REFLEXION

Khadra-Mostaganem : Il s’est fait délivrer un extrait d’acte de naissance et un acte de décès le même jour

Un père déclare son fils décédé, alors qu’il est bien vivant à Khadra.



Khadra-Mostaganem : Il s’est fait délivrer un extrait d’acte de naissance et un acte de décès le même jour
Pour s’opposer au mariage de son propre fils, le père aurait osé déposer une requête auprès du tribunal de Sidi Ali par laquelle il aurait déclaré officiellement le décès de son fils Hadef Mohamed et aurait sollicité un jugement pour transcrire le décès au niveau du service de l’état civil de la mairie de Khadra. Chose faite le 4 Avril 2007.

Comment qualifierions-nous cet acte? De l’ignominie, de la turpitude, de la monstruosité, de l’avilissement? Et Dieu sait ce qu’on pourrait citer encore comme qualificatifs. Venant d’un père, je dirai tout simplement, c’est de « la laideur morale ». Le début de cette abracadabrante histoire remonte à plusieurs années déjà. Les faits vont nous révéler de la manière la plus cruelle, l’inconscience et l’irresponsabilité des parents du petit Mohamed, acte condamnable à plus d’un titre. Ces indélicats parents ont abandonné leur enfant à l’âge de cinq ans. Une situation qui a mis leur progéniture, âgé maintenant de 23 ans, dans une situation atrocement douloureuse et qui l’a marqué à vie. L’histoire commence par la condamnation du père de Mohamed, à l’époque pour une affaire de droit commun à sept ans de prison ferme. A la suite de son incarcération, la mère de nationalité marocaine est repartie vers le Maroc en abandonnant son fils chez sa grand-mère paternelle à Khadra dans la wilaya de Mostaganem. Le petit enfant, a vécu avec sa grand-mère quatre années à l’issue desquelles, son père a été libéré de prison. Mais au lieu de prendre en charge son petit garçon et lui assurer sécurité et protection et surtout l’amour paternel en l’absence de la mère, l’indélicat père aurait pris une autre direction en se remariant sans se soucier aucunement de l’avenir du petit garçon, l’abandonnant pour la seconde fois à sa grand-mère. Peu de temps après, et comme le malheur n’arrive jamais seul, c’est la mamy qui est rappelée par son Créateur. Et c’est à partir de là que commenceront les véritables ennuis du petit Mohamed, qui va s’en charger pour son éducation et sa scolarisation ? Personne ! Aussi incroyable que cela puisse paraître, personne ne l’avait pris en charge, même pas son propre père. Alors, est venue l’heure de l’errance et des nuits blanches. En adolescent, il décida de quitter carrément l’Algérie et d’aller rejoindre sa mère installée au Maroc. Il y séjourna trois mois et retourna à sa commune natale Khadra, où il s’établira définitivement. Le 10 Janvier 2007, Mohamed se marie pour peu que sa situation sociale soit stable. Ayant eu vent de l’information faisant état du mariage de son fils, le père et pour des raisons absolument obscures, s’était opposé catégoriquement à cette alliance, ne voulant rien savoir, il était pleinement décidé à faire avorter toutes les démarches entreprises en ce sens. C’est ainsi qu’à l’insu de tout le monde, il déposa une requête auprès du tribunal de Sidi-Ali, pour la transcription par jugement du décès de son fils Hadef Mohamed. Après la durée légale de la procédure et sans que personne ne le sache, un jugement du 11 avril 2007, ordonnant la transcription du décès de Mohamed, fut transmis au service de l’Etat civil de la commune de Khadra. Officiellement donc Mohamed est décédé. Seulement, les choses vont se corser par la suite. En effet, après avoir célébré son mariage, Mohamed avait reçu un ordre d’appel pour rejoindre son unité d’affectation dans le cadre du service national. Etant marié, le jeune soldat devait formuler une demande de dispense du Service National au niveau du Commandement de son corps. Au moment de l’enquête sociale entreprise par la brigade de gendarmerie nationale de Khadra, il s’est avéré que le dossier en question transmis par les autorités militaires, appartenait à une personne décédée. Aussi et suite à une minutieuse enquête sociale, Mohamed a été reconnu soutien de famille et par conséquent libéré des rangs de l’Armée. Toutefois, d’autres investigations devraient être menées pour élucider les tenants et les aboutissants de cette affaire de transcription de décès. Notons que Mohamed, est actuellement en possession d’un extrait d’acte de naissance ( Acte n° 213 avec mention de mariage datant du 10 janvier 2007), comme étant vivant et marié, et un acte de décès comme étant officiellement décédé ( Acte de décès n° 13 suivant jugement du Tribunal de Sidi-Ali du 11 avril 2007). L’acte de décès délivré le 14 mai dernier, en notre possession mentionne le décès en 1992, ne comportant ni le jour ni le mois du décès. Le comble dans toute cette histoire et indépendamment de l’acte répréhensible commis par le père, les agents du service de l’état civil de la mairie de Khadra n’ont rien vu, si ce n’est l’enquête sociale dont avait fait l’objet Mohamed, les choses auraient pris une autre tournure. Voici un individu dont le comportement n’est pas digne d’un père, non seulement il l’avait abandonné toute sa vie, rendant sa vie d’enfance en un véritable cauchemar, et comme si cela ne lui suffisait pas, il le tue. Oui, c’est la seule expression valable, sachant que son fils était bien vivant et qu’il allait fonder un foyer.


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Samedi 20 Juin 2009 - 08:32
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