement à la portée des nantis et pour les autres, presque un rêve à caresser d’une nuit à l’autre en attendant la tombe !

 

L.Ammar
Mardi 10 Novembre 2015 - 17:31
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MOSTAGANEM
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