REFLEXION

JOURNNEE MONDIALE DE L'ENFANCE : L’enfance maltraitée



JOURNNEE MONDIALE DE L'ENFANCE : L’enfance maltraitée
Le phénomène de la maltraitance des enfants n’est pas propre à l’Algérie. Partout à travers le monde, plus particulièrement dans les grandes villes où la densité de la population dépasse les normes, les premières victimes sont les enfants.Il est évident que ce phénomène diffèré d’un pays à un autre en fonction de plusieurs critères. Si dans certains pays occidentaux on accorde beaucoup plus d’importance à l’enfance et à l’adolescence, notamment en ce qui concerne leur prise en charge psychologique et éducative des lors qu’ils sont en danger, chez nous la situation semble quelque peu ignorée malgré l’existence de textes juridiques. De 1962 à ce jour l’Etat a consenti d’énormes efforts en matière de prise en charge de cette tranche de la population victime de toutes sortes d’agressions, de violences et de sévices. En matière de scolarité et de formation professionnelle les structures existent afin que chaque enfant ait la possibilité de poursuivre une scolarité normale et ou une formation afin d’acquérir un métier s’il est exclu du système scolaire pour des raisons indépendantes de sa bonne volonté. Malgré tout cela le phénomène des enfants livrés à eux-mêmes victimes d’une situation dont ils ne sont guère responsables, semble prendre de l’ampleur pour diverses raisons à savoir :habitat précaire, situation socioéconomique de la famille désastreuse liée au chômage ,famille nombreuse, promiscuité, exode rural suivi de l’inadaptation à la vie en milieu urbain, l’irresponsabilité des parents, comportement des parents (en particulier le père)déviant etc…Si L’Islam accorde une importance capitale à l’éducation des enfants et leur place dans la cellule familiale ,la réalité est tout autre. Cela peut être dû à l’ignorance des parents ou à leur indifférence vis-à-vis de leurs enfants. De tout temps la punitions a été une culture dans l’éducation des enfants transmise de génération en génération. « On le frappe pour son bien », disait - on. De ce fait, l’éducation de l’enfants commence dés le bas âge et avec elle le cortège des brimades, de regards sévères, de cris et de discipline stricte pour arriver enfin au contact physique. Les parents vont accentuer la violence pour qu’elle devienne incontrôlée .Et pour se justifier ils diront qu’ils ont été eux aussi victimes de violence parentale .Au cours de son développement psycho affectif l’enfant va structurer une personnalité opposante et masochiste par rapport au châtiment .Quant aux répercussions psychologiques, elles peuvent aller d’un simple refus ou difficulté scolaire à un retard dans la scolarité qui peut évoluer avec l’âge vers un comportement délinquantiel ainsi que des réactions psychosomatiques. Dans ce cas de figure les parents présentent leur enfant comme étant difficile et incapable d’assimiler le plus simple de ses cours. Ils ne diront jamais qu’ils l’ont maltraité .Lui même n’osera pas en parler, pensant que c’est pour son bien qu’on le punit. C’est ce qu’on lui fait croire d’ailleurs. Cela n’explique nullement que le droit algérien ne protège pas l’enfant des mauvais traitements dont il est victime de la part des ses parents et des tiers de ce fait une série de mesures notamment en ce qui concerne le code de procédure pénale qui réserve ,dans son article 444,tout un chapitre intitulé livre III, à la protection de l’enfant .L’ordonnance 72/3 du 10-02-1972 ayant trait à la protection de l’enfance et de l’adolescence vient compléter le texte suscité en matière de prise en charge de ces derniers lorsqu’ils sont poursuivis pour des délits commis. Le législateur algérien s’est toujours préoccupé des besoins essentiels de l’enfant. Pour ce faire l’Etat algérien a relativité la convention relative aux droits de l’enfant. Les article 5.19 et 20 de ladite convention stipulent :L’état se doit de protéger l’enfant de toutes sortes de mauvais traitements à savoir la consommation et la commercialisation de drogue ,la mise au travail avant l’âge requis, les violences sexuelles de les l’enlèvement et la vente d’enfant ,la privation de liberté etc. L’article 330,section 3,du code pénal prévoit une peine de prison allant jusqu'à un an de prison, suivie d’une amende ,à l’encontre de l’un des parents qui exposeraient la santé, la sécurité et la vie de son (ses/enfant(s))à un danger quelconque .Nous savons de nos jours, que les enfants et les adolescents des deux sexes sont victimes de violences et d’agressions en tous genres à savoirs :coups et blessures, agressions et attouchements sexuel, viol ,inceste, pédophilie, pornographie (avec l’évènement de l’internet et du portable ce fléau prend de l’ampleur)infanticides abondons ;enlèvements et séquestrations. Il est à signaler que même au niveau des établissements scolaires les enfants sont sujets à des punitions et des mauvais traitements allant des coups en passant par les insultes et les humiliations de la part de certains enseignants irresponsables. Le premier juin de chaque année ne doit pas être consacré à des conférences uniquement ou toutes sortes de manifestations éphémères. Le travail à entreprendre est un travail en profondeur tendant à la sensibilisation des parents d’une part et les personnels de l’ensemble des institutions éducatives chargées de la prise en charge de l’enfant d’autre part. Ce travail doit être entouré d’un suivi psychologique afin de favoriser aux mieux le développement et l’épanouissement de l’enfant.

M.Bentahar
Mardi 1 Juin 2010 - 10:16
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