REFLEXION

JOURNEE NATIONALE DU CHAHID DU 18 FEVRIER : Que retiennent les jeunes générations de cette date historique ?

Aujourd’hui mercredi 18 février le pays entier célèbre la Journée Nationale du Chahid, pour la 26ème fois depuis son institution parmi les fêtes nationales. Le secrétaire général de l’Organisation nationale des enfants de chouhadas (ONEC), Tayeb Lahouari, a réaffirmé, à Mostaganem, la détermination de son organisation à rester fidèle au message du chahid et à défendre la sacralité de la Proclamation du 1er Novembre 1954, mais à l’occasion de cet évènement important dans l’Histoire de l’Algérie la question de l’héritage du sens et la charge émotionnelle que soulève ce symbole dans la conscience des jeunes générations, se pose par les temps actuels avec acuité.



Mis à part le programme officiel des commémorations à l’échelle nationale établi par les hautes autorités du pays (auxquelles sont habitués les citoyens), nous essayons dans cette contribution de cerner le legs de nos martyrs morts pour l’Algérie et l’impact de ces dates nombreuses dans le calendrier national, qui font référence à la Glorieuse Révolution du 1er Novembre 1954 dans l’imaginaire de nos jeunes concitoyens censés avoir appris la valeur du sacrifice pour la patrie à l’école Républicaine. Sur le plan des officiels, le secrétaire général de l’Organisation nationale des enfants de chouhadas (ONEC), Tayeb Lahouari, a souligné que la génération actuelle doit relever plusieurs défis dont ceux ayant un rapport avec la préservation de l’identité et son renforcement, face aux tentatives de porter atteinte à cette dimension et aux valeurs de la Révolution du 1er Novembre 1954. M. Lahouari a appelé les jeunes à accorder plus d’intérêt à la formation et à s’approprier les technologies de la communication pour contribuer à l’écriture de l’Histoire nationale et à sa préservation. Le secrétaire général de l’ONEC a également réitéré son appel à la France pour reconnaître les crimes commis à l’encontre du peuple algérien. Cette conférence a vu la présence des secrétaires de bureaux communaux de l’ONEC, d’enfants de chouhadas et de membres de la famille révolutionnaire de la région. Depuis 1989, la journée du chahid a été fixée au 18 février en référence à la date de création de l’Organisation Spéciale « OS », qui a été le prélude à la lutte armée. Le 18 février est aussi la date à laquelle, en 1957, la « question algérienne » a été présentée devant l’Assemblée générale des Nations Unies. La journée du chahid, qui coïncide avec la date du 18 février, nous renvoie à cette génération d’hommes qui ont symbolisé notre Révolution, afin que nous nous inspirions de leur sacrifice, de leur courage et des valeurs qu’ils nous ont laissées en héritage. En ce jour de mémoire, nous leur rendons hommage. Notre questionnement découle essentiellement de la une connaissance (ou non) de l’histoire de la Révolution Algérienne par les jeunes Algériens. Que représente pour ces jeunes ce chapitre important de l’histoire de leur pays ? Ces questions ne revêtent plus aujourd’hui un quelconque caractère symbolique même après la célébration en grande pompe du 60ème Anniversaire du déclenchement de la Révolution de novembre, pour remémorer les sacrifices consentis dans le sang et la douleur. Car l’Histoire national n’est pas uniquement l’apanage des anciennes générations d’avant l’Indépendance ou même des historiens quand bien même ces derniers représentent un corps primordial dans l’écriture sereine des faits historiques du pays. Nous consentons bien que la connaissance de l’histoire de la Révolution Algérienne est plus que nécessaire aujourd’hui et demain. Pour cela, il faudra aussi que les initiatives en faveur de l’apprentissage de l’Histoire éclosent pour de vrai, d’audaces politiques saines. Sur l’autre front des relations franco-algériennes ; le combat continue pour la reconnaissance des souffrances infligées par le système colonial français au peuple algérien et l’Organisation nationale des enfants de chouhada (Onec) insiste et veut aller au bout de cette entreprise laborieuse. Au menu de la série de conférences qu’elle organisera aujourd’hui à l’occasion de la Journée du chahid, l’organisation de Tayeb Lahouari y inscrit cette préoccupation comme point central. Les essais nucléaires français entamés le 13 février 1960 dans le Sahara algérien, dans la région de Reggane (Adrar), rappelés cette année plus qu’auparavant aux mauvais souvenirs des Algériens, étayent cette