REFLEXION

L’AFFAIRE STH SONATRACH AORAN : 8 ans de prison ferme contre le DG et le DT



L’AFFAIRE STH SONATRACH AORAN : 8 ans de prison ferme contre le DG et le DT
Le tribunal d’Arzew a rendu mercredi son verdict dans l’affaire STH dite des flexibles, en prononçant la peine de huit ans de prison ferme contre le DG et le DT de STH alors que les peines de cinq, six et sept ans ont été retenues contre les trois autres cadres impliqués. Par ailleurs, le DFC, le DRH et le chef de sécurité interne se trouvant sous liberté provisoire ont été relaxés. Il y a lieu de rappeler que le procureur avait lors du procès de l’audience passée requis la peine de huit ans ferme à l’encontre de tous les mis en cause. Il convient également de rappeler que le protocole d’accord portant création de la société d’exploitation des terminaux marins Sonatrach et les directeurs des sociétés portuaires de Skikda, Arzew et Bejaia avec un capital d’un milliard de dinars, 60% revenant à Sonatrach, 20% à l’entreprise portuaire d’Arzew, 15% à celle de Skikda, les 5% restants revenant à l’entreprise portuaire de Béjaia. Cette affaire éclatera le 26 novembre de l’année écoulée où huit cadres de STH/ Sonatrach sont interpellés. Cinq parmi ces derniers ont été écroués. Il s’agit du PDG de la STH, le directeur régional de l’ouest, le directeur technique, le directeur adjoint ainsi que le responsable juridique. D’autre part le DFC, le DRH et le chef de la sécurité interne ont bénéficié de la liberté provisoire. Le prévenus devaient répondre du grief de détournement de deniers publics, passation de marchés publics douteux en violation de la réglementation en vigueur passation de marché sans appel d’offre, ni national ni international, surfacturation, acquisition d’un lot d’équipements destinés à la sécurité interne de la société et pratique d’influence. Les faits concernent une surfacturation d’un matériel destiné à la sécurité interne. L’expertise en cours de cette enquête avait démontré que la valeur de l’équipement acquis ne représente même pas le dixième de la valeur déclarée qui fut de 2 millions d’euros, comme il est important de souligner que les deux rapports d’expertise décidée lors de l’instruction avaient conclu qu’aucun gonflement dans les comptes n’a été enregistré. Les mis en cause soutiennent que leurs démarches étaient dans les règles et obéissaient au texte en vigueur la circulaire ministérielle A 408 R 15 du 12 octobre 2004 « défini le recours de gré à gré sous certaines conditions, une urgence qui fut expliquée dans ce cas par la détérioration du matériel en place et l’impérativité de le changer car représentant un grave danger. Une thèse qui sera reprise par la défense lors de ses plaidoiries. Par ailleurs on saura que même les épouses des mis en cause ont été entendues sur certains comptes bancaires ouverts à l’étranger. Rappelons que c’est la deuxième affaire importante qui vient ainsi éclabousser Sonatrach. Le directeur général d’Aval Sonatrach avait été condamné dans une affaire de passation de marché non conforme à la législation et abus d’autorité à la peine de trois ans de prison ferme.

N. Bentifour
Samedi 2 Octobre 2010 - 00:01
Lu 843 fois
RÉGION
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 04-12-2016.pdf
2.87 Mo - 04/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+