REFLEXION

L’EX-MAIRE DE BENFREHA CONDAMNE A 3 ANS DE PRISON : Disparition du registre d’un héros de la résistance

Le tribunal d’Oran a statué mercredi dernier sur une affaire de disparition d’un registre matrice de l’Etat civil de la commune de Benfréha près d’Oran, dont l’ancien maire A. S. a été inculpé de cette disparition.



L’EX-MAIRE DE BENFREHA CONDAMNE A 3 ANS DE PRISON : Disparition du registre d’un héros de la résistance
En effet, le registre matrice de l’Etat civil en question n’est pas un simple comme tous les registres, celui-ci comporte la naissance et les renseignements d’une figure historique de la résistance algérienne, il s’agit du chef de l’Etat-major de l’armée algérienne sous le commandement suprême de l’Emir Abdelkader. Le Premier officier Fendi Abdellah Ould Sidi Souleimane Bousmaha, né à Benfreha en 1808, frère de lait de l’Emir Abdelkader et son intime et confident, sur le registre qui a disparu on devrait lire les renseignements consignés par l’autorité d’occupation : « Fendi Abdellah chef d’Etat-major d’une armée rebelle, il mena une guerre sans merci contre l’autorité constitutionnelle de la France, il a tenté d’assassiner le général De Lamoricière. Après l’arrestation de l’Emir Abdelkader, il constitua une deuxième armée pour s’attaquer à l’armée française. Il demanda de l’aide au Roi du Maroc, mais celui-ci culbuta sa demande. Il fut blessé lors d’une bataille près d’El Mactaâ et fait prisonnier avec son lieutenant Amar le Kabyle, internés à Versailles (France) , jugé et condamné à la peine capitale exécuté à Toulon. Son adjoint Amar le Kabyle se donna la mort en apprenant l’exécution de son chef ». Ce registre qui comportait ces renseignements d’un grand héros de la résistance algérienne, qui a subitement disparu, alors que le petit fils de Fendi a déclaré que le maire avait mis le registre dans le tiroir de son bureau, avant qu’il se volatilise. L’inculpé a déclaré devant la cours qu’il n’avait qu’un seul document relatif à Fendi Abdellah, « je l’ai remis au ministre de la culture, à cette époque M. Bessayah Bouâlem ». On ignore si l’ancien ministre a été sollicité par le tribunal pour confirmer ou infirmer la déclaration du Maire ! Le ministère public a considéré les faits d’une extrême gravité et portent atteinte à l’Etat Algérien, de ce fait il requit à l’encontre de l’inculpé une peine de 7 années de prison ferme. Après délibération le verdict est tombé : 3 ans de prison avec sursis contre l’ancien maire. Les Fendi tous exécutés par le colonialisme. Et leur bien spolié jusqu’à ce jour !!? Par ailleurs, le dossier de la famille Fendi n’était pas ignoré par la presse. En 1986 et le mois de décembre, le quotidien national du soir ‘’EL MASSA’’ avait publié pendant une semaine dans sa dernière page toute l’histoire héroïque de cette famille et que l’historien et ancien ministre le défunt M. Mouloud Kacem Nait Belkacem s’est intéressé beaucoup. Plus tard vers la fin des années quatre vingt, quand la presse avait sollicité le maire de consulter ce registre, il avait répondu que le wali d’Oran (M. Merazi) lui avait interdit de permettre à quiconque de le consulter. A Boufatis. L’ancien DEC M. Benaïssa Abdelkader qui était aussi un ancien condamné à mort pendant la révolution avait décidé de réaliser une stèle dans le centre du village à la mémoire de FENDI Abdellah et de son héroïsme, malheureusement au cours de la semaine il est décédé…d’une crise cardiaque ! En outre, cette famille Fendi dont tous ses membres ont été condamnés et exécutés par le colonialisme dont le dernier en date de la révolution du 1er novembre 1954, Fendi Mohamed organisateur de l’ALN à Oran a préparé la révolution et recruté des moudjahidine parmi eux M. Benhaddou Bouhdjar alias le Colonel Othmane devenu chef de la wilaya V et le commandant Abbas devenu après l’indépendance le premier chef de la 2ème Région militaire d’Oran. (Confirmation documentée à la 2ème R.M en date de 1967). Le petit fils, qui est aussi un ancien condamné à mort et moudjahid de 1957 à 1966 a quitté l’ANP avec le grade de lieutenant. Il n’a jamais cessé de revendiquer la restitution des biens de ses parents, des terres spoliées par le colonialisme français sont redistribuées aux colons et aux amis fidels de la France (les traîtres). Ces terres achetées selon l’acte de propriété que nous avons consulté par Fendi Abdellah auprès de M. Moulay Smaïn au prix de vingt kilos et demi d’Or. Il les a consacrés à la réalisation d’une vaste caserne pour les moudjahidine. Le petit fils est en possession des actes de propriétés légaux, malheureusement depuis 1962 à ce jour, cette famille de Moudjahidine et chouhada n’a pu arriver à reprendre possession de ses biens dans la commune de Boufatis près de Benfreha. Qui lui donna gain de cause ?

Ibn Khaldoun
Samedi 22 Mai 2010 - 10:24
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