REFLEXION

L’ASSOCIATION DE RAISINVILLE FORME DES PAYSAGISTES : À la découverte d’un quartier oublié à Mostaganem

En réponse à l’invitation de l’association du quartier Colonel Lotfi ex-Raisinville nous avons assisté au séminaire de formation des jeunes paysagistes. Nous avons déjà fait un article annonçant l’ouverture d’une formation au mois de février 2013 dirigé par Mr Lakhdar BERRIGHI ingénieur agronome.



L’ASSOCIATION DE RAISINVILLE FORME DES PAYSAGISTES  : À la découverte d’un quartier oublié à Mostaganem
Nous leur avons demandé pour quelle raison ils avaient organisé cette formation. « Le  premier objectif, nous ont-ils dit, c’est d’améliorer l’environnement  en redonnant vie aux espaces verts du quartier qui sont abandonnés. Le deuxième objectif est d’intéresser les jeunes chômeurs du quartier au métier de paysagiste, une profession  trop souvent ignorée et dévalorisée ».Depuis février 12 jeunes ont suivi cette formation avec beaucoup d’intérêt et pour la compléter, les responsables de l’association du Colonel Lotfi, messieurs Kadda Nouari et Mustapha Ouandjli,  ont fait venir un jeune paysagiste par l’intermédiaire d’une association française, l’association « Viaduc Midi-Pyrénées Algérie », dont la présidente est Mme HAMMOU  Mama conseillère municipale à Toulouse, née à Mostaganem et très en lien avec sa ville  natale. Le jeune  formateur Français David COUZI âgé de 27 ans a créé son entreprise dans la région de Toulouse ayant pour activité l’étude paysagiste et la création de jardins et espaces verts. Voici ces impressions après une semaine passée avec ces  jeunes ‘ « Pour moi il s’agissait de rencontrer des visages nouveaux et de travailler dans une région toute différente de la mienne. Il me fallait initier des jeunes dans un domaine tout à fait passionnant mais malheureusement trop peu exploré en Algérie. Ce qui m’a marqué c’est de voir que très peu de gens ont un jardin. Je me disais quel public vais-je avoir ? Et là j’ai été vraiment surpris par l’intérêt très grand de ces jeunes pour ce que je leur ai montré : intérêt pour les photos que je leur ai montrés, intérêt par le grand nombre de questions qu’ils m’ont posé et des questions très pertinentes, intérêt évident par  la rapidité avec laquelle ils assimilaient mes divers exposés ; une des difficultés fut la barrière de la langue, mais une difficulté atténuée par la présence à mes côtés d’un membre de l’association Mr Touati DERBALE qui fut un excellent traducteur et un guide précieux pour me faire découvrir la ville de Mostaganem » ( dans l’encadré de ce journal, Reflexion a souhaité mettre en intégralité l’échange que nous avons eu avec Mr David Couzi.) Nous avons relevé, lors de notre visite,  l’importance donnée à la formation des jeunes dans les programmes d’action de l’association. Chaque semaine le samedi, entre 10 et 12  heures, un atelier de dessin rassemble une vingtaine  d’enfants. Il est animé par Mr. Ahmed ELHAZATI caricaturiste. Il y’a aussi un atelier d’informatique qui permet  aux jeunes de milieu défavorisé  de se familiariser avec l’outil informatique. Des  enseignants  bénévoles du quartier donnent de leur temps pour accompagner  des jeunes qui ont des  difficultés en français et en mathématiques, et cela au cours de la semaine. Pour répondre à l’absence des loisirs pour la population jeune de ce quartier, deux jeunes étudiants de l’université de Mostaganem, adhérents à l’association, organisent depuis une année  des sorties touristiques avec une vingtaine de jeunes. L’originalité de ce groupe, est de rassembler non seulement des algériens mais aussi des jeunes étudiants Subsahariens. Ces derniers sont passionnés par la découverte d’un pays qu’ils ne connaissaient pas. La permanence au local de l’association  est assurée par une jeune étudiante «Habiba » en vue d’accueillir les jeunes du quartier, et de fournir des renseignements à toutes les personnes intéressées par tout ce qui est organisé en ce lieu. Malgré les efforts de la population et de l’association Colonel Lotfi,  des situations anormales  interpellent les habitants. En premier, ils nous ont montré une importante construction au centre du quartier sur l’avenue principale et qui demeure inachevée. Malheureusement aujourd’hui cela est devenu le dépotoir du secteur. Comment se fait il que les autorités compétentes n’aient pas mis en demeure le propriétaire pour qu’il achève ce qu’il a commencé. Un dernier point concerne la sécurité des piétons et plus particulièrement les enfants. Les taxis et les fourgons des transporteurs publics s’autorisent un stationnement anarchique dans les rues très fréquentées par les écoliers et les familles. Pour remédier à cette situation l’association a saisi les responsables locaux pour interdire ces stationnements, mais rien n’a été fait jusqu'à présent.L’association Colonel Lotfi remercie le journal Réflexion d’être attentif  à leurs activités et de leur  donner une tribune qui puisse faire connaitre leurs inquiétudes et le désir d’avoir un quartier où il fait bien vivre.

Riad
Dimanche 27 Octobre 2013 - 22:00
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MOSTAGANEM
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