REFLEXION

JOURNEE INTERNATIONALE DU DIABETE : 438 millions de diabétiques d’ici 2030

Qualifié "d'épidémie silencieuse", le diabète progresse partout dans le monde, dans les pays riches comme les Etats-Unis et dans les régions pauvres comme l'Afrique. A l'occasion de la Journée mondiale du diabète qui coïncide avec le 14 novembre, l’organisation mondiale de la santé (OMS) tire la sonnette d'alarme sur la montée inexorable de cette maladie souvent associée à l'obésité et au manque d'exercice physique. Le diabète partout dans le monde est en pleine expansion.



La Journée Mondiale du Diabète, soutenue par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), est la plus importante campagne mondiale de sensibilisation au diabète. Elle a été lancée en 1991 comme réponse à l’escalade de l’incidence du diabète dans le monde. Depuis, elle a gagné en popularité et rassemble désormais des millions de personnes dans le monde entier, dont les leaders d’opinion, les professionnels et prestataires de soins de santé, les médias, les personnes atteintes de diabète, et le grand public.

Qu’est-ce que le diabète ?
Le diabète est un trouble de l’assimilation, de l’utilisation et du stockage des sucres apportés par l’alimentation. Cela se traduit par un taux de glucose dans le sang (encore appelé glycémie) élevé : on parle d’hyperglycémie. Les aliments sont composés de lipides (graisses), protides (comme la viande) et glucides (sucres, féculents). Ce sont eux qui fournissent l’essentiel de l’énergie dont a besoin le corps pour fonctionner, passent dans l’intestin, puis rejoignent la circulation sanguine. Quand on mange, le taux de sucre dans le sang augmente, les glucides sont alors transformés essentiellement en glucose. Le pancréas détecte l’augmentation de la glycémie. Les cellules bêta du pancréas, regroupées en amas appelés îlots de Langerhans, secrètent de l’insuline. L'insuline permet au glucose de pénétrer dans les cellules de l’organisme : muscles, tissus adipeux, et le foie où il va pouvoir être transformé et stocké.  Ainsi la glycémie peut augmenter légèrement, puis revenir à un taux normal et le glucose être converti en réserves et en énergie. Chez les personnes atteintes de diabète, ce système ne fonctionne pas.

Examen et diagnostic  
Prise de sang pour le dosage de la glycémie. Un dosage de la glycémie est pratiqué en laboratoire : un diabète est avéré lorsque la glycémie à jeun est égale ou supérieure à 1.26 g/l, à deux reprises ou égale ou supérieure à 2 g/l à n’importe quel moment de la journée. On distingue principalement deux types de diabète : le diabète de type 1 qui touche 10 % des diabétiques. Le  diabète de type 2 qui en touche 85 %. Les autres types de diabète concernent les  5 % restants.  Le diabète de type 1, anciennement appelé diabète insulino-dépendant (DID) est habituellement découvert chez les sujets jeunes : enfants, adolescents ou adultes jeunes. Les symptômes du diabète de type 1 sont : soif intense, urines abondantes, amaigrissement rapide. Ce diabète résulte de la disparition des cellules bêta du pancréas. L’organisme ne reconnaît plus ces cellules bêta et les détruit (les cellules bêta sont détruites par des anticorps et des cellules de l’immunité, les lymphocytes, fabriquées par l’organisme) : on dit que le diabète de type 1 est une maladie auto-immune. Le glucose ne pouvant entrer dans nos cellules retourne dans le sang. Le taux de glucose dans le sang s’élève alors. Les causes du diabète de type 1 : On ignore pourquoi cette destruction des îlots de Langherans se produit, pourquoi chez certains et pas chez les autres. Il existe une prédisposition génétique (familiale) mais les autres causes sont mal connues : l’environnement aurait également un rôle. Les causes du diabète de type 2, une origine génétique : le facteur familial est tout à fait prépondérant. Des antécédents de diabète du même type sont souvent présents dans la famille, des facteurs environnementaux : alimentation

Le diabète : une maladie grave et onéreuse
Le diabète se caractérise par un trouble de l'assimilation, de l’utilisation et du stockage des sucres apportés par l’alimentation qui est causé, soit par une insuffisance de sécrétion d’insuline par les cellules bêta des îlots de Langerhans du pancréas (diabète de type 1, insulino dépendant), soit par une action perturbée de l’insuline (diabète de type 2, non insulino-dépendant). Il pèse entre 5 et 10 % dans les budgets de santé des pays développés.  En janvier 2010, l’Institut de veille sanitaire a publié dans son BEH une analyse des coûts du diabète en France, qui fait état d’un montant total des remboursements effectués chaque année par l’assurance Maladie de 12,5 milliards d’euros auxquels viennent s’ajouter 5 milliards d’euros de coûts « indirects ». Le diabète reste ainsi LA priorité de Santé publique avec un poids économique total de 17 milliards d’euros. Le diabète est la quatrième cause de mortalité dans les pays développés, car cette maladie s’accompagne de nombreuses complications : 1ère cause de cécité acquise chez l’adulte,  1ère cause d’insuffisance rénale, 1ère cause de neuropathie invalidante, qui constitue la première cause d’amputation non traumatique, car elle prédispose aux plaies des pieds en provoquant une perte de sensibilité. Risque de coronaropathie 3 à 5 fois plus élevé que chez le non diabétique. Cette affection d’un type de vaisseau sanguin de l’œil touche environ un tiers des diabétiques et constitue la première cause de cécité dans les pays industrialisés avant l’âge de 65 ans. Doublement du risque de développer une maladie cardiovasculaire chez les personnes diabétiques : entre 70 et 80 % des diabétiques décèdent d’un accident cardiovasculaire.

