REFLEXION

KHADRA :La forêt de Khadra menacée par une catastrophe écologique

Khadra est considérée comme la commune la plus boisée de toute la wilaya. Une importante surface de son territoire est un domaine forestier. D’ailleurs, la commune tire son nom de cette verdure qui caractérise la région (Khadra signifie « verte ») puisqu’elle est implantée au milieu d’une forêt.



KHADRA :La forêt de Khadra menacée par une catastrophe écologique
L’expansion galopante du tissu urbain est un atout à valoriser mais ces conséquences néfastes commencent à menacer l’environnement et à inquiéter les citoyens.
La forêt, située à quelques mètres de la sortie ouest de Khadra, abrite un écosystème d’une rare beauté dans toute la région. Elle représente un lieu de villégiature et de détente d’une extrême utilité pour les autochtones.
Malheureusement, ce patrimoine écologique subit une pollution qui va en s’amplifiant. Sur plusieurs centaines de mètres carrés, une mare d’eaux usées ternit la vue. Elle est le rejet final du réseau d’assainissement du chef lieu de la commune et des hameaux limitrophes. Chaque jour, Le site reçoit les rejets, domestiques et industriels, d’une population dépassant les 5000 âmes. La scène est à déplorer puisque le tableau n’est guère reluisant. Des centaines d’arbres, essentiellement des Eucalyptus, envahies par les eaux usées, ont péri et se sont transformés en bois cloués dans la mare. Des plumes de pigeons et d’oiseaux marins indiquent que des volatiles ont sûrement péri des retombées de cette pollution. C’est lamentable. La nature du terrain abritant cette mare d’eaux usées est sableuse, ce qui permettrait l’infiltration en profondeur, constituant un facteur de contamination des eaux souterraines. Dans les parages, on constate plusieurs exploitations agricoles qui renferment une dizaine de puits pour l’irrigation des cultures maraichères. Vu l’extension urbanistique du village, des centaines de logements sont implantés à moins de 500 mètres du lieu de la catastrophe. Les habitants se plaignent des odeurs nauséabondes et de la prolifération des moustiques. Ils déclarent qu’en période de haute chaleur, la vie devient intenable. En plus, un complexe sportif de proximité est situé à une vingtaine de mètres de là. A ce sujet, on apprend l’existence d’un projet de réalisation d’une station d’épuration qui sera réalisé à Sidi Laadjel. La station sera destinée à collecter et traiter les eaux usées de toute la commune mais le projet tarde à voir le jour. Donc la solution existe, mais si elle n’est pas mise en exécution très rapidement, des destructions d’une partie de la faune caractéristique des lieux seront irréversibles. En attendant la prise en charge de cette catastrophe écologique, l’environnement se dégrade davantage et la forêt s’effrite de plus en plus en perdant de sa surface vitale et utile.

Abdelwahab Adda
Mardi 22 Décembre 2009 - 09:46
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MOSTAGANEM
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