REFLEXION

JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME : La journée qui rappelle haut et fort le principe d'égalité

Le 8 mars, cette journée si particulière qui est marquée comme à l’accoutumée par la mise en avant de l’importance de la femme dans la société, mobilise les citoyens des différentes couches sociales où diverses activités sont programmées et ce, à travers le monde entier.



A l’instar de tous les pays du monde qui sont  réputés et honorés par des sommités de sexe féminin qu’ils ont eu le plaisir de voir naitre sur leurs terres, l’Algérie est privilégiée par rapport à eux, vu que beaucoup de ses femmes qui se sont associées aux combats et aux luttes menés par les hommes, à l’exemple de certaines martyres de la révolution, ainsi que des victimes de toutes les formes d’exactions, de violences, et même du terrorisme, ces femmes Algériennes  ont toujours refusé de se soumettre. Une date privilégiée pour  ces femmes issues de toutes les ères et époques, qui  respectent les différentes cultures et traditions et qui participeront à cet évènement d’une importance capitale, qui à l’instar de l’Algérie, cette journée très particulière  est aussi célébrée à travers le monde par toutes les femmes. A travers ces festivités organisées dans notre pays, un message qui marque les grands sujets qui ont animé la lutte des femmes  et les grands thèmes est envoyé, à tous ceux et  celles qui prêchent pour la liberté et l’égalité de tous.  Traditionnellement, dans notre pays, les groupes et associations de femmes militantes préparent des manifestations partout et dans toutes les wilayas, pour faire aboutir leurs revendications, améliorer la condition féminine et fêter les victoires et les avancées. Le 8 mars, rappelle haut et fort le principe d'égalité entre les hommes et les femmes instauré par les Nations Unies en 1977. La Journée internationale de la Femme (Journée des droits des femmes) se fonde sur les avancées législatives qui, au cours du 20ème siècle, ont fait progresser les droits de la femme dans la plupart des pays mais sont encore trop peu appliquées. Cette date a été retenue par l’ONU pour marquer l'histoire des luttes féministes menées sur les continents européen et américain pour revendiquer le droit de vote des femmes, le droit au travail et la fin des discriminations au travail.  En  Algérie, le Président Abdelaziz Bouteflika donne une grande importance à cette journée, et au rôle de la femme algérienne dans la construction de l’Algérie de demain. Pour ce faire, le Président de la République,  invite à un déjeuner autour de sa table des femmes représentantes d’ONG Algériennes, d’associations, des  chefs d'entreprises et des femmes ministres, et d’autres gradées, en signe de reconnaissance. L’occasion est aussi pour dresser un bilan des progrès réalisés, d’appeler à des changements et de célébrer les actes de courage accomplis par les femmes ordinaires qui ont joué un rôle extraordinaire dans l’histoire de l’Algérie. Comme il  est important  aussi en cette journée de revenir sur le rôle de celles qui  pendant la révolution ont  contribué  dans la lutte de libération nationale. Notons que  le thème retenu par l’ONU pour cette année est « L'égalité pour les femmes, c'est le progrès pour tous et toutes », qui vise à souligner combien l'égalité des sexes, l'émancipation des femmes, la pleine jouissance de leurs droits humains et l'éradication de la pauvreté sont essentiels au développement économique et social. Il met également l'accent sur le rôle primordial des femmes en tant qu'agents du développement. Ce que l’on doit retenir, c’est que cette journée s’inscrit pleinement dans les luttes engagées par des femmes qui depuis des siècles, sous l’emprise de l’époque coloniale, durant la révolution où elles ont pris les armes pour chasser l’impérialisme, a l’exemple de  Zohra Driff  Djamila Amrane-Minne, qui au péril de leurs vies ont participés à la grande bataille d’Alger. Dans ce contexte, il est très utile de noter, que la lutte des femmes s’est prolongée, post indépendance jusqu’aux décennies noires qu’a connu l’Algérie, où elles ont refusé d’être soumises au diktat de toutes formes d’obscurantisme.

