REFLEXION

JANVIER 1992 – JANVIER 2010 : 18 ans après le départ de Chadli Bendjedi…et le début du drame algérien

Le malheur, qui s’est abattu sur l’Algérie n’est ni un fait spontané, ni une fatalité naturelle, mais le résultat d’une mauvaise gestion politique.



JANVIER 1992 – JANVIER 2010 :   18 ans après le départ de Chadli Bendjedi…et le début du drame algérien
Déjà 18 années passées, après le fameux jour où le Président de la république Mr Chadli Bendjedid, a été contraint à déposer sa démission, devant des millions de téléspectateurs Algériens. Une date du commencement de la décennie rouge. Personne ne sait le chiffre réel des personnes tuées, massacrés durant cette étape noire. Une perte pour le pays dans les vies humaines et aussi se infrastructures. Une période considérée par les spécialistes plus difficile que celle du colonialisme français de 1954 à 1962.. L’ennemi durant cette époque était connu, c’était le ‘’Gaouri’’ et des traîtres plus vite démasqués.
Des témoignages ont été, certes publiés sur ces évènements et ceux qui ont suivi, jusqu’à nos jours avec la pauvreté, la ‘’harga’’ et le pouvoir d’achat instable…et bien sur le taux du dinar qui demeure sous ‘’la paillasse’’, malgré que les trésors de l’Etat est plein à craquer de milliards de dollars !
L’opinion est restée sur sa soif. Elle souhaite des révélations pour connaître les faces cachées de ce drame et de la politique qui y avait prévalue en Algérie, durant les deux décennies, que d’aucuns considèrent de décennie 80 ayant engendré tous les maux au pays.
Le malheur, qui s’est abattu sur l’Algérie n’est ni un fait spontané, ni une fatalité naturelle, mais le résultat d’une mauvaise gestion politique.
Un mouvement ne prend pas soudain forme, il se développe. C’est se développement, qu’il convient de rementer jusqu'à son début, pour tenter de saisir les zones d’ombre en vue de les éclairer afin d’avoir une idée sur la politique qui y était pratiquée, et ce dans le but de répertorier les erreurs néfastes et attentatoires à la stabilité du pays.
L’histoire retiendra, que quand Chadli Bendjedid a accepté les fonctions de Président de la République, le premier homme politique qui a aisément compris que l’Algérie avait pris un virage dangereux, c’était Mr Belaïd Abdesselam. Ecarté des nouveaux systèmes, cet ancien homme de Boumediene a pris contact avec des éléments responsables « Benbellistes » à Oran pour leur suggérer l’organisation d’une action armée pour reverser le système Chadliste, afin d’éviter à l’Algérie une apocalypse. Très prudents et méfiants les Ben bellistes rejetèrent cette proposition.
Néanmoins, durant cette époque, les Ben bellistes, conscients de l’itinéraire qu’avait pris la politique Algérienne, ont tenté à plusieurs reprises d’organiser des actions dits de redressement, mais sans réussir. A chaque fois les services de sécurité agissant avec célérité et rapidité à les neutraliser.
Mr Abdelhamid Brahimi très proche de l’internationale intégriste a d’emblée avec l’accord de son Ministre Mr Baki Boualem à politisé les minbars des mosquées en permettant au premier venu à donner des prêches.
Nommé à la tête du Gouvernement Mr Abdelhamid Brahimi très proche de l’internationale intégriste a d’emblée avec l’accord de son Ministre des Affaires Religieuses Mr Baki Boualem à politisé les minbars des mosquées en permettant au premier venu à donner des prêches.
A cette époque l’Algérie comptait plus de dix milles mosquées. Les salles de prières sont multipliées dans les quartiers, les usines et les administrations. Des jeunes universitaires prenaient place dans les Minbars tout en dénigrant le pouvoir et Chadli. Une liberté d’expression largement étendue, les éléments des services de sécurité les deux corps confondus RG et SM suivaient ce manège en rédigeant régulièrement leurs rapports, et rarement ils intervenaient.
Abbasi Madani, ex-militant du FLN N°1 du FIS, qui venait de terminer ses études en Angleterre, est en possession d’une autorisation lui donnant droit d’accès à toutes les mosquées du pays pour prêcher, et écarter du champ religieux toute personnalité influente
Mr Abbasi Madani, militant du FLN, qui venait de terminer ses études en Angleterre, est en possession d’une autorisation lui donnant droit d’accès à toutes les mosquées du pays pour prêcher, et écarter du champ religieux toute personnalité influente ou homme de culte sage, le cas du « Cheikh Bel Abbes Othmane » de la ville de Sidi Bel Abbes. « Abassi », sous le regard bienveillant et complice des hommes du parti unique (les rapports des services de renseignement signalant que ces agissements atterrissaient dans les tiroirs de la classe dirigeante). Alors le pays est déclaré impie et pour être musulman, il faut être placé sous le contrôle de cette nouvelle tendance qui développe un projet politique sous l’aspect d’idée religieuse. En utilisant les mosquées, c’est la domination sans faille du corps social. Dira notre confère A.AB.
