REFLEXION

L’Algérien et la biométrie



L’Algérien et la biométrie
Si les technologies biométriques ne sont pas inviolables, certains experts s'entendent tout de même pour dire que ces nouvelles méthodes haussent d'un cran le niveau de protection... tout en augmentant les problèmes advenant une brèche dans le système de sécurité. Comme consommateur, faut-il souscrire à ces nouvelles technologies? C’est une mesure supplémentaire. Le système actuel est plus facile à frauder. Quand on ajoute la biométrie, on vient de remonter la barre pour le fraudeur, on n'a pas le choix de prendre des mesures de sécurité drastiques pour faire face à une menace accrue. La biométrie implique la création d'une base de données, contenant toutes les empreintes biométriques recueillies, ainsi que les identités qui leur correspondent Par ailleurs, la logique veut que l’immense majorité des citoyens, c'est-à-dire ceux qui n’ont rien à voir avec la sécurité nationale ou avec des industries stratégiques ou encore avec le terrorisme, il est totalement injustifié de donner des informations biométriques. Mais le risque est devenu tellement grand et tant que le risque Zéro n’existe pas, il est plus judicieux pour l’Etat d’envisager des mesures capables de prévenir toute situation périlleuse. Ceci, ne va pas sans engendrer évidemment des problèmes de toutes sortes et créer des polémiques que l’Algérien n’est pas prêt de subir du fait qu’il a d’autres chats à fouetter. La polémique actuellement tourne autour de la barbe et du voile. La loi stipule « que la photo doit être prise dans un endroit clair, avec le menton, le haut de la tête et les oreilles bien visibles, donc très difficile de l’obtenir avec une barbe ou un voile. Ceci, bien entendu ne concernera pas la majorité des algériens, mais n’empêche que le problème est réel pour certains qui n’entendent nullement se raser ou enlever le voile pour les femmes. Alors qu’elle est la solution ? Pour le ministère de l’intérieur, la loi doit être appliquée dans toute sa rigueur, c’est devenu d’ailleurs le leitmotiv pour tous ceux qui sont en charge de délivrer ce fameux passeport biométrique. Par le passé, la circulaire de 1997, exigeait pratiquement les mêmes conditions pour le passeport normal ou la carte d’identité nationale. En effet, la barbe était interdite et le port du voile sur la photo n’était pas accepté. Mais ce qui a provoqué la confusion, ce sont les comportements des commis de l’Etat à l’image de certains chefs de daïra qui ont versé dans la complaisance dans la délivrance des passeports, des CNI et des permis de conduire. Et les exemples sont édifiants. Aujourd’hui le passeport biométrique est synonyme de parcours du combattant et se veut comme une première barrière avant le visa pour se rendre à l’étranger. Tout compte fait, les demandes de visa vont largement diminuer au fur et à mesures que les passeports dits normaux expireront. Pour préparer un voyage à l’étranger, aujourd’hui à partir de l’Algérie, il faut un minimum de deux ans.

Amara Mohamed
Samedi 17 Avril 2010 - 10:20
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CHRONIQUE
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