REFLEXION

Journée nationale des handicapés : Une prise en charge qui reste insuffisante.

A l’occasion de la journée nationale des handicapés, il est intéressant de revenir à cette frange de notre société, qui reste très marginalisée malgré les tentatives de prise en charge par les pouvoirs publics, qui restent insuffisants, c’est la raison pour laquelle qu’il est plus que normal qu’on en parle.



Journée nationale des handicapés :  Une prise en charge qui reste insuffisante.
Dans notre société aborder le problème des handicapés, est presque tabou et cette journée nous permet de revenir sur ces personnes et sur leurs situations qui demandent un intérêt particulier. En cette journée du 14 mars, nous parlerons de la Trisomie 21 pour mieux connaître cet handicap, mais avant d’y revenir, il est important de mettre en exergue cette journée consacrée aux handicapés. Cette catégorie soumise à toutes les vicissitudes liées aux graves conséquences et livrer à elle même, que se soit au niveau des structures d’accueils ou des centres médicaux sociaux. Il existe des centres certes mais sous équipés voire défaillants, personnels sous qualifiés, manque d’appareillages adéquats, spécialistes en rééducation, et comble de l’ironie pour une ville comme Mostaganem impossible de trouver un orthophoniste pour les Trisomiques 21, nécessaire à ces patients bien spécifiques. Les centres en majorité sont devenus des endroits de parcage pour ces enfants ou aucune structure spécialisée n’est été aménagée, afin de spécifier les catégories des différents handicaps pour le suivi de ces enfants. Dans la wilaya de Mostaganem quelques associations activent bénévolement, pour aider ces enfants handicapés physiques et mentaux. la journée internationale des handicapés, viens nous rappeler momentanément cette frange de la société laissée pour compte, alors qu’une Convention sur les droits des personnes handicapées, a été adoptée par l’Assemblée générale des nations Unies, pour donner une nouvelle impulsion au statut des personnes handicapées. En principe la Journée internationale des handicapés vise à promouvoir l’insertion et assurer une vie descente dans le respect et dans la dignité, avec tous les aspects de la vie et la pleine et égale participation à la société, tel qu'il est établit et adopter par l'Assemblée générale en 1982. Mais comment peut on assurer cette vie de dignité sans moyens financiers, et sans structures adéquates. La plus part de ces handicapés viennent de familles pauvre ou à revenus modestes et qui n’ont droit à aucune indemnisation, mis à part pour ceux qui n’ont aucun revenu et qui perçoivent un montant dérisoire, de qui se moquent on. Cette Journée relative aux handicapés doit être basée sur l'égalité, de l’aide financière et matérielle des pouvoirs publics, avec des programmes et des projets pour les handicapés et seul l’état peut le leur garantir. Cela aussi doit s’inscrire dans un programme d’apprentissage, du comportement et le tout éducatif, avec une prise en charge totale dont les alternatives restent à inventer. La wilaya de Mostaganem nous constatons malheureusement qu’aucune attention n’est de mise pour les enfants handicapés mentaux, qui sont orientés, vers les secteurs médico-sociaux, ou ils se perdent dans le clivage politique qui met ces handicapés à rééduquer, dans un circuit qui n’en finit pas aggravés par l’inefficacité d’un système, qui ne tient d’aucun compte de leurs situation. Constat fait des centres médicaux sociaux, ou la négligence est de rigueur, des médecins incompétents qui n’ont aucun sens du devoir et qui ne se pointent qu’à partir de 10h30 11h, alors que les patients et leurs parents attendent dés 8 heures du matin, parfois même avant pour les gens qui habitent loin. Voir ce spectacle affligeant et cet enchevêtrement de gens se débattrent avec leurs enfants, qui ne tiennent pas en place ajoutant au stress de ces parents en détresse voilà l’image réel d’un système médical déshonorant, pour ces handicapés. Pour le côté Humanitaire, il faut repasser pour ces parents qui subissent les contrecoups par le calvaire vécus. Des parents désarmés devant le sort qui s’acharne sur eux et sur leurs enfants, n’ayant à leurs dispositions ni moyens ni possibilité de pouvoir faire quelque chose. A Mostaganem, une autre catégorie attire l’attention, celle des personnes trisomiques, un handicap qu'il faut l’expliquer succinctement. La Trisomie 21 (ou syndrome de Down pour les Anglo-saxons) d’origine chromosomique ( Terme Scientifique), n’a été mise en évidence qu’en 1958 par les docteurs Raymond Turpin, Jérôme Lejeune et Marthe Gautier. C’est une anomalie congénitale qui se caractérise dans 95 % des cas par la présence d’un chromosome 21 surnuméraires d’où le nom de Trisomie 21 libre. Son diagnostic se fait par l’étude des chromosomes ou caryotype. Elle se caractérise par une diminution du tonus musculaire ou hypotonie et une déficience mentale, qui varie d’un individu à l’autre. Cependant une bonne éducation, avec un soutient médical et un suivi constant dans un centre spécialisé permet de faire émerger leurs compétences et leurs singularités. L’enfant Trisomique à la naissance sa taille est normale mais sa croissance ralentit dans les premières années et la taille définitive est souvent inférieure à la taille normale (en moyenne 1 m 45 à 1 m 50 pour les filles et 1 m 55 à 1 m 60 pour les garçons). Cet handicap a d’autres effets secondaires, tels que la (myopie, hypermétropie) ou de convergence oculaire troubles. Le développement psychomoteur est retardé avec des variations individuelles importantes. Il existe aussi chez eux une déficience intellectuelle, liée au capital génétique mais aussi à l’éducation, à l’apprentissage, à l’environnement, à la famille et l’entourage. La raison pour laquelle un dépistage très tôt peu aider ces enfants à devenir autonome plus ou moins. D’autres pathologies peuvent majorer les difficultés dues à la trisomie 21 : cas de troubles, modification du comportement, repli sur soit, régression des acquis, de fatigabilité. La prise en charge doit être entreprise, avec une kinésithérapie précoce, qui aidera l’enfant dans sa tonification et son développement neuro-moteur. Le suivi doit être rigoureux dés l’âge de la marche et même au de la de l’adolescence. L’importance des difficultés intellectuelles est variable, car il existe chez l’enfant trisomique, une lenteur particulière à traiter l’information et à produire une réponse, à une question, à une action. La scolarisation d’un enfant présentant un handicap est en général source d’espoir pour les parents, elle offre des possibilités d’ouverture sur les autres pour sa réinsertion et aussi nécessaire par le suivi aux différentes étapes de sa vie de cet enfant par des personnes compétentes dans la Trisomie 21. il ne faut pas oublier qu’un enfant trisomique a conscience de son handicap très tôt. Certains enfants trisomiques peuvent présenter des troubles du comportement de type autistique qui doivent être pris en charge et peuvent nécessiter des pédagogies adaptées, la raison pour laquelle l’orthophonie est conseillée . Cette journée internationale des handicapées se doit d’être porteuse d’espoir par une véritable démarche humaine aux sens propre du terme et non pas un slogan vide et creux juste pour cette journée, puis retomber dans l’oubli. L’action sociale en vers ces handicapées se doit d’intervenir pour aider cette catégorie et surtout les parents qui ne finissent pas d’en baver, car le facteur parentale est tés important si les moyens sont disponibles, avec un minimum de décence octroyé.

Benyahia Aek
Samedi 14 Mars 2009 - 00:00
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