REFLEXION

JOURNEE INTERNATIONALE DE MOBILISATION ET LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME : L’Algérie ne cédera jamais à la barbarie des ‘’djihadistes’’ !

Aujourd’hui, dimanche 9 Novembre 2014 comme chaque année à la même date, la Journée internationale de la Mobilisation et la Lutte contre le terrorisme, est célébrée à travers le monde. Notre pays l’Algérie ne sera bien évidemment pas en marge de cette importante date dont la charge symbolique implique la sensibilisation de la population nationale sur ce fléau qui a souffert dans sa chair une décennie entière. Une urgence plus que jamais d’actualité brûlante au moment où au-delà du Monde Arabe, la planète entière vit malheureusement sous la menace permanente du « terrorisme » de tout bord.



D’  Al-Qaïda à Daesh, la terreur change de visage mais pas d’objectif ; celui de s’attaquer aveuglement à des personnes désarmées et innocentes dans le but de semer la terreur dans leurs cœurs. Cependant, avant d’analyser les phénomènes engendrant les actes criminels des terroristes, il est très important de définir de prime abord le terme « terroriste », car il pourrait différer d’un lieu à un autre et d’une époque à l’autre. Si historiquement le terme désigne le régime politique sous la Terreur pendant la Révolution française, son usage se transforme au cours du XIXe siècle pour désigner la violence politique (attentats, conflits asymétriques, assassinats politiques, etc.). Fréquemment utilisé par les journalistes et les chercheurs, son concept est critiqué par des chercheurs, en général ou dans des cas spécifiques, le terme étant jugé subjectif et comme servant à retirer toute légitimité et tout aspect politique aux groupes ou aux actes auxquels il est appliqué. On distingue le terrorisme des actes de résistances sur des critères techniques ou tactiques : En effet, les résistants s'attaquent à des "cibles" précises, ils détruisent des moyens militaires afin d'enrayer l'effort de guerre ennemi (par exemple : sabotage des voies ferrées ou destruction de convois, qui permettaient l'acheminement de vivres, de munitions et de carburant aux soldats allemands sur le front de l'est) ; les résistants ne tuent pas au hasard, et encore moins des civils (non-combattants), s'ils sont amenés à tuer, ils ciblent des autorités militaires ou administratives ennemies, toujours dans le but de décapiter le potentiel d'effort de guerre d'un ennemi. Les résistants peuvent également organiser l'assassinat de « collaborateurs », et cela dans le but de contrer les actions de l'ennemi surtout en Europe du début du XXème siècle. Le philosophe français Jacques Derrida rappelle de manière précise que la définition du terrorisme dépend de la possibilité de distinguer différents types de guerres, d'actions armées et de combattants, conformément aux analyses de Carl Schmitt qui font référence en la matière. Il précise : « Une lecture critique de Carl Schmitt, par exemple, serait fort utile [...] pour prendre en compte, aussi loin qu’il est possible, la différence entre la guerre classique (confrontation directe et déclarée entre deux États ennemis, dans la grande tradition du droit européen), la « guerre civile » et la « guerre des partisans » (dans ses formes modernes, encore qu’elle apparaisse, Schmitt le reconnaît, dès le début du XIXe siècle). » Par ailleurs, en avançant un peu plus loin dans les méandres de la catégorisation des actes de terrorisme quatre classes se distinguent et en premier lieu le terrorisme individuel, provoqué par des rebelles, des anarchistes, ou des nihilistes (admettant une liberté morale) n’ayant aucun complice et souvent agissant avec des objectifs personnels bien déterminés, deuxièmement le terrorisme proprement dit organisé, prôné par des groupes défendant des idéologies différentes (ex : Al-Qaïda, Daesh, etc.). En troisième position vient le terrorisme d'État, et  enfin le cyber-terrorisme est un terme controversé. Certains auteurs choisissent une définition très étroite, relative aux mutations, par des organisations terroristes connues, d'attaques contre la désorganisation des systèmes d'information dans le but principal de la création d'alarme et de panique. Par cette définition étroite, il est difficile d'identifier toutes les instances du cyber terrorisme. Le cyber-terrorisme peut aussi être défini beaucoup plus généralement, par exemple, comme «L'utilisation préméditée des activités perturbatrices, ou la menace de celle-ci, contre des ordinateurs et / ou réseaux, dans l'intention de causer un préjudice ou encore social, idéologique, religieuse, politique ou autres objectifs. Ou pour intimider toute personne dans la poursuite de tels objectifs. "Cette définition large a été créée par Kevin G. Coleman, de l'Institut Technolytics. Le terme a été inventé par Barry C. Collin. Un exemple de cyber-terrorisme fût l'accès illégal aux ordinateurs de contrôle des systèmes de soutien vie d'une station de recherche antarctique qui a mis en danger les 58 scientifiques impliqués. Cependant, les coupables ont été arrêtés avant que les dommages aient réellement lieu. Essentiellement non-politique des actes de sabotage ont provoqué des dommages financiers et autres, comme dans le cas où un employé mécontent a causé le déversement des eaux usées non traitées dans l'eau dans Maroochy Shire, en Australie. Les virus informatiques ont dégradés ou fermés certains systèmes non essentiels dans les centrales nucléaires, mais cela ne semble pas avoir été une attaque délibérée. Créée en 2005 par Stephen N. Kinuthia en mémoire des victimes d'actes terroristes dans le monde, notamment le Kenya, la Tanzanie, les États-Unis, l'Égypte, l'Espagne, le Royaume-Uni, la France, Israël et Territoires palestiniens, l'Indonésie, etc. L'actualité nous rappelle trop fréquemment que le terrorisme continue à endeuiller la planète et à infliger douleurs et souffrances à toutes les populations. Il n'est pas de semaine qui ne soit marquée par un acte terroriste quelque part dans le monde; ces actes frappent de manière aveugle des innocents qui ont eu le malheur de se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment. Il est de l'intérêt de toutes les nations de lutter contre ce fléau – si bien que la question du terrorisme figure à l'ordre du jour des Nations Unies depuis plusieurs décennies. Dans ce domaine, 18 instruments universels (c'est-à-dire 14 Conventions et quatre amendements) ont été élaborés au sein même du système des Nations Unies, et visent des activités terroristes particulières. Par l'intermédiaire de l'Assemblée générale de l'ONU, les États Membres se sont attachés à mieux coordonner leurs initiatives antiterroristes et à poursuivre l'élaboration de normes juridiques. Le Conseil de sécurité a lui aussi, lutté activement contre le terrorisme par ses résolutions et la création de plusieurs organes subsidiaires. Parallèlement, un certain nombre de programmes, d'offices et d'agences des Nations Unies se sont engagés dans des actions antiterroristes spécifiques, afin de soutenir les initiatives des États Membres. En septembre 2006, afin de renforcer et d'améliorer ces activités, les États Membres ont ouvert un nouveau chapitre de la lutte antiterroriste en convenant d'une Stratégie antiterroriste mondiale. Il s'agit de la première approche stratégique et opérationnelle commune à l'ensemble des États Membres des Nations Unies dans ce domaine de la lutte contre le terrorisme. Cette stratégie est le fondement d'un plan d'action concret.

