REFLEXION

L'ASSASSIN DE SIDI ALI CONDAMNE A MORT : Pour 47 portables, 47 coups de couteau



Au terme des délibérations, le tribunal confirme le réquisitoire du procureur général et prononce la peine de mort à l’encontre de K. Mansour, et 10 années de réclusion criminelle pour la co-accusée F. Chahrazed, quant à M. Khaled, il a été acquitté. Il y a lieu de remarquer, que cette affaire a déjà été jugée par le même tribunal, mais autrement composé en date du 30 juin 2008. L’enjeu de la fascination de la peine de mort, vient d’être présent lors d’un époustouflant et passionnant procès. 47 coups de couteau pour les 47 portables volés. L’épouvantable et monstrueux assassinat de la forêt dite du «El-Ihoudi », située dans la commune de Benabdelmalek Ramdane, relevant de la daïra de Sidi Ali, située à 35 km du chef-lieu de wilaya Mostaganem, en date du 8 décembre de l’année 2007, aux environs de 21h30mn, lorsque la victime a reçu 47 coups de couteau dans l’ensemble des parties du corps, de la part de son boucher, a été jugée par le tribunal criminel présidé par Bettayeb Abdelaziz, assisté des assesseurs Madame Chanïor Fatima Zohra, présidente de chambre correctionnelle et Boudjida Naïma conseiller auprès de la cour. Le ministère public représenté par le procureur de la République prés tribunal de Ain Tedlès Dechira El Hadj, lors d’un procès époustouflant et remarquable par les faits qui se sont déroulés, ce jour de cet abominable drame. Selon l’arrêt de renvoi, dont lecture faite par le chef greffier Souag Houari, l’accusé K. Mansour, après avoir invité la nommée B. Chahrazed, une étudiante de 3ème année de droit, et en compagnie de son ami. Ils se sont rendus à la forêt “du juif” après avoir consommé quelques bières, l’accusé s’est acharné sur son ami (la victime) en lui portant aveuglément 47 coups de couteau jusqu'à ce que mort s’en suive. Une fois son forfait accompli, il s’empara du Caba qui se trouvait dans la malle, contenant 47 portables, et la somme de 7 millions de centimes. Par la suite ce meurtrier, avait remis à sa compagne ses habits maculés de sang, afin de faire disparaitre toutes traces, ainsi que le couteau du crime. Accusé d’homicide volontaire, avec préméditation, et guet-apens, d’association de malfaiteurs, réprimés par les articles 176, 177, 254 ,255 ,256 ,257 et 261 du code pénal, K. Mansour appelé à la barre, a raconté son propre scénario, sous prétexte que son épouse entretenait des relations avec la victime. C’est en constatant la photo de ma femme au niveau du portable de la victime, que je suis devenu furieux dira cet accusé en quête d’idées pour se défendre. Comment nous expliquer que les objets volés (47 portables) se trouvaient en votre possession ? Que même vos sous-vêtements étaient imbibé de sang demanda le président ! Qui tout au long des débats, n’a cessé de poser de sérieux problèmes à l’accusé, par des questions pertinentes, claires et précises. Quant à la co-accusée F. Chahrazed, a tenté de se disculper, dans la mesure où elle avait peur de tout. Pourquoi n’avez vous pas dénoncé l’assassin, poursuit le président ? J’avais peur répondit l’accusée. Pourtant vous êtes sortie en pleine nuit d’hiver habillée en jean et basket pour vous rendre avec l’accuse et la victime, à la forêt, répliqua le président. Par ailleurs pouvez-vous nous expliquer, la raison pour laquelle l’accusé vous a remis la somme de 2,3 millions de centimes et 23 portables ? Tout au long des débats, les deux accusés n’ont cessé de se confondre, et se contredire dans leurs déclarations. La partie civile représentée par maître Bhih Halima, a mis en exergue l’ensemble des éléments qui ont caractérisé cet assassinat, le crime d’honneur ne tient pas, dira cette avocate. Le représentant du ministère public, Dechira El Hadj, lors d’un émouvant réquisitoire, a donné un large aperçu sur les éléments contenus dans le dossier, tout en signalant, que l’accusé a préparé son coup, bien avant, par le fait que depuis le 05/12/2007 plusieurs communications téléphoniques ont été enregistrées entre l’accusé et la victime, par le biais du téléphone fixe, afin de ne pas laisser de traces. Aujourd’hui, l’accusé vient commettre un autre crime, par le fait qu’il accuse son épouse d’adultère. Pour ce qui est de la co-accusée elle a participé implicitement à cet horrible drame, les blessures au bras et à la jambe, démontrent que la victime a essayé de se défendre. Au terme de ce long et passionnant réquisitoire, Hadj Dechira requiert la peine de mort à l’encontre de K. Mansour, 20 ans de réclusion criminelle et 10 ans pour F. Chahrazed, et laisse le soin au tribunal de statuer sur le cas de M. Khaled accusé d’avoir reçu les 2,3 millions de centimes de la part de F. Chahrazed, sans doute pour les dissimuler. Au terme des délibérations, le tribunal confirme le réquisitoire du procureur général et prononce la peine de mort à l’encontre de K. Mansour, et 10 années de réclusion criminelle pour la co-accusée F. Chahrazed, quant à M. Khaled, il a été acquitté. Il y a lieu de remarquer, que cette affaire a déjà été jugée par le même tribunal, mais autrement composé en date du 30 juin 2008. Et que l’accusé a été condamné à la peine de mort, sa complice F. Chahrazed à 3 ans de prison ferme. Aujourd’hui elle revient de la Cour suprême après cassation, par les parties incriminés et condamnés. Certes, il ne nous est pas permis de discuter un verdict, et encore moins de donner un quelconque avis, mais est-il que l’acharnement de l’assassin sur sa victime, pourrait bien avoir un mobile bien plus profond. Ne dit-on pas que la vérité reste au fond du puits?

S.A.A
Mardi 19 Octobre 2010 - 00:01
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