REFLEXION

Journée mondiale de la liberté d'expression – 2009 :La liberté d’expression est un droit humain fondamental



Journée mondiale de la liberté d'expression – 2009 :La liberté d’expression est un droit humain fondamental

Comme le stipule l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de l’ONU, la liberté d’expression est un droit humain fondamental. Il convient de rappeler ce principe, surtout en cette année qui marque le 60ème anniversaire de la Déclaration.


A l’occasion de la celébration de la  Journée mondiale de la liberté de la presse 2009, l’UNESCO souhaite examiner comment la liberté des médias et l’accès à l’information s’inscrivent dans l’objectif de développement plus large de l’autonomisation des populations. L’autonomisation est un processus sociopolitique multidimensionnel qui permet aux individus de prendre en main leur destin. Cet objectif ne peut être atteint que par l’accès à une information exacte, fiable et impartiale, reflet du pluralisme d’opinions, et en offrant aux populations les moyens de communiquer verticalement et horizontalement, et donc de participer activement à la vie de la communauté.


Liberté d’expression, accès et autonomisation


La liberté de la presse au service de l’autonomisation


Pour que les citoyens puissent prendre part au débat public et placer les gouvernements et les autres acteurs devant leurs responsabilités  éléments clés de la démocratie participative, ils doivent avoir accès à des médias libres, pluralistes, indépendants et professionnels. La communication et le dialogue entre les différents membres de la société ne s’établissent pas forcément de manière naturelle, comme on pourrait le croire. Les médias sont un moyen d’accès à l’information et un moteur du dialogue.


Le rôle des médias communautaires


De nombreux organes d’information ont pris des mesures pour favoriser la participation de l’audience et sont donc devenus plus accessibles aux populations qu’ils servent. Cependant, c’est dans les médias communautaires que l’accessibilité et le ciblage prennent leur plein sens. À l’heure actuelle, la radio est le média communautaire le plus répandu dans le monde en développement, car les coûts de production et d’accès sont faibles, elle peut couvrir des zones étendues et n’exclut pas les populations analphabètes.


L’accès à l’information


L’information peut modifier la vision que nous avons du monde qui nous entoure, de notre place dans le monde et la façon dont nous organisons notre vie pour tirer le meilleur parti de nos ressources locales. La prise de décision factuelle peut transformer radicalement nos perspectives politiques, sociales et économiques. On peut interpréter le droit d’accès à l’information dans le strict cadre juridique de la liberté de l’information émanant d’organismes publics, ou bien dans un sens plus large englobant la circulation de l’information émanant d’autres acteurs. Dans ce dernier cas, il est intrinsèquement lié à la liberté d’expression. L’accès à l’information. L’information peut modifier la vision que nous avons du monde qui nous entoure, de notre place dans le monde et la façon dont nous organisons notre vie pour tirer le meilleur parti de nos ressources locales. La prise de décision factuelle peut transformer radicalement nos perspectives politiques, sociales et économiques. On peut interpréter le droit d’accès à l’information dans le strict cadre juridique de la liberté de l’information émanant d’organismes publics, ou bien dans un sens plus large englobant la circulation de l’information émanant d’autres acteurs. Dans ce dernier cas, il est intrinsèquement lié à la liberté d’expression. La liberté de l’information, qui favorise la transparence, a des répercussions directes sur la lutte contre la corruption, qui à son tour a un impact tangible en matière de développement. Comme le répétait l’ancien président de la Banque mondiale, James Wolfensohn, la corruption des gouvernements est le principal obstacle au développement et un secteur des médias indépendant le premier instrument pour combattre la corruption publique.


Les fondements de la prise de décision informée


L’information est pouvoir. La liberté de l’information et la liberté d’expression s’opposent à la concentration de l’information entre les mains d’une minorité. Il n’en reste pas moins vrai que toute information est sujette à interprétation. C’est pourquoi le rôle centralisateur d’un secteur des médias pluraliste et ouvert est crucial pour apporter un éclairage sur les différents problèmes. En ce qui concerne l’autonomisation des citoyens, la liberté de l’information est au cœur d’une démocratie participative. Que l’on songe aux conséquences d’un électorat non informé se rendant aux urnes ; que l’on songe aux conséquences d’une restriction ou d’une manipulation de l’information en temps de crise politique ou de conflit ethnique. La liberté de l’information confère un véritable sentiment d’appartenance au sein de la société et donne par conséquent un sens au concept de citoyenneté.


