REFLEXION

Justice et presse



Etrange cette affaire qui oppose Liliane Bettencourt, son gestionnaire de fortune Patrice de Maistre, au journal en ligne Mediapart. En effet, cette affaire ressemble étrangement à celle ayant opposé et qui oppose toujours le maire d’Ain-Boudinar dans la wilaya de Mostaganem au journal « Réflexion ». Le journal en ligne Mediapart a diffusé des enregistrements audio-pirates, suggérant de possibles fraudes fiscales dont Eric Woerth, ministre du travail serait impliqué. C’est d’ailleurs dans le même sens que le journal Réflexion à Mostaganem, avait alerté l’opinion publique d’une tentative de corruption. Seulement, dans l’affaire de Médiapart, le tribunal de Paris a jugé que les révélations publiées par le journal en question relèvent « de la publication d’informations légitimes et intéressent l’intérêt général », donc, une source considérée à juste titre comme fiable pour pouvoir ouvrir une information judiciaire contre x. Malheureusement, cela n’a pas été le cas pour l’auteur de l’article paru dans réflexion, qui a été condamné à six mois de prison ferme. Pour la justice française, cette information est d’intérêt public, pour la nôtre elle fait partie ni plus ni moins de la pure diffamation, acte répréhensible puni par la loi. Sous d’autres cieux, on appelle ce comportement du juge, l’ouverture d’une information judiciaire, même sans preuves, car il y va de l’intérêt général et le parquet est appelé à jouer ce rôle de protection de la société et des biens publics. Dans un pays où les institutions sont fortes, dont les assises sont bien solides, il ne s’agit là que d’une complémentarité dans le cadre des missions assignées à chaque pouvoir. La presse se fait un devoir de mettre à jour les scandales politico-financiers pour permettre justement à la justice de faire son travail dans la transparence et la sérénité. Réflexion a toujours agi dans ce sens, sa ligne directrice, a été toujours et restera éternellement fidèle à ses convictions et à ses principes qui consistent à combattre tous les fléaux sociaux y compris la corruption qui a pris dans notre pays une ampleur telle, qu’il est impossible aujourd’hui d’ouvrir plusieurs front à la fois pour lui couper ses tentacules du fait qu’elle a gangréné pratiquement l’ensemble des secteurs d’activité. Mais, le plus important, c’est de regarder vers l’avenir et faire en sorte que la presse et la justice fassent cause commune pour faire de ce beau pays, un paradis pour ses enfants et ses petits enfants et non pas se dresser les uns contre les autres. Les séquelles de la tragédie nationale sont encore visibles, il est temps pour nous tous, de travailler la main dans la main, pour faire face à ces nouveaux fléaux qui gangrènent notre société. Si réflexion, a atteint aujourd’hui sa vitesse de croisière, ainsi que sa place dans l’échiquier médiatique national, c’est pour la simple raison qu’il agit dans l’intérêt général. Espérons bonne ouïe.

Amara Mohamed
Jeudi 8 Juillet 2010 - 00:01
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CHRONIQUE
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