Message du Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon
En 1995, alors qu’une conférence internationale historique se tenait sur les droits fondamentaux des femmes, le conflit ravageur en ex-Yougoslavie avait suscité une attention bien méritée quant aux viols et autres crimes de guerre commis contre des civils. Vingt ans plus tard, tandis que des filles de sept ans non seulement sont visées par des extrémistes violents mais leur servent d’armes, ou pourrait facilement s’interroger sur le bien-fondé des rencontres internationales. Mais si le chemin à parcourir pour accéder à une égalité pleine et entière reste long, l’objectif central étant de mettre un terme aux violences sexistes, les progrès accomplis ces vingt dernières années figurent parmi les résultats incontestés de la Conférence mondiale sur les femmes, qui s’était tenue en 1995 à Beijing. Depuis l’adoption de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing, jamais autant de filles n’avaient eu accès à l’éducation. Le nombre de femmes qui meurent en couches a été pratiquement réduit de moitié. Les femmes sont toujours plus nombreuses à diriger une entreprise, un gouvernement ou une organisation internationale, avancées dont je ne peux que me féliciter. Dans le même temps, à l’occasion de la Journée internationale de la femme, il nous faut admettre que les gains ont été lents et inégaux, et que nous devons en faire bien davantage pour accélérer les progrès partout.  Le monde doit s’unir lorsque des femmes et des filles sont prises pour cibles par des extrémistes violents. Au Nigéria, en Somalie, en Syrie et en Iraq, des corps de femmes sont mus en champs de bataille de combattants au service de stratégies précises et systématiques, axées souvent sur l’appartenance ethnique et la religion. Des femmes cherchant à exercer leur droit à l’éducation et à des services de base sont attaquées; elles sont violées, transformées en esclaves sexuelles; données en primes à des combattants ou échouent dans des réseaux de traite opérés par des groupes extrémistes. Des femmes médecins, des infirmières et d’autres sont assassinées dans l’exercice de leurs fonctions. Les défenseuses des droits de l’homme et les défenseurs des droits des femmes qui ont le courage de dénoncer ces atrocités risquent de perdre la vie au service de la cause. Nous devons nous ériger clairement contre cette attaque tous azimuts, qui vise les droits fondamentaux des femmes. L’horreur ressentie par la communauté internationale doit céder la place à des mesures concrètes, y compris une assistance humanitaire, une aide psychosociale, un appui aux moyens de subsistance et une action visant à traduire les auteurs de ces actes en justice. Si les femmes et les filles sont souvent la première cible d’attaques, leurs droits doivent figurer au cœur de la stratégie visant à résoudre ce problème croissant et effarant. Donner des moyens d’action aux femmes et aux filles est le meilleur espoir d’accéder à un développement durable après un conflit. Elles sont le moteur idéal de la croissance, le meilleur espoir de réconciliation et le rempart le plus efficace contre la radicalisation des jeunes et la perpétuation des cycles de violence. Même dans des sociétés en paix, trop de filles et de femmes continuent de faire l’objet de violences au sein de la famille, de mutilations génitales et d’autres formes de violence, qui sont traumatisantes pour l’individu et portent préjudice à la société tout entière. La discrimination est un obstacle de taille, qu’il faut démanteler. Il nous faut élargir les possibilités, notamment dans les domaines politique et commercial. Il nous faut modifier les mentalités, tout particulièrement des hommes, et les engager à promouvoir activement le changement. Notre volonté doit s’accompagner d’une mobilisation de ressources, étant entendu qu’un investissement dans l’égalité des sexes produit des progrès économiques, une inclusion politique et sociale et d’autres bienfaits qui, à leur tour, favorisent la stabilité et la dignité de l’être humain. En cette année charnière pour la progression de la cause des droits fondamentaux des femmes, la communauté internationale œuvre dur afin de mettre en place un nouveau programme de développement durable, qui fasse fond sur les objectifs du Millénaire pour le développement et élabore des politiques et des investissements sociaux pour la génération future. Afin d’être réellement porteur de changement, le programme de développement pour l’après-2015 doit établir des priorités en matière d’égalité des sexes et d’autonomisation des femmes. Le monde ne pourra jamais atteindre pleinement ses objectifs si la moitié des habitants de la planète ne sont pas en mesure de réaliser leur potentiel. C’est en libérant le pouvoir des femmes que nous pourrons garantir l’avenir de chacun.

 

Rym.B
Dimanche 8 Mars 2015 - 09:38
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