REFLEXION

Jeux dangereux



La saison estivale a été ouverte officiellement, il y a trois semaines, au niveau de l’ensemble des villes côtières du pays. L’Etat a mis à la disposition des responsables locaux de grosses sommes destinées à l’aménagement des sites en vue d’assurer aux citoyens les meilleures conditions possibles d’hygiène et de sécurité pour leur permettre de passer des vacances dans un climat paisible et serein. Or ce ne fut pas le cas à Aïn El-Türck où une fillette, âgée d’à peine 10 ans, avait trouvé la mort après avoir été heurtée par un Jet-ski. Un accident impardonnable car il ne s’agit pas d’un fait banal ou de pur hasard. Venue avec ses parents pour profiter des bienfaits de la mer après une année scolaire bien remplie, la petite Kheïra ne reprendra le chemin de l’école à la prochaine rentrée scolaire. Hélas ! Le destin avait-il voulu ainsi ou est-ce la fatalité ? Combien même ce triste accident pourrait être qualifié d’involontaire et quelle que soit la peine requise à l’encontre de sont auteur, il n’en demeure pas moins que nous nous trouvons en face d’une situation critique. La règlementation existe même pour les situations les plus inimaginables, mais est-elle toujours appliquée afin de garantir l’ordre et le respect des personnes, sans exception et sans distinction aucunes ? Ce n’est d’ailleurs pas l’unique fois que de tels accidents se produisent et en tous lieux. Quand ce n’est pas en mer, c’est sur la route et ce, par manque de vigilance, de prudence et surtout de responsabilité. Certains citoyens, quels que soient leurs âges, dès lors qu’ils sont à bord de leurs engins, voire même sur un deux roues, oublient souvent qu’ils ne sont pas seuls sur un lieu quelconque, tout comme en mer ou sur la plage. Bien des jeux organisés en bord de mer sont dangereux même si à priori ils n’en ont pas du tout l’air. Le jeu de ballon par exemple n’est peut-être pas à considérer comme étant dangereux, mais dès lors qu’il dérange le repos des estivants, qui très souvent le reçoivent en pleine figure pendant qu’ils déjeunent ou font la sieste, cela devient agaçant et peut provoquer des prises de bec. De cette manière les estivants sont agressés alors qu‘ils sont venus pour se détendre et oublier un peu les désagréments quotidiens de la ville. Il y a lieu aussi de noter l’usage d’appareils diffusant de la musique à outrance à toute heure de jour comme de nuit. En ville on assiste au retour des Kards, ces gros engins à quatre grosses roues, qui font un bruit assourdissant. De tels engins sont-ils réellement autorisés à circuler en ville ? Le respect d’autrui semble être écarté des principes de la vie communautaire. Petit à petit, soit par insouciance, soit par mépris des règles régissant la société, l’individualisme a fini par prendre le dessus et rendre caduques les lois garantissant la sécurité d’autrui.

M. Bentahar
Dimanche 26 Juin 2011 - 10:31
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CHRONIQUE
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