REFLEXION

L’Algérie vers une inévitable catastrophe ?

C’en est fini de nous. Nous sommes cuits. Le discours officiel alarmant a bien eu lieu au moment opportun de la bouche même de notre chef de gouvernement qui a toujours été, quoique l’on dise, franc chiffres à l’appui.



L’Algérie vers une inévitable catastrophe ?
C’en est fini de nous. Nous sommes cuits. Le discours officiel alarmant a bien eu lieu au moment opportun de la bouche même de notre chef de gouvernement qui a toujours été, quoique l’on dise, franc chiffres à l’appui. Franc aussi avec des mesures qui lui ont valu jusqu’à l’impopularité. C’est fait : le baril de pétrole est cédé depuis avant-hier à 47 dollars, soit 100 dollars de moins que le pic de juillet dernier. M. Ouyahia n’a surement pas voulu aller de l’avant. D’autres sont mieux placés que lui pour nous l’annoncer. La crise approchait à une vitesse vertigineuse, car entre juillet et novembre, de bien grandes puissances ont déclaré leur impuissance devance ce tsunami financier. Et ce qui devait arriver arriva, dirons-nous dans quelques jours ou quelques semaines. Ni les banques étrangères, ni les gros investisseurs n’ont droit de cité avec un chef de gouvernement venu à point nommé pour leur barrer la route. Reste maintenant le scénario « l’Algérie en fond de crise ». Qu’en est-il dans la réalité ? Reprenons les propos de notre chef de gouvernement décortiquant le prix le prix du baril de brut, qui dit-il, ne s’exprimait pas en tant que tel : « A 70 dollars, nous serions en danger, à 60 ça irait mal, à 50 ça irait très mal. » Imaginez le pape s’exprimait au nom de « rien ». Imaginez un pompier, sa lance d’eau sur les genoux, admirer une maison en feu. Ceci pour les propos. Et qu’en est-il des mesures ? Si à 50 dollars, ça irait très mal, qu’adviendra-t-il de nous au moment où le baril est encore bien en dessous du seuil ce « très mal ». L’Algérie au bord du gouffre ? L’Algérie à genoux ? Une Algérie à l’avenir incertain ?
Voilà ce que voulait éviter le défunt Houari Boumediene, une indépendance des matières inflammables qui nous enflamment. Les prix des hydrocarbures étant, généralement, incontrôlables, par les pays producteurs, il est désormais de notoriété publique, l’expérience aidant que Et si Ouyahia reprenait son bâton de pèlerin contre ces propriétaires de terres agricoles à l’abandon ? Et si ses mesures impopulaires nous sortaient de cette dépendance de l’étranger et que nous produisions au moins notre nourriture ?
Sans vouloir vous décourager et sans pessimisme aucun, je vous rappelle cette réflexion de notre chef de gouvernement qui, sous le coup de la manne pétrolière fort trompeuse avait déclaré que le Fonds monétaire international (FMI) « nous aurait conduit à privatiser de force, non pas des entreprises industrielles, mais des secteurs comme la téléphonie, l’eau, l’électricité et le gaz qui sont des machines à sous. » Qu’en est-il aujourd’hui alors que le bouchon est enfoncé ?
Samedi dernier, il a été décidé au Caire par le Cartel des producteurs de l’or noir le maintien du niveau de production à son état actuel. Aucune baisse n’est prévue. Le 17 décembre prochain, la réunion d’Oran chez en Algérie sera décisive, un consensus au sein de l’OPEP va droit selon certaines indiscrétions vers la baisse de production. S’il y aura flambée des prix n’y aura-t-il pas des retombées politiques sur les meneurs ? L’invasion de l’Irak et de l’Afghanistan ne sont les conséquences d’une certaines crise de 1973 et dont Bagdad, Alger, Riad et Téhéran étaient les maîtres d’œuvre. La suite de la guerre du kippour n’était qu’un prétexte. On nationalisa à bras-le-corps. Le déséquilibre fut créé par le système financier qui veut se faire se rencontrer le producteur et le consommateur par le système de l’offre et de la demande.
La part de l‘OPEP n’est que de 43 % de la production mondiale, mais avec 77% de réserves prouvées. Fera-t-on appel durant la réunion d’Oran à la mi-décembre aux poids lourds indépendants tels la Russie, la Norvège, le Mexique, le Kazakhstan et l’Angola entre autres pour une réduction de leur production ?

Belkacem BELHAMIDECHE
Lundi 26 Janvier 2009 - 17:25
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