L’accès en pratique


La liberté de l’information n’en garantit pas l’accès. Même si les gouvernements utilisaient l’e-gouvernance pour mettre leur information en ligne et devenaient des modèles de transparence, les populations ne seraient pas plus autonomisées pour autant si elles ne disposent pas des moyens d’accéder à cette information. La connexion à Internet et les ressources informatiques sont devenues des outils indispensables pour garantir un libre accès à l’information. C’est un moyen d’avoir accès aux actualités nationales et internationales ou tout simplement d’offrir une pluralité d’options médiatiques. L’absence de connexion ou d’équipement met en évidence la fracture numérique et le fossé dans l’accès au savoir entre les pays développés et en développement. Mais y compris au niveau national, des groupes risquent d’être de plus en plus marginalisés s’ils n’ont pas accès à l’information sur Internet. Il ne faut pas sous-estimer l’importance de l’accès aux technologies et aux infrastructures, qui manquent encore cruellement dans beaucoup de régions du monde. Quelle peut bien être la signification des concepts de « révolution numérique » ou de « société de l’information » pour 80 % de la population mondiale qui n’a pas accès aux services de télécommunications de base, ou pour les quelque 860 millions de personnes analphabètes, ou encore pour les 2 milliards d’habitants de la planète qui n’ont pas l’électricité ? C’est pourquoi la réduction de la fracture numérique dans tous les domaines est une priorité pleinement justifiée. Apprendre à utiliser les nouvelles technologies, c’est-à-dire développer la formation à la maîtrise de l’information et l’éducation aux médias, doit être un objectif prioritaire, dans la mesure où ces progrès touchent au domaine de l’accès et du partage de l’information.


Conclusion:


Garantir la liberté des médias dans le monde entier est une priorité. Des médias indépendants, libres et pluralistes sont le pivot de la bonne gouvernance dans les jeunes démocraties comme dans les plus anciennes. Des médias libres sont des garants de la transparence, la responsabilisation et l’État de droit. Ils favorisent la participation au débat public et politique, ils contribuent à lutter contre la pauvreté. Un secteur des médias indépendant tire son pouvoir de la communauté qu’il sert et confère en retour à cette même communauté le pouvoir d’être un partenaire à part entière dans le processus démocratique. La liberté de l’information et la liberté d’expression sont les principes fondateurs d’un débat ouvert et informé. Les nouvelles technologies vont continuer à évoluer et permettre aux citoyens de participer à la construction de leur environnement médiatique et d’accéder à une pluralité de sources. L’association de l’accès à l’information et de la participation des citoyens aux médias ne peut que contribuer à renforcer le sentiment d’appartenance et l’autonomisation.


La liberté de la presse en quelques dates


1789


La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen proclame en son article 11 : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre des abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ».


1881


La France consacre le principe de liberté de la presse dans la loi du 29 juillet 1881. La loi prévoit un régime administratif propre à la presse écrite, la définition de diverses infractions (diffamation, provocation aux crimes et délits etc.) visant à instituer un équilibre entre la liberté d’expression et la protection des personnes, l’établissement d’un régime de responsabilité pénale spécifique et la mise en place d’un régime procédural particulier.


1993


La Journée mondiale de la liberté de presse est instaurée par l’Assemblée générale des Nations Unies en décembre 1993. Si l’on célèbre cette année la 19e Journée mondiale de la liberté de la presse, c’est parce que l’on remonte à 1991, année du séminaire pour le développement d’une presse africaine indépendante et pluraliste organisé à Windhoek, en Namibie, qui a conduit à l’adoption de la Déclaration de Windhoek sur la promotion de médias indépendants et pluralistes.


1997


Création du Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO-Guillermo Cano destiné à distinguer une personne, une organisation ou une institution qui a contribué d’une manière notable à la défense et/ou à la promotion de la liberté de la presse où que ce soit dans le monde, surtout si pour cela elle a pris des risques. En 2007 par exemple, il a été décerné à titre posthume à la journaliste russe Anna Politkovskaya.


2006


Le Conseil de sécurité des Nations unies adopte, le 23 décembre 2006, la résolution 1738 sur la protection des journalistes dans les conflits armés. Cette résolution réaffirme la nécessité de prévenir les actes de violence à l’encontre des journalistes et de juger les auteurs de ces violences quand elles n’ont pu être empêchées.


2008


L’association française Reporters sans frontières lance, le 12 mars 2008, la première Journée internationale de la liberté d’expression sur Internet. L’opération vise à attirer l’attention sur les cyberdissidents qui sont actuellement derrière les barreaux « pour avoir usé de leur droit d’expression sur le Web ». Journée internationale de la liberté d’expression. Hommage aux 100 journalistes assassinés entre 1993 et 1997. La liberté d’expression se paie très chère en Algérie contrairement à ce que pensent à tort ceux qui sous-estiment l’intégrité, l’engagement et le courage de la presse Algérienne. En cette occasion, au nom de l’ensemble de la famille de la presse, nous tenons à rendre hommage encore une fois  à tous les journalistes assassinés par les hordes criminelles entre 1993 et 1997.










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Dimanche 3 Mai 2009 - 01:24
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ACTUALITÉ
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