REFLEXION

JOURNEE NATIONALE DU DIABETIQUE: M. Hamiti Ali, Président d’association “El Amel” d'Aïn Tadeles à Réflexion

Il n'y a pas de meilleur endroit qu'un chez soi pour rencontrer ses pairs. Il en est ainsi dans l'Algérie profonde. M. Ali Hamiti nous a reçu chez lui, car dit-il, il est un honneur que d'ouvrir ses portes à ceux qui lui ont ouvert leurs cœurs et colonnes, un jour où il reçut l'agrément d'El Amel, son association des diabétiques. Son thé est très sucré comme le veut la recette ancestrale et la manière de faire. C'est qu'il n'est point diabétique et son hobby est d'être au service des diabétiques.



JOURNEE NATIONALE DU DIABETIQUE:  M. Hamiti Ali, Président d’association “El Amel” d'Aïn Tadeles à Réflexion
Réflexion : Depuis novembre, votre association agit dans la légalité.
Ali Hamiti : Effectivement, nous avons reçu l’agrément d'El Amel, l’Association des diabétiques d’Aïn Tadeles. Depuis le 9 novembre dernier, grâce à la compréhension de M. le wali de Mostaganem et de son directeur de la réglementation et de l’administration générale, les diabétiques de la daïra d’Aïn Tadeles ont trouvé une oreille à l’écoute et une main tendue.
Réflexion : Depuis novembre. Donc vous existez depuis moins de six mois. Nous vous reconnaissons votre énergie et votre bonne fréquentation. Qu’avez-fait en six mois ?
Ali Hamiti : Tout d’abord, six c’est trop court pour un bilan. En six mois, nous avons rencontré deux fois le chef de daïra d’Aïn Tadeles, trois fois le président de l’Apc d’Aïn Tadeles et je souligne qu’ils nous ont accueillis à bras ouverts et sont prêts à aller avec nous jusqu’à la réalisation de nos objectifs. Nous avons été gratifiés le 18 février d’un bureau à Aïn Tadeles.
Nous avons notre site internet et encore plus, nous sommes rejoints petit à petit sur facebook. Plus encore parmi les membres de l’association le docteur Belhamiti Belkacem qui exerce au niveau de l’hôpital d’Aïn Tadeles et Khelil Nasreddine, un membre actif de l’association locale des donneurs de sang. Je ne pense pas que quelqu’un va dire qu’il ne nous a pas retrouvés.
Notre association, contrairement à d’autres, compte des membres bien-portants qui ont décidé d’alléger les souffrances des autres. Ils ont d’autres obligations et grignotent du temps alloué à leurs familles et proches pour venir en aide à leurs prochains.
Réflexion : A combien estimez-vous le nombre de diabétiques sur le territoire dans la daïra d’Aïn Tadeles ?
Ali Hamiti : Nous ne sommes qu’à nos débuts, nous n’avons pas encore les moyens nécessaires pour recenser nos diabétiques, mais nous estimons que leur nombre oscille entre 8 et 12% de la population qui est d’environ 60000 âmes, soit 5000 à 6000 atteints. Ces chiffres s’inscrivent dans la moyenne nationale selon des sources médicales locales.
Réflexion : Quelles sont vos priorités ?
Ali Hamiti : Nos priorités sont pour l’instant le dépistage, la prise de conscience chez la population de la gravité de la maladie qui gagne du terrain, les limitations des hospitalisations et des amputations, la vulgarisation de la maladie qui est due dans la majorité des cas à des facteurs environnementaux et comportementaux, enfin apprendre au malade à se prendre en charge. L’épidémie doit paraître pour le patient une simple maladie que l’on peut vaincre. Les diabétologues, nutritionnistes, ophtalmologues, médecins généralistes, psychologues, tout le personnel médical et paramédical, les associations ainsi que les familles et les proches des diabétiques doivent jouer leur rôle comme il se doit. C’est l’accompagnement du patient qui allège ses souffrances.
Réflexion : Quelles sont vos urgences, M. Hamiti ?
Ali Hamiti : Il est urgent que notre association se dote de locaux spacieux et adéquats où nous pourrons accueillir toutes les franges de la population, c'est-à-dire femmes, enfants, vieillards, jeunes et moins jeunes malades et aussi des bien portants pour les conseils et dépistage. Ensuite, nous avons besoin de matériel d’investigation et d’appareillages dont nous doterons à titre individuel ou collectif nos malades afin de surveiller leur glycémie et éviter les complications. Sachez que des diabétiques souffrent sans le moindre soin et sans la moindre couverture sociale. Enfin, nous devons coûte-que-coûte atteindre les plus démunis dans les zones les plus reculées de la daïra.
Réflexion : Quels sont vos objectifs ?
Ali Hamiti : Imaginez une Maison du Diabétique à Aïn Tadeles avec ses ramifications dans les autres communes. C’est notre objectif, inchallah. Un rêve qui peut se réaliser avec l’aide de toutes ces bonnes volontés qui nous soutiennent moralement au moins.
Réflexion : Qu’avez-vous préparé pour la journée du 24 mars 2011, considérée comme la Journée Nationale du Diabète ?
Ali Hamiti : Avec nos maigres moyens, nous irons réconforter nos malades à l’hôpital d’Aïn Tedeles, nous nous réunirons afin de mettre en œuvre notre plan d’action pour cet été.
Réflexion : Un dernier mot.
Ali Hamiti : Qu’Allah allège les souffrances de nos enfants, nos frères et sœurs malades, les guérisse car il n’y a pas de meilleur guérisseur que Lui. Je remercie le directeur-général de Réflexion, M. Belhamideche Belkacem, qui nous a toujours ouverts ses colonnes ainsi que son personnel et tous les lecteurs de ce journal si proche de cette foule d’Algériennes et d’Algériens et dont il est la voix.



Benatia
Mercredi 23 Mars 2011 - 23:01
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