REFLEXION

L’ERADICATION DE L’HABITAT PRECAIRE EST-ELLE POSSIBLE ?: 3 000 logements distribués bientôt à Oran



 L’ERADICATION DE L’HABITAT PRECAIRE EST-ELLE POSSIBLE ?: 3 000 logements distribués bientôt à Oran
La vaste opération de relogement des occupants d’habitations précaires, entamée durant l’année 2O1O, devrait s’achever par la distribution de quelque 3.000 nouveaux appartements, répartis à travers différentes communes, apprend-on de sources proches de l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI) de la wilaya d’Oran. Il est à rappeler que la wilaya d’Oran s’attache à la réalisation de 14.000 appartements inscrits dans le programme 2010-2O14, initié par le président de la République dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire (RHP). Le avait débuté, on s’en souvient, par le relogement de pas moins de 3.000 familles sur les quelque 9.000 habitants des vieilles bâtisses du vieux quartier haï Snouber, ex-Planteurs, qui connaîtra, signale-t-on, d’importants travaux de restructuration. Les familles concernées ont été relogé, pour la plupart, dans les immeubles construits dans les cités nouvellement créées à l’est de la ville d’Oran et ayant pour noms Es-Sabah, En-Nour et El Yasmine. La future distribution concernera, croit-on savoir, de nombreuses familles parmi les occupants des habitations en état de vétusté avancé et menaçant ruine ; présentant donc un danger pour la santé voire la vie des citoyens. C’est ainsi que quelque 500 familles ont déjà bénéficié d’un appartement neuf depuis le début de l’année. La tranche de distribution, lancée en juillet dernier, a permis le relogement de plus de 270 familles qui occupaient une trentaine de vieux immeubles situés dans différents quartiers de la ville et appelés à être rasés pour la plupart d’entre eux. Certains pourraient faire l’objet de réhabilitation, dans le cas où ils seraient jugés récupérables suite aux études menées par les services concernés. En tout, on signale que 800 logements ont été attribués durant cette année 2010, et 1.300 autres le seront dès la réception des constructions actuellement en voie d’achèvement. A-t-on appris de même source. Parallèlement à l’application de ce programme de relogement, on signale qu’il a été effectué l’attribution de 2 quotas de logements sociaux dans les communes d’Oued Tlélat et Gdyel composés respectivement de 120 et 173 unités. Dans ce cadre, il y a lieu de préciser que le chef de l’exécutif de la wilaya d’Oran avait annoncé dernièrement que 2014 sera l’année qui verra la disparition complète des quelque 11.000 habitations précaires recensées au niveau de la capitale de l’ouest. Cela pourrait être rendu possible avec la réalisation du projet de construction de près de 10.000 logements dans le cadre du programme de résorption de l’habitat précaire (RHP). Des chiffres encourageants en perspective, mais qui laissent certains citoyens sceptiques, estiment qu’il serait très difficile, voire impossible, d’obtenir l’éradication « totale » des habitations précaires. Ceci, eu égard, dit-on, à la très forte demande de logement qui dépasse de bien loin les programmes de construction les plus ambitieux, d’une part, et les transactions illicites auxquelles s’adonnent un grand nombre d’attributaires de logements sociaux notamment. En effet, plusieurs bénéficiaires de logements, toutes formules confondues, se désistent de leur appartement sitôt obtenu, car n’en n’ayant pas besoin, et ont usé de subterfuge pour le décrocher a&u détriment des familles véritablement nécessiteuses. On déclaré des chefs de familles relogées qui affirment de beaucoup de leurs anciens « voisins des mauvais jours » ne les ont jamais rejoint dans leur nouvelle habitation. Certains mêmes, dit-on, n’auraient jamais habité de manière exclusive et permanente les habitations précaires dont les occupants ont été relogés. « Les familles réellement dans le besoin sont celles qui se sont trouvées contraintes de consentir des sacrifices pour réunir la somme exorbitante pour payer le pas de porte exigé par l’attributaire. Le montant réclamé pour un désistement atteint les 2 millions de dinars (200 millions de centimes) dans certains cas. Dans ce type de transaction, le « bénéficiaire » est tenu de signer une reconnaissance de dette dument notariée, exigée par le » vendeur » pour se prémunir contre tout risque de revirement, nous apprend- on. « Dans cet immeuble de 10 appartements, nous sommes seulement quatre familles de l’ancien quartier. Les autres occupants sont soit des locataires soit des occupants qui ont « acheté » l’appartement occupé. A affirmé un habitant de la cité haï En-Nour. « J’ai eu droit à un logement, je fais ce que j’en veux », a déclaré crânement un attributaire de haï El Yasmine qui s’est désisté de son F3 occupé par quelqu’un ne viendrait qu’une fois tous les deux ou trois mois, selon certains riverains. « Je vais vous dire, nous apostrophe l’employé d’une administration locale, l’Etat n’arrivera jamais à éliminer complètement les bidonvilles, tant que des mesures sévères n’auront pas prises contre les transactions illicites. Il faut d’abord écarter les demandeurs non méritants, c’est-à-dire ceux qui se désistent du logement dont ils ont bénéficié après avoir trompé les autorités concernés… » En fait, un véritable sac de nœuds à démêler pour les autorités concernées qui doivent aussi compter parmi elles des brebis galeuses qui favorisent les malhonnêtetés et cachent bien leur jeu.

A. Salim
Mercredi 22 Septembre 2010 - 00:01
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