conviction ambiante qu’il faille aller de l’avant jusqu’à faire ployer la France et l’amener à s’excuser de ses crimes coloniaux. Des conférences seront animées par des professeurs de l’histoire à travers les écoles du pays sous le thème de la Liberté et du Chahid, en présence des moudjahidines, des expositions seront ainsi étalées dans les établissements, des concours du dessin et inter classes seront initiés à cette occasion. L’on apprend que certaines écoles diffuseront des projections de films documentaires sur le Chahid et d’une déclamation de poèmes, ainsi que des visites guidées des élèves seront programmées dans des musées. Une date qui a son poids historique, du fait du sacrifice consenti par ceux qui ont été au feu et qui sont tombés au champ d'honneur, une date qui ne fait peut être aucune différence pour les nouvelles générations, mais pour ceux qui ont vécu le joug colonial, cette date est importante pour ce qu'elle est, aussi est-il du devoir de chaque algérien de s'inscrire dans cette ligne, car elle est exclusive au Chahid pour qu'il demeure vivant dans la mémoire collective de tous et tout ceux qui ont répondu à l'appel du 1er Novembre 1954, sans hésitation. Aussi est-il du devoir de tous les algériens, d'avoir une attention particulière et un effort de correction, de ressourcement, d'enrichissement et de renouvellement, en cette journée particulière. Convié par la Radio Algérienne pour la journée nationale du martyr, le ministre des Moudjahidines, M. Tayeb Zitouni, est intervenu ce lundi 16 Février 2015 sur les ondes, où il a abordé plusieurs questions, y compris la journée nationale du martyr et le chemin pour la liberté tracé par le sang de ces martyrs connus et également les anonymes. Bouteflika réitère l’attachement à l’unité nationale à l’occasion de la journée du Chahid Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a affirmé hier mardi que la véritable bataille de la jeunesse algérienne "est celle qui doit mettre fin au sous-développement et dans laquelle elle saura faire face aux bouleversements violents qui secouent de nombreuses parties de notre monde". "La véritable bataille de notre jeunesse est celle qui doit mettre fin au sous-développement et dans laquelle elle saura faire face aux bouleversements violents qui secouent de nombreuses parties de notre monde", a souligné le président Bouteflika dans un message à l'occasion de la journée nationale du chahid qui coïncide avec le 18 février de chaque année. "De même que nous avons pu vaincre, par le passé, la tyrannie de l'occupant en opposant un front uni à l'ennemi, nous sommes en mesure, aujourd'hui, de relever les défis qui se posent à nous tant à l'intérieur qu'à l'extérieur grâce à notre détermination et notre volonté", a poursuivi le Chef de l'Etat. Dans ce contexte, le président de la République s'est dit convaincu que "telle est la foi de notre peuple dans tous les combats qu'il entreprend (...) pour consacrer la mémoire de ceux qui ont placé les intérêts suprêmes du pays au dessus de toute autre considération". "C'est à la mesure de la symbolique de cette journée que s'apprécient les valeurs d'abnégation et de sacrifice et c'est en pareil événement que l'opportunité se présente à nous pour renouer avec ces valeurs et œuvrer à en imprégner davantage nos jeunes afin de les préparer à relever les défis avec autant de détermination", a-t-il ajouté. "L'Algérie qui a fortifié son unité et consacré son indépendance grâce à de grands sacrifices est en mesure d'ancrer dans l'esprit des générations qui se succèdent la volonté renouvelée de défendre avec ardeur ce précieux acquis non pas par le simple fait de glorification mais aussi et surtout par la consécration du concept de patriotisme global et l'attachement aux valeurs pour mener le pays sur la voie de la modernité dans un cadre de démocratie et de justice où seront préservés la dignité, la liberté et les droits de tout un chacun", a souligné le Chef de l'État. "Nos jeunes ne doivent pas se laisser entraîner par les voix qui veulent remettre en cause les acquis et réalisations du pays tant par le passé que présentement. Ils ne doivent pas non plus, pour quelque motif idéologique ou politique que ce soit, succomber à l'illusion car l'Algérie par la grâce d'Allah, est fortement attachée à ses principales composantes identitaires avec à leur tête l'Islam", a conclu le président Bouteflika.

AS. Mohsen
Mercredi 18 Février 2015 - 09:34
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