REFLEXION

L’Algérie à l'heure du décollage économique

Considérée dans les années 1960 et 1970, comme la Mecque des mouvements de libération en Afrique, Alger revient en force pour devenir encore une fois la locomotive de l’économie africaine et le chef de file de l’investissement africain. Si la chute des cours du pétrole sur les marchés mondiaux à bousculer l’économie de plusieurs pays du monde, il n'a pas eu un grand impact sur l'économie algérienne, qui se révèle toutefois prête à investir le marché africain pour tenir tête aux grands marchés mondiaux. Le Forum africain de l’investissement et des affaires qui a accueilli quelques 2 000 hommes d'affaire et responsables a sonné l'heure du décollage économique.



En effet,  l’Algérie avec un PIB algérien qui se situait à 16 700 milliards de dinars algériens (DA) (plus de 152 milliards de dollars) en 2015, et  qui poursuit sa croissance pour atteindre 17 677 milliards de DA (plus de 160 milliards de dollars) à fin 2016, puis 22 000 milliards de DA (200 milliards de dollars) en 2019, avec  un taux de croissance estimé à 3,5 % en 2016, 3,9 % en 2017 », et tout à fait prête pour conquérir l’Afrique, et mettre en exergue sa politique d’investissement  et booster ses échanges dans divers domaines surtout que l’Algérie a terminé sa propre partie de la route transsaharienne qui permettra de relier Alger et Abuja (Nigeria) en passant par plusieurs pays africains comme le Tchad et le Niger. L’Algérie a également initié la fibre optique Alger-Abuja dans le but de faciliter les échanges dans divers domaines avec l’Afrique.
Profitant de la faiblesse des échanges commerciaux entre pays africains, l’Algérie décide d’explorer le marché africain et c’est la raison pour laquelle, Alger a appelé les pays africains à un forum africain d’investissement, qui s’est déroulé au prestigieux Centre international de conférences (CIC) à Club des pins à Alger.
Le Premier ministre Abdelmalek Sellal s’est voulu pragmatique : “Il est temps pour l’Afrique de s’imposer dans la cour internationale comme équipe forte et dynamique”, a dit Abdelmalek Sellal dans son discours d’ouverture. Avant d’ajouter, que ‘’le commerce intra-régional, je le cite, “ne représente que 10 à 12 % du total du commerce du continent alors qu’il a atteint 40% en Amérique du Nord et 60% en Europe de l’Ouest”, a rappelé, Abdelmalek Sellal, tout en concluant, que l’Afrique ne consomme pas ce qu’elle produit et consomme ce qu’elle ne produit pas”.
En effet, le premier ministre a dit juste, puisque, plus de 80 % des exportations africaines partent ainsi hors du continent et les échanges inter africains n’ont pas progressé, malgré un taux de croissance moyen de 5%.
L’Algérie, dans un langage clair de contourner la chute du pétrole et cherche un chemin vers l’après pétrole pour diversifier son économie. A cet effet, le premier ministre a exhorté les entreprises (privées et publiques) vers une conquête du continent. Un terrain que son grand rival, le Maroc, maîtrise et essaye de lui emboiter le pas depuis un certain moment.
Selon des chiffres officiels, l’Algérie, n’a exporté vers l’Afrique subsaharienne que 42 millions de dollars en 2016, soit 00,25 % de l’ensemble de ses exportations, l’Afrique est le continent avec lequel l’Algérie a le moins d‘échanges commerciaux. C’est pourquoi ce forum tombe à pic.

 

Riad
Lundi 5 Décembre 2016 - 20:15
Lu 615 fois
A LA UNE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 22-11-2017.pdf
3.42 Mo - 21/11/2017





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+