REFLEXION

L’ANALPHABETISME EN ALGERIE : Une enquête nationale pour établir un état des lieux

Des chercheurs ont insisté, jeudi à Oran, sur le lancement d’une enquête nationale pour établir un état des lieux de l’analphabétisme en Algérie, lors d’une table ronde sur "les politiques de l’alphabétisation en Algérie: état des lieux et perspectives".



Lors de cette rencontre organisée par le Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (CRASC) en partenariat avec l’UNESCO Algérie à l’occasion de la journée mondiale de la lutte contre l’analphabétisme, célébrée cette année sous le thème "Lire le passé pour écrire le futur", ils ont souligné l’importance de multiplier les études, les recherches et les enquêtes pour cerner ce phénomène complexe qu’est l’analphabétisme. Les statistiques les plus récentes datent de 2008. Elles ont été faites dans le cadre du recensement de l’Office national des statistiques (ONS). Le taux d’analphabétisme avoisinait les 22 % selon cet organisme, alors que des statistiques moins officielles (celle de l’association "Iqraa") estiment qu’il a baissé à 14% en 2015, a indiqué le consultant expert en éducation et formation auprès de l’UNESCO, Lakhdar Baghdad. Ce spécialiste, qui a occupé pendant de longues années des postes de responsabilité dans le domaine de l’éducation, a indiqué que l’analphabétisme est différemment répandu avec des wilayas très touchées citant l’exemple de Djelfa qui comptaient en 1998 plus de 47% d’analphabètes et d’autres beaucoup moins dont Alger avec un taux de 1%). Ce décalage nécessite d’étudier le phénomène d’une manière adaptée, ce qui permettra d’apporter des réponses et les solutions appropriées, a-t-il suggéré. M. Baghdad a, par ailleurs, estimé que la stratégie nationale d’alphabétisation tracée par le gouvernement algérien 2007 n’a pas atteint son objectif final, qu’est l’éradication de ce phénomène en 2016, soulignant qu'il y a une partie de la population, notamment les femmes, qui demeure encore touchée. Pour lui, il est indispensable de prendre en charge les analphabètes de la tranche d’âge 16-25 ans et de s’assurer que tous les enfants intègrent l’école et y restent au moins jusqu’à l’âge de 12 ans. Dans ce même ordre d'idées, le chercheur Mohamed Miliani du CRASC et l'université Oran 1 s’est désolé de l’absence de réglementation qui sanctionne les parents qui ne scolarisent pas leurs enfants.

Ismain
Vendredi 9 Septembre 2016 - 17:19
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ACTUALITÉ
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