Le Président de la Republique Chadli Bendjdid, quant à lui entreprend une réforme politique prônant l’ouverture ‘’El Infitah’’, ayant pour slogan « Pour une vie meilleure ». Au cours du congrès FLN de décembre 1985, les débats ont été dominés par cette initiative présidentielle, à savoir « Nous devons répondre à deux exigences, les libertés et le bien être matériel » . Cependant, l’action des dirigeants algériens allait à l’encontre de ces slogans creux comme ils nous ont habitués. En effet, sur le terrain on a constaté que tous les projets industriels tels ceux de GNL.3, usine de pneumatiques à Médéa et le projet véhicule ‘’Fatia’’ à Bouchekif, Wilaya de Tiaret ainsi que d’autres, étaient gelés. Les allocations touristiques ont ruiné le trésor. Une quantité énorme de réserve d’or était vendue. A cette époque on avait parlé de privatisation. Les grandes usines industrielles, devaient à cette période (1985) connaître une restructuration. Des négociations avaient été menées secrètement avec des multinationales pour leur vente, il avait été question de la dissolution des assemblées des travailleurs, L’UGTA s’y est opposé farouchement. Les adversaires de cette malheureuse tentative de changement n’ont pas désarmé, camouflés derrières des dogmes attachés à des privilèges bien concrets, ils gardaient la possibilité par le biais des pesanteurs et des arcanes administratives quant ce n’était par l’usage de la force de vider les lois de leurs sens et d’empêcher l’émergence d’une société civile de plein droit. Tels étaient les adversaires de Mr Chadli qu’on appelle communément « les conservateurs » Plongeant leurs racines si profondément dans le tissu administratif et économique algérien, que chaque pas fait avant par Mr Chadli était compensé par deux pas en arrière. L’intégrisme religieux devait alors être fortifié et bien développé pour être servi entre les conservateurs. Et c’est au vu et su de tout le monde, que deux courants politiques se développent parallèlement celui, véhiculant l’idéal de justice et de liberté prôné par le Président Chadli et le second prônant un retour à la foi, foi qui n’a jamais quitté le pays, pour l’instauration d’un Etat obscurantiste.
Les services spéciaux Français mettaient en exécution le fameux « Plan Bleu » qui a fait explosé Alger d’abord le 5 octobre 1988, que le « Général Nezar » appelé « Chahut d’enfants »
La France, de François Mitterrand à cette époque, protectrice de l’islamisme à la répression si féconde pour les coffres du néo-colonialisme, s’est directement ingéré dans les affaires de l’Algérie, les autres services spéciaux Français mettaient en exécution le fameux « Plan Bleu » qui a fait explosé Alger d’abord le 5 octobre 1988, que le « Général Nezar » appelé « Chahut d’enfants » heureusement que les rapports des services de sécurité notaient clairement la présence d’étrangers dans ce .. « Chahut » du Général !
1989, le regretté « Kasdi Merbah », piègé, il est nommé chef du Gouvernement, dans un Etat sans sous, il fera appel à la planche à sous pour produire des billets de secours, imposer la vignette auto, mais l’histoire retiendra que le regretté Kasdi Merbah lors de l’instauration de la vignette auto, il avait exonéré les véhicules de plus de dix années. Il n’a pas demeuré longtemps, les soit disant communistes, du « PAGS » organisèrent à travers le pays « la grève du couffin » Ironie du sort, le patron des services secrets, à cette époque le « Général Mohamed Betchine », fera irruption dans le bureau de Kasdi Merbah, lui signifiant la décision de mettre fin à ses fonctions du Chef Du Gouvernement. Alors il lancé sa fameuse phrase : « Hna Y’mout Kaci ». Mais quand même le premier patron de la Sécurité Militaire, l’homme fort du pouvoir de Boumediene, céda finalement aux pressions du clan Chadliste, Il partira pour créer un parti d’opposition, mais, il sera lâchement assassiné en 1994.
Le 10 janvier 1992, les amis d’hier du Président Chadli, feront cette fois-ci irruption dans son bureau, pour lui dire : « Hot El Istiqala» Depuis l’histoire est connue, on a enregistré durant plus de sept années de carnage terroriste Cent mille, deux cent mille, trois cent mille morts ! On ne sait pas encore le chiffre exact des morts.
Nous ne devrons pas oublier cette date, c’est la date du commencement du drame qui s’est abattu sur le peuple Algérien, ses séquelles touchent jusqu’à aujourd’hui, une large population par le chômage, la déconsidération pour ne dire Hogra, la « Harga » d’une jeunesse abandonnée, la cherté de la vie, un pouvoir d’achat inadaptable aux revenus de la classe moyenne. Faut-il faire un éloge funèbre avec des accents rageurs- peut être pour contenir d’autres larmes anciennes…Ou alors dessiner la vie quotidienne d’un pays riche, avec une majorité en agonie ?

Aek Ben Brik
Lundi 11 Janvier 2010 - 23:01
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ACTUALITÉ
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