REFLEXION

Journée mondiale du diabète : Le calvaire du jeune diabétique Rabie

AMPUTE DE SA JAMBE A L’AGE DE 14 ANS



Journée mondiale du diabète : Le calvaire du jeune diabétique Rabie
C’est en 97, alors qu’il n’avait que 14 ans (né le 08/08/88), que les médecins détectent son diabète. Vivant dans une situation précaire puisque orphelin de père alors que la mère est au chômage, c’est grâce à l’association « Nor El Amel » qu’il arrivait à se procurer ses médicaments. Il lui aura fallu deux ans, c'est-à-dire en 99, pour avoir sa carte de soins pour diabétique avec laquelle, il arrive à se procurer uniquement de l’insuline. En 2001, à l’âge de 18 ans, il s’inscrit au niveau de la DAS pour bénéficier d’une allocation de 1000 dinars. Sa santé se détériore et le 24 octobre 2009, il est amputé d’une jambe. Cette journée est à marquer d’une pierre noire pour le jeune Abbes Rabie car cette amputation aurait pu être évitée si le jeune pouvait se payer la « Vibramicine », un médicament qui coutait 1000 dinars la boite et à l’époque, il lui fallait 8 boites, Rabie ne pouvait se permettre ce luxe ! Une petite blessure à l’orteil, lui a valu une gangrène du pied et l’amputation était inévitable. Son calvaire ne s’arrête pas là puisque juste après avoir quitté l’hôpital, il est confronté aux problèmes de la bureaucratie, son dossier est déposé au niveau de la sous direction de la DAS d’Ain-Tédelès en février 2010, il est resté en souffrance jusqu’au 22 décembre 2010, ce n’est qu’à cette date qu’il est convoqué pour le contrôle médical, c'est-à-dire plus de dix mois d’attente. A l’issue de ce contrôle, il a été classifié handicapé à 100%, après cela, il a du attendre une nouvelle fois jusqu’au mois de mai 2011 pour que sa carte soit établie, et 5 autres mois, c'est-à-dire en septembre 2011 pour être en possession de sa carte. Pour cela Rabie a du se déplacer une vingtaine de fois et cela lui a causé plusieurs contraintes, et notamment le problème du transport et les problèmes financiers.
Cette catégorie de citoyens, a besoin de plus d’attention car fragilisée moralement et physiquement, ils sont sensibles à toute forme de discrimination. Ce genre de déboire accroit leurs souffrances et se répercute sur le côté moral et même physique. Le jeune Rabie perçoit la pension de 3000 dinars alors qu’en tant qu’handicapé à 100%, il a droit à une pension de 4000 dinars, il interpelle les responsables concernés afin de se pencher sur son cas.

Mihoub
Lundi 14 Novembre 2011 - 10:30
Lu 460 fois
MOSTAGANEM
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 01-12-2016.pdf
3.59 Mo - 30/11/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+