REFLEXION

L’ANCIEN GOUVERNEUR DE LA BANQUE D’ALGERIE LE CONFIRME : "Vers une nouvelle dépréciation du dinar en 2015"

L’auteur du livre la Martingale Algérienne (2011) sur la situation économique en Algérie n’est autre que l’ancien Gouverneur de la Banque d’Algérie M. Abderrahmane Hadj Nacer, dans un entretien accordé à TSA où il a confirmé que : « Le dinar ne s’arrêtera pas de se déprécier. Dès que l’on a des dinars excédentaires, on ne les garde pas en dinars. On les convertit en or, en devises ou en pierres, le tout à l’étranger ».



D’après son analyse économique qui fait suite à la panique des baisses des cours du pétrole; une prochaine nouvelle dépréciation du dinar algérien est inéluctable en l’an 2015. Une possibilité qui n’est pas du tout à écarter dans le contexte macroéconomique mondial avec la chute des cours du baril de pétrole. En économie, une dépréciation est une perte de valeur d'un bien, ou plus généralement d'une monnaie. En comptabilité générale, une dépréciation est la constatation comptable d'une moins-value probable sur un élément d'actif. Une monnaie subit une dévaluation lorsque les autorités monétaires décident d'abaisser son taux de change par rapport à une monnaie de référence, ou un panier de monnaie. La dévaluation vise à augmenter la compétitivité économique, en rétablissant un équilibre, par une correction du déséquilibre étant apparu (déficit commercial). Les effets prévisibles sont de deux natures : Dans un premier temps, la baisse de la valeur de la monnaie nationale fait augmenter le prix et la valeur des importations, effectuées dans d'autres monnaies en euro pour le cas de l’Algérie. Cet « effet prix » dégrade la balance commerciale. Et c’est justement ce que craignent les citoyens premiers consommateurs des produits vendus sur le territoire national. Selon l’ancien Gouverneur, il s’agira de diversifier les placements, notamment dans les achats d’actifs, à travers un fonds souverain propre à l’État. « Il faut acheter des ensembles cohérents, qui servent une politique industrielle du pays par exemple ». « Il faut le faire intelligemment pour ne pas que ce soit perçu comme une agression par les marchés. Une attitude offensive peut être perçue positivement, du moment que nos objectifs sont affichés et transparents, dans le cadre de la politique économique du pays. On peut le faire en accord avec les pays où l’on veut investir, pour ne pas que ce soit mal perçu » a-t-il avancé. Plusieurs opérateurs économiques ont commencé à intégrer une probable baisse de la valeur officielle du dinar par rapport aux autres devises dans leurs négociations commerciales.

AZZI S. Mohsen
Dimanche 28 Décembre 2014 - 09:21
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ACTUALITÉ
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