REFLEXION

L’AFFAIRE SONATRACH ENI SAIPEM : L'ombre de Chakib Khelil !

Même si déjà, les noms de certaines personnalités algériennes sont déjà divulguées dans l’affaire Sonatrach Eni Saipem", y compris l’ex- ministre Chakib Khelil - «la loi algérienne n'autorise pas la justice de le faire si ce n'est de les inculper officiellement." Le procureur général du conseil des juges d’Alger, a confirmé dans un communiqué, que l'enquête judiciaire sur la question de« Sonatrach 2, sera traitée rapidement, une fois le magistrat atteindra les résultats des commissions rogatoires internationales». Donc, Chakib khelil n’est pas encore accusé dans l’affaire prescrite. !



L’AFFAIRE SONATRACH ENI SAIPEM : L'ombre de Chakib Khelil !
Qui est Chakib Khelil ? Le nom de l’    ancien    
                ministre de l’Energie et des mines, Chakib Khelil est depuis quelques semaines cité dans les affaires de corruption qui secouent Sonatrach. Depuis certaines personnalités politiques nationales réclament qu’il soit entendu par la justice. Le rôle de Khelil dans l’affaire Sonatrach embarrasse au plus haut sommet de l’Etat algérien. Chakib Khelil, aujourd’hui âgé de 74 ans, il bénéficie, en 1959, d’une bourse du FLN afin de poursuivre ses études en France. Après l’indépendance, il obtient, en 1964, une nouvelle bourse pour un doctorat à l’université du Texas, aux États-Unis, où il rencontre sa future épouse, Najat Arafat, d’origine palestinienne. Son diplôme en poche, il revient en Algérie au début des années 1970 où il est recruté par Sonatrach comme  un de ses conseillers du feu  président Boumediene, chargé de la direction de la Valorisation des hydrocarbures (Valhyd), une structure chargée de prospective en matière pétrolière. En  1978, Il est recruté par la Banque mondiale, où il s’occupe des dossiers pétroliers, notamment latino-américains. En 1999, il est nommé ministre  de l’Énergie et en même temps PDG du groupe pétrolier Sonatrach.Débarqué du gouvernement en 2010, Khelil se reconvertit dans le consulting. Il crée à Londres Mantral Ltd, puis s’associe, à Vienne, en février 2012, avec le Nigérian RilwanuLukman, l’Irakien IssamChalabi et le Libyen ChokriGhanem (mort quelques mois plus tard dans la capitale autrichienne) pour créer CGKL Associates. Fort de son expérience, il propose ses services aux organisateurs des grands forums pétroliers et gaziers dans toutes les régions du monde.Les premières révélations En 2010 un câble de WikiLeaks décrit même Khelil comme le principal responsable de “la culture de la corruption” dans la gestion du groupe pétrolier algérien. Ses dix années de règne sur les hydrocarbures en Algérie ont été émaillées de scandales financiers et de révélations fracassantes sur une généralisation de la prévarication dans les passations de marché entre Sonatrach et ses partenaires étrangers. Selon un cadre du groupe algérien, il supervisait directement tout contrat passé entre le géant pétrolier et les compagnies étrangères. “Plus de 1 600 contrats paraphés durant l’ère Khelil sont frappés de suspicion. Sonatrach ne pouvait pas acheter un stylo sans que le ministre ne donne son accord”, confie un ancien cadre devenu consultant international. Khelil a mis en place un système qui lui permettait d’avoir la mainmise sur toutes les opérations financières du groupe public. En janvier 2010, une enquête menée par le Département du renseignement et de la sécurité, révélait des opérations frauduleuses qui entraîneront la mise en examen de Mohamed Meziane, alors PDG de Sonatrach, l’incarcération de ses deux fils ainsi que de deux vice-présidents du groupe. Interpellé à l’époque par la presse algérienne, Khelil rétorque avoir appris l’existence de ces malversations et de l’enquête du Département du renseignement par voie de presse qui a révélé le scandale. Plusieurs scandales de gestion  sont entraînés  par Khelil : la réfection du siège du groupe pétrolier à Ghermoul, à Alger, la construction du nouveau siège du ministère de l’Énergie, les TwinTowers de style mauresque au Val d’Hydra, sur les hauteurs de la capitale. Quand il inaugure ce bâtiment, en février 2006, le président Bouteflika, en coupant le ruban, il se tourne vers Khelil et lui lance “tout ça pour ça !”. Avait-il eu vent des inexplicables surcoûts provoqués par la réalisation des TwinTowers ? Probablement.  A un enquêteur, Mohamed Meziane, présenté comme le “yes man” par un câble de WikiLeaks, avait déclaré, en décembre 2010 : “Je ne suis rien à côté de Chakib Khelil, à qui je ne pouvais rien refuser.
 

Ismain
Dimanche 10 Mars 2013 - 08:46
Lu 2686 fois
A LA UNE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 01-12-2016.pdf
3.59 Mo - 30/11/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+