REFLEXION

L’Algérie en leader



L’Algérie en leader
Alger sonne l’alerte, Washington approuve. Alger veut mener le bal en sa qualité de puissance régionale et elle entend le faire. Tous les regards étaient braqués ces dernières quarante huit heures, vers Alger qui abritait la conférence sur le terrorisme et les moyens à mettre en œuvre pour sécuriser la région Saharo-Sahélienne. Les Etats-Unis ont salué l’initiative algérienne de réunir à Alger les pays du sahel, dans le but de constituer un front commun dans la lutte contre le terrorisme. Les analystes ont observé par ailleurs, un intense chassé croisé diplomatique dans la région, avant même cette rencontre. Et tout ce remue ménage, se déroulait sous l’œil vigilant de la France, qui pour le moment reste écartée de toute initiative ou décision concernant l’avenir de la région en question. Depuis les fortes pressions exercées sur le Mali pour la libération de quatre terroristes, la France a perdu toute crédibilité dans la région, due essentiellement à sa politique de deux poids deux mesures et à son non respect des engagements pris entre les pays riverains en matière de sécurité. De ce fait l’Algérie vient d’abriter cette conférence certes, pour mettre en place les voies et moyens devant lutter contre le terrorisme et de dégager une plate-forme afin d’arriver à un consensus qui, cette fois, chacun est appelé à respecter quelque soit le prix à payer, mais, cette réunion se veut aussi un signal fort pour la France de Sarkozy, que dorénavant, il ne lui sera plus toléré qu’elle s’immisce dans des affaires qui ne la regarde pas. Il est vrai que le travail colossal est réalisé à un niveau politique plus ou moins élevé, ce sont les ministres des affaires étrangères qui se sont réunis, mais il n’en demeure pas moins que les recommandations qui sanctionneront cette conférence seront approuvées sans aucune réserve par l’ensemble des chefs d’Etats concernés. La réunion d’Alger est consécutive à une série d’incidents, notamment des prises d’otages, qui ont fini par jeter le froid dans les relations entre le Mali d’une part et l’Algérie et la Mauritanie de l’autre. Ces deux derniers reprochent au Mali notamment d’être conciliants avec les groupes terroristes sévissant au Nord du Mali. Cette conférence est venue aussi, au moment où la région connaît ces dernières années, une ébullition sur le front sécuritaire en raison de la recrudescence des actes terroristes et la montée en puissance des réseaux de narcotrafiquants. Cette situation si elle venait à perdurer, constituerait, un prétexte pour l’ingérence des grandes puissances dans ce vaste corridor. Depuis plusieurs années, les Etats-Unis surveillent étroitement tout ce qui se passe dans la bande Saharo-Sahélienne, pour des questions de sécurité, mais aussi pour des questions géostratégiques au même titre d’ailleurs que l’Union Européenne qui suit de très près ce qui s’y passe. Pour les grandes puissances, il ne s’agit pas uniquement d’éradiquer le terrorisme, mais l’odeur des intérêts est manifeste pour ces pays riches en ressources minières à tels point que ces puissances occidentales tentent leur intrusion à tout prix.

Amara Mohamed
Mercredi 17 Mars 2010 - 23:01
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CHRONIQUE
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