REFLEXION

Jusqu’à quand ?



Jusqu’à quand ?
Comme chaque année, on assiste au même scénario. A l ‘approche du mois sacré de Ramadhan, le gouvernement songe à importer de grandes quantités de viandes rouges pour faire face à la demande spécifique de ce mois sacré. Faute bien sûr de production nationale et à défaut d’importer de la viande fraîche, l’Etat décide d’importer cette année pas moins de 10 000 tonnes de viande congelée. La viande congelée s’impose sur le marché comme produit incontournable pour les ménages algériens et ce malgré les prix qui restent assez élevés mais inférieurs à ceux de la viande fraîche. L’importation en elle-même serait une solution pour régler le problème, certes, non, mais elle demeure l’unique recours pour y remédier à une situation qui n’a pas trouvé encore de solution durable et pérenne. L’Etat, au lieu de mettre en place les mécanismes d’une politique de production de viandes rouges, notamment bovine et faire en sorte à, ce que le pays soit doté de tous les moyens matériels dans le cadre des nouvelles technologies en la matière, se confine dans sa stratégie d’importation à chaque fois que le besoin se fait sentir. Les quantités de viandes importées, visiblement faibles par rapport à la consommation nationale qui est de 320 000 tonnes par an, ne peuvent pas avoir d’impact sensible sur les prix pratiqués, quoi qu’elles permettent une certaine régulation du marché livré à lui-même, à des spéculateurs et à des intermédiaires de tout bord. Les prix des viandes a toujours connu des hausses vertigineuses à la veille du mois de Ramadhan, au même titre d’ailleurs que tous les autres produits alimentaires. Les familles algériennes veulent, tradition oblige, durant ce mois sacré, bien manger et se permettre quelques largesses quitte à s’endetter, mais avec les prix pratiqués, elles n’arrivent pas, elles ont du mal à joindre les deux bouts pendant toute l’année, que dire du mois de Ramadhan. Quoi qu’il en soit, il reste inconcevable qu’un pays comme l’Algérie, de vocation agricole de surcroît n’arrive pas à subvenir à ses besoins ou à une autosatisfaction alimentaire, notre pays dispose des meilleurs terres fertiles qui puissent exister de par le monde, la main-d’œuvre y est présente, l’argent est disponible, les techniciens chôment, les spécialistes de la question n’en manquent pas, alors où réside le problème? C’est dans le politique, ses mauvaises, perception et vision des choses, son incompétence, son manque de maîtrise de la situation. Il préfère gérer ses ressources comme un père de famille, c'est-à-dire au jour le jour, sans se soucier de l’avenir de sa famille, encore moins de celui des générations futures, après moi c’est le déluge. C’est ce que semble nous dire le politique. A se demander pourquoi cet égoïsme et cette partialité dans la décision politique ? Ici, nous n’avons abordé qu’un infime problème, conséquence d’une mauvaise gestion des affaires publiques nationales qui nous a paru d’actualité, le pays est confronté à des problèmes d’ordre majeur, dont seul le politique en est entièrement responsable.

Amara Mohamed
Dimanche 7 Mars 2010 - 10:20
Lu 493 fois
CHRONIQUE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 07-12-2016.pdf
3.31 Mo - 06/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+