REFLEXION

L E LIVRE DE CUISINE ENVAHIT LES RUES : Des recettes de gâteaux à 300 dinars …. !



L E LIVRE DE CUISINE ENVAHIT LES RUES : Des recettes de gâteaux à 300 dinars …. !
Le marché du livre de cuisine et des recettes de gâteaux fait rage en ville, il a envahi presque toutes les artères commerçantes de la cité de Sidi Saïd. Cédé de 100 à 300 dinars, ce livre reste fortement demandé et prisé par les ménagères, qui n’hésitent point à en acheter, pour les recettes de gâteaux pour la fête qui pointe à l’horizon, alors qu’il n’est qu’une compilation rééditée des centaines de fois….. ! Décidemment, le mois sacré du Ramadhan ne peut être le mois de la piété et de la clémence, pour certains et n’est plus ce qu’il était, puisqu’il a fini par ne devenir qu’une occasion en or, voire exceptionnelle pour certains vautours qui n’attendent que ce mois pour s’enrichir. Les « maisons d’édition » fictives, ne sont pas en reste et comme tous les autres secteurs n’ont pas hésité à sauter sur l’événement, pour inonder le marché du livre de cuisine, par des rééditions, qui n’apportent rien de nouveau à la cuisinière qui cherche à améliorer ses performances en matière de préparation de gâteaux pour la fête de l’aïd El Fetr et ce en plus sans aucune autorisation préalable de son auteur. Ces livres semblent obtenir un franc succès auprès des lectrices, qui malheureusement n’ont pas hérité de leurs parents les vraies recettes, meilleures que celles que l’on trouve dans ces livres, aussi profitant de cette aubaine ces pseudos auteurs, qui se font passer pour des maîtres dans l’art culinaire et spécialistes en gâteaux orientaux, se font auto –éditer en recourant au plagiat pure et simple de recettes de cuisine, via l’internet . Il est à noter également que ces manuels de recettes, ne portent pas souvent de numéro du dépôt légal à la bibliothèque nationale, les adresses demeurent souvent vagues avec la mention de lignes téléphoniques toujours injoignables, les auteurs sont presque toutes des femmes qui ne sont point connues du monde de la cuisine. Beaucoup de ces livres sont édités à compte d’auteur pour des raisons de gain rapide, ces derniers sont déposés au sein des librairies et certains « auteurs » n’hésitent pas a engager des jeunes pour les écouler à la criée contre de fortes commissions, comme c’est le cas pour la ville de Mostaganem où ces livres foisonnent à travers les rues commerçantes .Selon un libraire du centre de la ville, un livreur venant d’Oran lui en a remis 1000 guides pratiques en gâteaux de fête à deux jours du mois de Ramadhan, il lui en reste juste une cinquantaine au 16ème jour de ce mois sacré, il les a vendus à 100 dinars selon ses déclarations, il s’est abstenu de me dire le prix de leur cession par le fournisseur ,en souriant et en me déclamant que le prix reste un secret pour des raisons professionnelles. A la rue de Lyon, un vendeur de ces livres à la criée, cède deux volumes pour 150 dinars, un de ces concurrents ne cesse pas de le blâmer, et le regarder méchamment, ce vendeur veut en finir avec le lot de 5000 unités qu’il se partage avec deux autres vendeurs, qui occupent les marchés d’escaliers du « Colisée»,depuis le 3ème jour du Ramadhan. Il est presque content d’en finir avec ce stock, qui leur a été fourni par un type de Tlemcen, qui dispose d’une unité d’impression et de sérigraphie, il lui en reste juste 250 à vendre ,il a tiré un bon bénéfice selon lui, suite aux commissions retenues sur le prix de chaque livre, mais, le gagnant reste le fournisseur, qui prend les 80% de la recette , et qui vient chercher toutes les semaines le magot ramassé, par les vendeurs , selon les déclarations de ce jeune vendeur, qui est à sa troisième année d’expérience. Le marché du livre de cuisine et des gâteaux, est devenu un créneau juteux qui rapporte des milliards de centimes, surtout durant le mois de Ramadhan, où les ventes atteignent les records les plus inattendus, malheureusement, aucun respect pour l’auteurs de par l’atteinte à ses droits ,le plagiat fait rage et beaucoup d’écrivains spécialisés dans le créneau de l’art culinaire , ne cessent de se plaindre et déclarent être carrément « volés » , car il est clair que les œuvres dont ils sont les uniques auteurs sont copiées intégralement et mises en vente sans qu’ils touchent le moindre centime . La section locale de l’office national des droits d’auteur, doit se secouer et tenter un tant soit peu, pour mettre de l’ordre au sein de ce marché où l’anarchie est l’unique maitresse des lieux, au mépris de toutes les lois qui gèrent l’impression de tels livres dont les ménagères raffolent et sont dans tous les sens du terme les victimes d’une vulgaire tricherie qui rapporte gros a ces auteurs, alléchés par le gain facile… !

L. Ammar
Samedi 28 Août 2010 - 12:36
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MOSTAGANEM
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