REFLEXION

L’AFFAIRE DES MOINES COMME MOYEN DE PRESSION :Serait-elle liée à des considérations économiques



L’AFFAIRE DES MOINES COMME MOYEN DE PRESSION :Serait-elle liée à des considérations économiques
Au-delà de son aspect judiciaire, l'affaire des moines de Tibéhirine a pris des allures politiques et diplomatiques, avec l'implication publique de Nicolas Sarkozy. Le président français serait mécontent des décisions prises par le gouvernement algérien en matière de politique économique. Et ce n’est par esprit de représailles qu’il met dans le devant de la scène cette affaire des moines trappistes, dans le but d’atteindre Ouyahia. C’est de l’aberration politique pure et simple.


Jeudi, le président français, commentant une nouvelle fois l'affaire, a eu des propos énigmatiques. Il a seulement exclu des tensions avec son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika. « Pourquoi voulez vous qu'avec le président algérien, nos relations s'en trouvent bouleversées », a-t-il dit en marge du sommet du G8 en Italie. Comprendre : ce n'est pas le président algérien qui est visé. Selon nos informations, le Premier ministre Ahmed Ouyahia pourrait être la principale cible de la campagne judiciaire et médiatique déclenchée en France autour de l'affaire des moines de Tibéhirine. En 1996, année de l'assassinat des sept religieux, M. Ouyahia était en effet Premier ministre. Même si son implication directe dans la gestion du dossier n'est pas établie, il était de fait le principal interlocuteur officiel des autorités françaises. Promise par Nicolas Sarkozy, la levée du secret défense en France sur l'affaire pourrait conduire à une mise en cause direct de M. Ouyahia dans cette affaire. Selon nos sources, les manœuvres visant Ouyahia sont liées à des considérations économiques et accessoirement à des aspects de politique intérieure algérienne. Les dernières décisions du gouvernement Ouyahia en matière d'investissement, notamment celles obligeant les entreprises d'importation étrangères à céder 30% de leur capital à un partenaire local, ont été très mal accueillies en France. Ces mesures concernent en effet essentiellement des fleurons de l'économie française, comme les constructeurs automobiles Renault et Peugeot. Les Français se plaignent également d'être systématiquement écartés des gros contrats signés en Algérie. La semaine dernière encore, Airbus a perdu la compétition face à Boeing pour l'équipement de Tassili Airlines. A Paris, Ahmed Ouyahia est considéré comme un « antifrançais ». Or, l'actuel Premier ministre est bien placé pour succéder à Abdelaziz Bouteflika à la tête de l'Etat. Un scénario que les Français voudraient éviter au risque de s'immiscer un peu trop directement dans les affaires algériennes. La France a toujours tendance à vouloir diriger ce qui ne lui appartient pas. Cette influence de jadis, n’est plus de mise, et la seule option pour la France pour qu’elle soit respectée, est de considérer ses partenaires africains, notamment l’Algérie, comme partenaire à part égale et se doit de le respecter. Fini cette prétendue tutelle sur l’Afrique.

Ahmed-Mehdi
Samedi 11 Juillet 2009 - 21:08
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ACTUALITÉ
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