REFLEXION

JET DES DECHETS MEDICAUX AUX ABORDS DES HALLES: Les habitants de la ville exposés à toutes sortes de maladies



Aux abords des halles centrales, se trouvant à Haï El Badr, des tubes remplis d’urines, des produits servant aux analyses, des poches contenant du sérum et même des seringues, probablement utilisées par des structures de santé, cabinets privés ou laboratoires d'analyses sont jetés pêle-mêle, représentant un réel danger pour la santé des habitants. Des seringues et autres produits médicaux sont régulièrement retrouvés dans les décharges, ou les aiguilles sont parfois entreposées n’importe comment dans des bouteilles en éboueurs. Tel est le triste décor qu’offre, ces derniers jours, la capitale de l'Ouest à ses habitants et à ses visiteurs. Comme ce fut le cas d’ailleurs près du marché en gros de Haï El Badr où, des tubes remplis d’urines et autres produits pour analyses et même de poches de sérum et des seringues, utilisées probablement par des structures de santé ou cabinets privés, ont été jetés aux bords de ce marché, ce qui présente un réel danger pour la santé des habitants, notamment pour les enfants qui, soit par curiosité, ou par distraction, ramassent viscéralement ces objets. Contacté à cet effet, par nos soins la doctoresse, Mme Khaled, responsable à la direction de la santé qui affirme que : « l’abandon des déchets infectieux et d’actions de soins dans la nature est un acte très grave, et les mesures à prendre vont jusqu’au retrait de l’agrément pour les cliniques et cabinets privés et la radiation pour les responsables du secteur public. Ces mêmes services renchérit que la gestion des déchets infectieux et d’actions de soins s’opère de façon rigoureuse,qui génère à lui seul l’essentiel du volume des déchets, les cliniques, les polycliniques, les centres de santé, les salles de soins et les laboratoires d’analyses médicales». Mme Khaled ajoute que : « La collecte et le tri des déchets se font en fonction de certains paramètres. Pour les déchets médicaux « DASRI », Déchets de l’activité des soins à risques infectieux, chaque établissement a son propre incinérateur, pour ceux qui n’ont pas d’incinérateurs sont conventionnés avec un exploitant privé. Notre service consiste à être sur les lieux de la décharge, en compagnie d’un gendarme de l’environnement. Il m’est arrivé de fouiller dans la décharge, ou j’ai retiré une ordonnance pleine de sang, dans laquelle j’ai pu identifier le nom de la clinique. Certes, la structure qui jette ces produits médicaux est sanctionnée, car l’instruction est claire là-dessus. Quant aux déchets hospitaliers considérés sans risque, ils sont acheminés vers la décharge où ils subissent, par mesure de précaution, un chaulage avant leur enfouissement comme le stipule la loi 19-01 réglementant la gestion des décharges publiques». Malgré l’instruction provenant, conjointement du ministère de la santé avec celui de l’environnement, à l’égard des structures sanitaires pour se doter d’incinérateurs ou autres équipements permettant le traitement des déchets médicaux, on continue malheureusement à relever des quantités considérables de déchets médicaux ou autres produits polluants déversés dans la nature ou sur les artères urbaines.

M.B
Dimanche 1 Mai 2011 - 11:41
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