L’anéantissement de Daesh intimement lié à la reprise de Kobané
L’organisation de Daesh classée comme groupe « terroriste » armé djihadiste salafiste qui a proclamé le 29 juin 2014 le rétablissement du califat sur les territoires irakiens et syriens qu'elle contrôle. Sa création remonte à 2006, lorsqu'Al-Qaïda en Irak forme avec cinq autres groupes djihadistes le Conseil consultatif des Moudjahidines en Irak. Le 13 octobre 2006, le Conseil consultatif proclame l'État islamique d'Irak (EII), lequel se considère à partir de cette date comme le véritable État de l'Irak, puis également, à partir de 2013, de la Syrie. Initialement lié à Al-Qaïda, l'EII s'en est progressivement affranchi, pour s'en séparer tout à fait en 2013. Actuellement, la région de Kobané, la plus petite des trois régions du Kurdistan syrien, subit des attaques sans précédentes des jihadistes de Daesh depuis 15 septembre dans l'indifférence des gouvernements occidentaux.  Malgré une coalition « anti-jihadiste » composée de dizaines de pays, les Kurdes mènent seuls une lutte légendaire contre Daesh, avec des armes légères. Les Kurdes syriens, avec l'appui des combattants du PKK,  montrent une grande résistance dans une petite région dont la Turquie est le seul accès face à une force sauvage qui a pris le contrôle d'une large zone en Irak dont Mossoul en une semaine au mois de juin.  Le site français de Mediapart révèle dans un très récent article que l’anéantissement de l’organisation de Daesh reste « intimement lié à la reprise de Kobané » ; l’auteur de l’article Eric Fraymond écrit dans ce sens que : « Le sort de Kobané est pour plusieurs raisons problématique et suscite certaines interrogations. Tout d'abord se pose la question d'une intervention militaire au sol. Jusqu'à présent, les frappes aériennes ont accompagné les combattants locaux, qu'ils soient en Irak ou en Syrie. « Pour l'instant, les frappes aériennes américaines nous soulagent », confie un résistant kurde ; mais pour combien de temps encore ? Alors que les djihadistes progressent de jour en jour dans la ville, s'emparant d'un poste de police, de la mairie et de certains bâtiments administratifs, la chute de Kobané et, de facto, la prise de la frontière turque seraient un coup dur pour la communauté kurde, qui ne pourrait plus évacuer ses blessés, et pour la coalition internationale, qui verrait son ennemi renforcé ». En clair il est question « que la lutte de la coalition internationale contre Daesh est engagée depuis deux mois où réside une importante communauté kurde à la frontière de la Turquie, apparaît en effet comme le facteur déterminant qui fera pencher la balance du côté de l'EI ou de la coalition menée par les États-Unis qui viennent d’annoncer le quasi doublement de leur contingent en Irak, avec l'envoi de 1.500 conseillers militaires américains supplémentaires pour entraîner et assister les forces irakiennes, y compris kurdes, dans la guerre contre l'organisation Etat islamique (EI). Mais ces troupes, qui commenceront à arriver dans les prochaines semaines, «ne seront pas engagées dans les combats», a insisté Josh Earnest, porte-parole de l'exécutif américain. «Cela ne change pas la politique du président selon laquelle les soldats américains ne participeront pas à des missions de combat en Irak», a renchéri un haut responsable militaire. La Maison Blanche rappelle que l'envoi de ces conseillers s'inscrit dans une stratégie des Etats-Unis qui vise à «soutenir leurs partenaires sur place», et ce «sans troupes combattantes (américaines) au sol», comme le répète à l'envi Barack Obama.

 

AZZI S. Mohsen
Samedi 8 Novembre 2014 - 16:54
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ACTUALITÉ
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