REFLEXION

L’ALGERIE, UNE NATION FIERE DE SES FILS : Que pèse encore l’amour de la Patrie chez les Algériens ?

La classe politique nationale, en Algérie en tant que classe politique, existe-t-elle vraiment ? Assurément non et oui, car que dire quand des anciens politiciens de la Révolution sont marginalisés, des militants patriotes sont écartés d’une manière abusive de l’ancien parti politique FLN, que feu Boudiaf avait qualifié de parti décédé en 1962 ! Du côté de l’opposition.



L’ALGERIE, UNE NATION FIERE DE SES FILS : Que pèse encore l’amour  de la Patrie chez les Algériens ?
Que dire aussi du Parti Hamas qui siège en accord avec les deux partis qui partagent le pouvoir ? Que dire aussi de la Secrétaire Générale du Parti des Travailleurs, Mme Louisa Hanoune qui accuse et soutient en même temps le pouvoir et revendique des élections anticipées ? Hanoune qui en 1977, criait haut et fort à la fraude électorale des législatives, mais elle continue de siéger au Parlement et perçoit le traitement mensuel de 45 fois plus que le Smig des travailleurs. Pour ne rien ajouter à ce peuple sinon de ne pas sentir la lourdeur d’un pouvoir d’achat qui a brisé le dos des Algériens appauvrit ou à un RCD qui n’avance pas dans son opposition et s’accroche uniquement au centre. Comme tous les députés, Sénateurs, ministres et toute la Nomenklatura du sérail. Quelle immonde horreur ! Voilà le résultat de 49 ans de gouvernance ! L’Algérie est donc bel et bien à la croisée des chemins. Après 49 ans de gouvernance le même système revient chaque fois quand la rue commence à se remuer, le mot réformes, reprend la part du lion pour prendre un nouveau départ, une nouvelle recette avec des vieilles marmites, Un pouvoir qui prend en otage toute une révolution de 132 années et s’autoproclame ‘’famille Révolutionnaire’’. Or tous les Algériens font partie de cette famille Révolutionnaire, à l’exception des traitres, des collaborateurs et des Harkis qui sont d’ailleurs connus. La ‘’politiquerie ‘’ mesquine et traîtresse, la démocratie à la RND et FLN, la liberté antinationale d’une certaine presse, ont amené l’Algérie bien trop loin… A la pauvreté d’une large population, à la construction illicite, aux départs massifs des jeunes vers l’autre rive, à un enseignement médiocre, au suicide quotidien, au banditisme d’une mafia qui s’est accaparée du lien d’import-export, à la corruption au sein de la plus haute hiérarchie. A la dilapidation des biens du peuple. Le plus étrange, dans tout ce qui arrive à la majorité pauvre des Algériens est cette extraordinaire chape de silence qui leur est tombée dessus par des ‘’missiles’’ d’augmentation des prix des produits de première nécessité, par des ‘’Canons’’ qui tirent pour propager l’inflation, par les bombardement quotidiens d’une ‘’hogra’’ administrative envers ce pauvre citoyen, qui pour seulement se faire délivrer son extrait de naissance à la mode dit ‘’S12’’ il doit exécuter un parcours du combattant et vivre un calvaire pendant des jours. Alors qu’à Tunis ou Rabat ou Nouakchott, on délivre ces documents à la minute !! Comme il est indiqué, nous butons, nous les Algériens chaque fois sur des problèmes déjà entrevus ou rencontrés en passant dans le cours du même développement sur les crises de croissance ou ‘’ maladies infantiles de l’indépendance’’ preuves, de l’imbrication des diverses composantes d’un processus de cette ampleur dont il est difficile d’isoler les éléments constitutifs en action accélérée. Preuve aussi que même lorsque une société donnée ne souffre pas manifestement, c’est-à-dire au grand jour, de ces « contretemps » ou de ces péripéties contrariantes dans le court terme, elle n’en traînera pas moins les conséquences qui, bien plus tard, pourraient connaître la décomposition sinon la gangrène généralisée. Et ce, d’autant plus, que les facteurs mis en cause paraissent innocents, surtout au regard du moralisme hypocrite de certains, parce que l’on se fie trop à la vigueur supposée de la société et non à son implacable exigence. Mais nous avons évoqué aussi l’insidieuse autorité de la tradition qui remplit le vide idéologique –ou même spirituel quand il s’agit de la religion – imprudemment resté béant autant par excès d’autosatisfaction que par tricherie, puisque seule la tradition dite sacrée (au sens propre du mot) pourrait prétendre à l’absolu, selon un certain consensus. Dans le rapport au monde vécu (périls, souffrances, épreuves endurées, victoires ou revers, etc.), dans la motivation socioculturelle inhérente, au prix que l’on attache aux traditions menacées ou dominantes, aux attitudes devant la mort, l’exil, le sacrifice. Ainsi il va de soi que de ce point de vue là seulement, l’Islam vécu ou ressenti ou défendu par un Salah Eddine Al Ayoubi ou un Emir Abdelkader, n’avait pas beaucoup à voir avec ce qui s’appelle de ce nom dans l’Algérie actuelle par exemple, où il existe plus de mosquées luxueuses et « d’innovations » suspectes dans Les questions les plus logiques, les interrogations les plus innocentes. Alors qu’une propagande est déclenchée par certains médias pour faire ‘’tambour’’ rien ne les prédestinait à jouer un tel rôle. Nous insistons toujours à dénoncer les crimes contre l’humanité des autres. Mais dans un pays si riche comme l’Algérie par rapport à sa population, obliger une relève qui est la jeunesse à prendre le large à bord de chaloupes de fortune faisant face à une aventure mortuaire et suicidaire, s’immoler par le feu n’est –ce pas un crime contre l’humanité ?. Aussi quand le plus haut salaire mensuel dépasse les 100 millions de centimes et le SMIG arrêté à 15 000 da, et faire travailler les universitaires au filet social, n’est-ce pas un crime ? Pendant que le baril du pétrole atteint les cent dollars, et le pipe- line du gaz naturel alimente plusieurs pays européens, le kilo de la sardine atteint les 500 da. Alors que le sucre et l’huile provoquent des émeutes ! L’Algérie est certes notre amour, mais reste t-il aux Algériens appauvris ne pouvant supporter un pouvoir d’achat à la ‘guillotine, un cœur pour aimer ????

A. Ben Brik
Mardi 28 Juin 2011 - 10:27
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