REFLEXION

Kharrouba : une plaine enchanteresse.



Il est un endroit quelque part à Mostaganem qui sommeille dans son tréfonds par sa végétation vierge et sauvage, qui aurait laissé des souvenirs d’une épopée scindée entre son amour pour la citée et sa passion narcissique ou se personnalise l’image de son passé, et qui s’appelle Kharrouba. Elle est située à l’est de la cité dont l’histoire est richissime tant au plan naturel par l’explosion des ses genets, épousant harmonieusement et inséparablement la saison printanière pour former une bellissime fresque ressemblant à un immensément grand tapis, clairsemé par la marguerite des champs et des coquelicot dans un ensemble bariolé de couleurs vives, resplendissantes voire ignéscentes par la pénétration délirante du paysage. Cette plaine qui se laisse indéniablement bercée et emprisonnée à la fois entre la cité par l’invétéré quartier de Tigditt et la plage de Sidi Abderrahmane el Majdoub. C’est l’endroit le plus convoité et connu des autochtones et aborigènes de Mostaganem. Renommée en tant que telle historiquement pour demeurer une région préhistorique et néolithique par la découverte d’outils remontant à l’époque et qui reflètent l’âme de ces précieux vestiges par leur exposition aujourd’hui au musée d’Ahmed Zabana d’Oran.
Kharouba c’est aussi l’histoire indéfectible de la colonisation pour avoir abriter nationalistes et combattants en plus des casemates qui servaient de refuge, d’entraînements et de fabrication de bombes artisanales. Nous retrouvons aujourd’hui quelques vestiges de ce passé des hommes et de la nature défiant le temps et qui nous interpelle à chaque occasion pour revendiquer son entité que l’homme vient d’interrompre par son infini égoïsme et son mépris pour mettre fin à cette quiétude qu’elle a acquise depuis les ages.
Un tel panorama subjuguant par sa magie et son attirance faisait la joie des citadins pendants les week end et les jours fériés tel un parc d’attraction ou s’entremêlait tout un enchaînement inséparable d’humains avec la nature pour n’en faire qu’ un tout indivisible dans une ambiance colorée et empreinte d’une jouissance

Réflexion
Lundi 9 Février 2009 - 01:02
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MOSTAGANEM
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