Les statistiques de  l’OMS et la Fédération Internationale du Diabète
En 1985, une évaluation incertaine mais sans doute assez proche de la réalité, donnait 30 millions de diabétiques dans le monde. En 1994 puis 2000, une évaluation plus fine donnait respectivement 110 et 150 millions. En 2013 on en compte 400 millions. En 2025, on en attend plus de 500 millions. Entre aujourd’hui et 2030, la prévalence de diabète passera de 8,3% à 9,9% de la population mondiale. Chaque année, 4 millions de décès sont imputables au diabète dans le monde. Les chiffres, en valeur absolue, sont sans doute très inquiétants mais ce qui l'est plus c'est la progression vertigineuse de la maladie. L'Incidence aura été multipliée par 15 (au moins) en 40 ans. Quelle autre maladie connaît un tel coefficient de croissance? Le diabète n’est plus, aujourd’hui, une maladie des pays riches. En effet, en 2030, les pays en voies de développement compteront alors 76 % des patients souffrant de diabète dans le monde. Déjà aujourd’hui, les prévalences les plus fortes du diabète (entre 19 et plus de 24%) se trouvent au niveau des pays arabes de la région du moyen Orient et des pays du golfe.

Toutes les 7 secondes, 1 personne meurt du diabète dans le monde
En 2010, 4 millions de personnes sont mortes des suites du diabète, soit 6,8 % de la mortalité mondiale. La tranche d'âge la plus affectée se trouve entre 40 et 59 ans. On constate depuis quelques années qu'avec l'augmentation de l'obésité chez les enfants le diabète de type 2 apparaît de plus en plus jeune. Le diabète de type 1 (10% des cas) et le diabète de type 2 (90%) se caractérisent tous deux par des prédispositions génétiques. Plus importants que la composante héréditaire, les facteurs environnementaux (alimentation, activité physique) constitueraient un paramètre majeur de l'apparition de la maladie. Le diabète, notamment celui de type 2 est très présent dans les pays à faibles ou moyens revenus dans lesquels on comptabilise 70% des cas diagnostiqués. On considère néanmoins que plus d'un tiers des personnes atteintes ignorent leur maladie. L'Inde et la Chine sont particulièrement touchées. Le diabète est la quatrième cause de mortalité dans les pays développés, car cette maladie s’accompagne de nombreuses complications : 1ère cause de cécité acquise chez l’adulte ; 1ère cause d’insuffisance rénale ; 1ère cause de neuropathie invalidante, qui constitue la première cause d’amputation non traumatique, car elle prédispose aux plaies des pieds en provoquant une perte de sensibilité ; Risque de coronaropathie 3 à 5 fois plus élevé que chez le non diabétique. Cette affection d’un type de vaisseau sanguin de l’œil touche environ un tiers des diabétiques et constitue la première cause de cécité dans les pays industrialisés avant l’âge de 65 ans. Doublement du risque de développer une maladie cardiovasculaire chez les  personnes diabétiques : entre 70 et 80 % des diabétiques décèdent d’un accident cardiovasculaire. Le diabète pèse entre 5 et 10 % dans les budgets de santé des pays développés. Il constitue donc un très lourd fardeau pour l’ensemble des états du globe. C’est un véritable fléau contre lequel les forces mobilisées actuellement sont très insuffisantes. La Fédération Internationale du Diabète estime que le diabète mondial coûtera au moins 376 milliards de dollars américains en 2010. D'ici à 2030, ce chiffre devrait dépasser les 490 milliards. Mais il faut remarquer que 80% de cette somme est affectée aux pays les plus riches qui ne comptent que 30% des diabétiques du monde.

Une progression  fulgurante en Afrique
Contrairement aux idées reçues, le diabète n’est pas l’apanage des pays développés. Sa progression est fulgurante dans les pays en voie de développement et notamment en Afrique. Partout, l’exode rural génère des centaines de millions de citadins, qui adoptent brutalement un mode de vie sédentaire, une rupture soudaine de leur mode d’alimentation, avec des apports anarchiques de produits industriels trop gras, trop riches en glucides. Cette situation est évidemment considérablement aggravée par une inégalité tragique d’accès aux traitements. Dans bien des régions de la planète, les complications du diabète peuvent effectuer leurs ravages. La réalité du diabète est méconnue, sous-estimée, voire ignorée dans une indifférence tristement et dangereusement partagée du Nord au Sud. Plus que jamais, l’information des populations, la formation des soignants, l’accès aux soins, sont des enjeux fondamentaux, trop ignoré des opinions publiques et négligés par les gouvernements, dans bien des pays du monde. La prise de conscience de la gravité de l’épidémie a amené l’ONU à déclarer solennellement le 14 novembre de chaque année « Journée mondiale du diabète des Nations Unies ». Information, sensibilisation, solidarité doivent mobiliser toutes les parties prenantes, toutes les énergies pour lutter contre l’épidémie silencieuse du diabète.

 

Réflexion
Mercredi 12 Novembre 2014 - 17:41
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