REFLEXION

JOURNEE COMMEMORATIVE DU CHAHID : Les anonymes de l'histoire

Journée de recueillement pour l'algérien et les familles de ces disparus en ce 18 février, qui revient comme chaque année, pour nous rappeler ces chahids, qui ont donné leur vie afin que vive l'Algérie indépendante d'aujourd'hui.



JOURNEE  COMMEMORATIVE DU CHAHID : Les anonymes de l'histoire
Cette journée commémorative du Chahid, de par sa particularité, devrait permettre à l'Algérien de se ressourcer, le temps d'une pensée pour tous les hommes, qui se sont sacrifiés au nom de l'idéal, survive l'œuvre. Cette commémoration devrait être une journée de réflexion, sur les sacrifices consentis, et nous permettre de nous redéfinir par rapport à l'histoire de ces hommes, qui ont conduit à la lutte pour la lutte de libération. Il s'agit de faire preuve d'abnégation et de respect en vers eux, ainsi qu'au nom du souvenir et de la mémoire collective, qui nous lie. Cette journée est l'occasion, pour chacun de savoir que la détermination des hommes, a toujours influé sur l'histoire, car les circonstances sont bonnes que pour les anecdotes, mais elles s'ajoutent aux projets humains et demeurent l'œuvre de ces hommes, pour s'attacher encore plus aux évènements. Comprendre dans ce sens un ou plusieurs épisodes, qui seraient plus longues parfois que l'histoire elle-même, de par l'influence qui ne saurait déterminer son cours. Pourtant il semblerait que chaque évènement est composé de circonstances non moins évoquées, de même" qu'une plage n'est rien sans les grains de sable qui la composent" comme dit l'adage et cet exemple est à méditer dans de telles circonstances, pour que la réalité historique soit effective. La commémoration de la journée du chahid, préserve la mémoire et la perpétue, pour que ces hommes ne tombent pas dans l'oubli, car la réalité historique flirte souvent avec la représentation allégorique selon ses concepteurs. La journée du chahid comme celle du Moudjahid, ne doivent en aucun cas exclure les anonymes, qui sont tombés au champ d'honneur, ou ceux qui sont encore vivants, pour avoir une pensée envers eux. La révolution est en effet massivement figurée sous des traits anonymes, elle est comme une vaste forêt d'ombres cachant timidement l'histoire, de ces hommes qui ont choisi d'être en première ligne, mais ne pas être célébrés, car leur participation y est clairement illustrée, par ceux qui les ont côtoyés et connus. A l'occasion de cette journée, il est du devoir de chacun d'honorer la mémoire des chahids et celui des anonymes de l'histoire, ils sont d'abord des visages et des noms, que l'on égrène par la pensée pendant les moments, où l'on s'attend le moins, parfois en séries, de par la participation, et de leur rôle dans la révolution, mais selon un certain principe cher aux familles qui n'attendent rien en retour par l'exemplarité du devoir accompli. Comme ailleurs, le discours historique se contente le plus souvent de célébrer quelques noms, plus ou moins connus. Les anonymes ne sont pas évoqués en de telles circonstances, parce qu'ils l'ont décidé et c'est aussi leur choix, et beaucoup de survivants, connus de tous, lorsqu'ils ont été interrogés à ce propos, nous diront tout simplement, "La lutte contre l'occupant était un devoir de chaque Algérien et un devoir n'a pas de contre partie, c'est notre perception de la lutte, et le sacrifice est le lot des peuples pour la patrie, qui n'acceptent pas la domination, ou l'asservissement, d’où qu'ils viennent, ils ne doivent rien attendre en retour, que la satisfaction d'avoir servi leur pays". Un autre survivant très âgé, dira à ce propos: "Bien rares sont les hommes qui célèbrent l'action des anonymes". Et d'ajouter " A moins que l'histoire ne se fait qu'avec des héros et des noms". L'allusion faite par ce survivant, éraille ce silence assourdissant; le même que celui qui recouvre le rôle de ces anonymes, dans l'histoire. Ces ordinaires, avec tous leurs frères de combat, ont été les laborieux artisans de l'idéal, accomplissant leur devoir dans la discrétion, parce qu'ils auront cru jusqu'à l'ultime heure, un lendemain qu'ils s'étaient fixé avec le rêve d'un avenir meilleur. La plus part d'entre eux sont des modestes, devenus aujourd'hui des effigies sommes toutes oubliées, laissés sur le chemin de la déchéance, marginalisés pour autant qu'on le sache, mais parce qu'ils l'ont voulu alors nous disent-ils, » qu'il en soit ainsi ». Cette pratique est conforme au sort de la majorité sortie du lot, mais même s'ils ont fait ce choix, cela les honorent, et dans une journée telle que celle-ci, il est important de les évoqué et leur rendre hommage pour leur participation à l'œuvre nationale. Cette journée du 18 février consacrée au chahid doit être le prélude d'un nouveau départ historique, car l'idéal pour ces hommes s'est progressivement affirmé, dans ce mouvement pour répondre à cette fin. Alors est ce que l'homme dans sa finitude appréhende-t-il l'avenir, ou bien seulement, cherchera-t-il à juger les actes des autres sans en assumer la responsabilité historique qui découle de la vérité, alors que nous sommes au vingt et unièmes siècle? Pour trouver la réponse l'homme doit prendre connaissance des faits, car au moment où celui-ci fait l'expérience, surgissent les souvenirs en même temps que les cadres de la pensée, qui permettent de réfuter le dualisme historique, car il ne faut pas oublier que la mémoire s'effectue par le biais de la puissance créatrice de l'œuvre humaine laissée comme héritage. Une leçon à retenir, pour les générations présentes et futures qui sont tenues d'empêcher la défection des hommes dont l'anonymat reste entier, pour survivre dans la mémoire collective avec tous les autres. Que d'anonymes ont participé à ce 1er novembre si cher, ou à ce 8 mai 1945 qui rappellent la barbarie, où des milliers de personnes inconnues ont payé si cher le prix de la liberté. Des hommes amoindris pour qui l'anonymat les a placés au dessus des considérations et du bien matériel, et qui ont refusé d'être les boucs émissaires par excellence des enchères historiques, ils n'en attendent pas moins d'une reconnaissance pour le devoir accompli qu'ils veulent garder intact et sans tâche. Aujourd’hui il ne suffit plus d’exprimer ou exiger mais avoir une vision de proximité des faits survenus par les évènements qui se sont déroulés au nom du combat des anonymes tombés au champ d’honneur. L'évocation en cette journée, doit être significative et être le vecteur unificateur de tous les chahids, pour le lègue générationnel, d’où la réflexion profonde et mémoriale. L’histoire de ces anonymes se doit d'être évoquée pour l’enrichissement de notre patrimoine historique afin de l'inclure à celui de la mémoire nationale, une singularité selon laquelle s'embraye la question plus globalement et que revendiquent les hommes, pour combler le vide.


Benyahia Aek
Mercredi 17 Février 2010 - 23:01
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ACTUALITÉ
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